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LEUR
DEMOCRATIE
Leur
démocratie c’est d’être au service des esclavagistes depuis 400 ans
Ils disent ne pas vouloir
s’immiscer dans les relations du travail entre les patrons et les salariés
alors qu’à la demande de ceux-ci l’Etat français ampute l’Accord Bino et que lé
zélu léjitim disent ne pouvoir rien faire, parce que c’est la loi. Leur loi, la
loi capitaliste qui consiste à pérenniser l’économie de plantation devant
laquelle ils demandent aux travailleurs de s’agenouiller.
Une démocratie qui consiste à ne pas respecter leurs engagements
et à dépêcher en Guadeloupe des centaines de forces de répression
supplémentaires pour réprimer la population chaque fois qu’elle se soulève
contre leur mépris.
Leur démocratie c’est
leur capitulation devant les multinationales. Après les millions versés par lé zélu
léjitim et l’Etat français à la SARA, à Total, écoutons ce qu’en dit
le conseil municipal de Pointe à Pitre le 2 octobre dernier après avoir reçu
une délégation de LKP : « Il y a là un marché de dupe qui illustre
combien les décisionnaires politiques au plus haut point sont impuissants face
aux lobbies pétroliers. (…) ».
Leur démocratie c’est
décider à la place du peuple de Guadeloupe et tenter de le détourner de ses
intérêts véritables. Avec
leur « Etats généraux », leurs articles 73, 74…, avec leurs
institutions coloniales (françaises et européennes) ils ont déjà choisi
l’Assemblée unique-régionalisation pour le peuple paskè pwésidan a léta
fwansé ja di « Le débat dont nous parlons n’est pas celui de
l’indépendance… » le 26 juin 09 à Petit-Bourg.
Avec leur « congrès et
leur projet de société pour la Guadeloupe », les zélu léjitim
capitulent devant leur responsabilité comme l’explique LKP dans un tract du 14
avril 09 : « …Yo fabriké une représentation politique lâche,
soumise, agoulougranfal de mandats, et plus soucieuse de grappiller des miettes
du pouvoir colonial que du sort des guadeloupéens… ».
Leur démocratie ce
n’est rien d’autre qu’une réorganisation administrative, nouvelle forme de
domination coloniale de la France dans notre pays. Nouvelle forme de domination
directement ordonnée par l’union Européenne et l’organisation Mondiale du
Commerce mettant dorénavant les régions en concurrence entre elles en
démantelant les statuts, les conventions collectives, les lois sociales, les
acquis sociaux, …, en disloquant les nations.
NOTRE
DEMOCRATIE
C’EST LE DROIT DU
PEUPLE GUADELOUPEEN A DECIDER LIBREMENT DE SON AVENIR !
Dans une déclaration le 23 mars
2009 nous écrivions « Les militants de Travayè é Péyizan affirment que
ce qui se passe depuis le 20 janvier est un véritable mouvement de lutte de
classe. La plateforme de revendications élaborée par le collectif Liyannaj Kont
Pwofitasyon avec les masses populaires exprime la volonté du peuple
guadeloupéen d’en finir avec l’oppression sociale et l’oppression nationale.
Il lui appartient de définir la forme, le rythme et les délais de tout
changement ! Et nous réaffirmons que seul le peuple de Guadeloupe peut
dire ce qui est bon pour lui, par ses propres canaux, à travers des instances
qu’il mettra lui-même en place, qu’il construira lui-même ! »
Aujourd’hui avec les
Liyannaj a Pawol organisés par LKP dans les villes, dans les
campagnes, dans les quartiers, le peuple de Guadeloupe est en train de se
frayer son chemin.
Nous poursuivions en disant
« Le mouvement initié le 20 janvier nous démontre aussi que le peuple,
les travailleurs ont besoin à leurs côtés d’élus à leur service, d’élus
responsables devant eux qu’ils peuvent contrôler et révoquer à tout moment. »
Avec l’interpellation des élus
en cours en ce moment, démarche mise en place par LKP auprès conseils
municipaux, le peuple est en train, avec réalisme certes, de franchir un pas en
ce sens.
Avec la mobilisation dans les
rues de Pointe à Pitre à plus de 25 000 personnes le 3 octobre 09 à l’appel de
LKP, précédée de milliers de participants dans les meetings, le peuple de
Guadeloupe est en train de dire à l’Etat français qu’il n’accepte pas le
mépris ; la parole donnée doit être respectée. Pèp Gwadloup ka di
pwofitasyon fini. Ce ne sont pas les centaines de forces de répression
supplémentaires arrivées la semaine dernière qui vont changer quoi que ce soit.
Par cette démonstration le peuple demande aussi aux élus de prendre leur responsabilité.
Ce chemin qui est en train
d’être frayé ne peut être celui des états généraux, ni des articles 73 et 74,
ni de toute autre variante (leur congrès, participation dans les institutions
coloniales sous quelque forme que ce soit) qui, en réalité, permettrait à
l’état français de reprendre la main.
Les militants de Travayè é
Péyizan estiment que poursuivre dans la voie de la construction de ce chemin
pose le problème de la convocation d’une Assemblée du peuple de
Guadeloupe réunissant les délégués de chacun des Liannaj a Pawol, de
toutes les communes, de tous les quartiers, comme expression de la volonté du
peuple travailleur guadeloupéen tout entier.
Ils réaffirment que pour cela
il est nécessaire de disposer d’un outil oeuvrant en ce sens : une organisation,
un parti,…, indépendant des institutions, qui combat pour l’indépendance de la
classe ouvrière, pour l’unité du peuple, pou l’Union libre et fraternelle des
peuples de la Caraïbe.
Travayè é Péyizan [Organisation membre du LKP]
Zabym lè 6 oktob 09
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