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Pour protéger Port-de-Paix contre les inondations
La saison pluvieuse est synonyme pour la ville de Port-de-Paix
de graves inondations. Les eaux boueuses venant des mornes envahissent les rues
de la ville, les rendant impraticables pendant plusieurs jours. Habitations et
commerces n'y échappent guère. Résultats : d'importants dégâts humains et
matériels. Pour pallier ce problème, des travaux de drainage y sont entrepris,
financés par la Banque Interaméricaine de Développement (BID).
Les travaux de
drainage de la ville de Port-de-Paix, dans le département du Nord-Ouest, ont
débuté au mois d'avril 2009. L'objectif est de protéger la Cité de Charlemagne
Péralte contre les inondations et ainsi amoindrir ses effets sur les
populations.
D'un coût de 10
millions de dollars américains, ce projet est financé par la Banque
Interaméricaine de Développement (BID) et supervisé par le Ministère des
Travaux publics Transports et Communication (MTPTC).
Dans le cadre
de ce projet, plusieurs rues de la capitale du Nord-ouest seront drainées, en
vue de faciliter l'écoulement des eaux vers la mer. Parmi les voies concernées
figurent la rue Notre Dame, la rue Capois, la rue Dessalines, Mornes aux Pères,
Rue du Quai, Rue Geffrard, Rue Laforet, Rue Défilé et Boisrond-Tonnerre. La
plupart de ces zones sont á forte densité démographique.
«Ces travaux
sont d'une grande importance pour la ville de Port-de-Paix, car quand il pleut,
la ville se trouve dans une situation critique », comme le souligne Wilter
Eugene, le Maire adjoint de la ville de Port-de-Paix. Le magistrat relève
également que la mairie collecte près de 400 à 450 tonnes d'ordures par mois. «
Avec ces travaux, le volume des fatras va diminuer, parce que les gens
n'hésitent pas à jeter des immondices dans les rues quand elles sont inondées
», fait-il observer.
Malheureusement,
les travaux ont, quelquefois, occasionné la destruction de certaines
habitations et autres lieux de commerce. Il en résulte un mécontentement chez
nombre de résidents. « Je n'ai pas compris la manière dont ils s'y sont pris
pour faire ces travaux. J'ai été contrainte de quitter ma maison pour habiter
ailleurs, après qu'une bonne partie de celle-ci a été détruite, sans aucun
avertissement », se plaint Mme Rose Marie Colas, une riveraine.
Afin de dissiper
les incompréhensions et sensibiliser les habitants sur l'importance de ces
travaux et leurs enjeux pour l'environnement, une rencontre a été organisée le
vendredi 11 septembre 2009 au Centre multimédia de la MINUSTAH dans cette
ville.
Une occasion
pour Jean Yvon Pierre, le Coordonnateur de l'équipe de Gestion des Travaux,
d'insister sur l'importance de ce projet. Celui-ci a rappelé qu'en 2008, les
Trois Rivières -fleuve qui divise le département du Nord-ouest en deux- avaient
laissé son lit habituel et complètement inondé la ville. Selon Jean Yvon
Pierre, « il est temps de prendre au sérieux le problème de l'environnement et
de réviser les stratégies utilisées au préalable ».
«Former des
comités de quartier pour travailler avec l'équipe en charge de ces travaux est
une nécessité. Cette structure favorisera la participation de la population »,
a-t-il déclaré.
Ces travaux de
drainage de Port-de-Paix vont durer 18 mois. La Mairie de la ville, la BID, le
Ministère des Travaux publics Transports et Communication (MTPTC) et les
membres de la population sont les différentes parties impliquées. Après les
travaux de drainage de la ville, les autorités municipales comptent mettre le
cap sur des travaux d'approvisionnement des populations en eau potable.
Source: United
Nations Stabilization Mission in Haiti (MINUSTAH)
15/10/09
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