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L’homme et
l’arbre
pêché avant d’être sculpté …
L’artiste
redessine le réel en apportant de lui-même dans son œuvre, il diffuse
ainsi la
perception de ce qui l’entoure, sa
conception du monde.
C’est
un regard purement narcissique mais dont la finalité est l’échange, la
rencontre avec l’autre.
Son
travail est solitaire. Une plume, une mèche, un clavier
d’ordinateur,
une vieille machine à taper, un
microphone, un burin, de l’argile ou
plus extraordinairement une tronçonneuse.
C’est
un sculpteur saintanais (Guadeloupe) Alex
Boucaud qui a fait de cet
engin, plus
accoutumé à détruire, scier, couper,
étêter, le prolongement de sa main et de
sa pensée.
Un
sculpteur engagé pour la défense de son peuple, un nationaliste tout en
étant
un universaliste, une posture qui prête à confusion - pour le commun
sans
doute, pour l’artiste non, car étant à la fois profondément en lui et
dans
l’autre.
Une
inclination toute personnelle le porte vers le végétal, une attirance
qu’il ne
serait pas à même de rationaliser, simplement il sculpte le bois. Un
bois
rencontré lors de ses promenades ou rapporté par la mer, un bois ayant
séjourné
dans l’eau salée et devenu autre, qui porté par la vague s’échoue sur la plage ou bien le
tronc
d’un arbre ou une branche mis à bas par un fort vent cyclonique.
Là
où le verbe fut à l’origine du monde, l’inspiration naît de la
rencontre de
l’homme et du végétal sans qu’aucune parole ne fut prononcée. Une
osmose se
crée et l’œuvre de création commence. La forme du tronc assigne
l’œuvre, elle
détermine la sculpture créée.
L’artiste privilégie les
masques et statues. La tronçonneuse entaille le bois, elle
anthropomorphise le tronc de l’arbre
mort, qui devient une œuvre surréaliste, sa matérialité même change
comme son
aspect, ce n’est plus un bois, un tronc ; il est devenu une œuvre
d’art.
L’imaginaire du
sculpteur s’inscrit dans des
représentations de l’art africain sous certains aspects et de l’art
amérindiens. Je ne le qualifierai pas de primitif, mais d’art
totémique, car
dès apostées, la statue symbolise l’ancêtre éponyme et
offre une protection, cette magie
perceptible par l’œil. Nos sensations sont la prière qui nous vaut le
don.
Le sculpteur joue sur les
configurations du bois, évide le tronc, donne
des formes éclairant la statue et permettant à
la lumière de la
traverser ou de se refléter pour nous offrir comme un jeu d’ombre.
Une des statues au regard
émerveillé donne à croire qu’il est un
être habité par des peurs, mais conserve une posture fraternelle.
Certaines œuvres
s’octroient une impression de massivité, elles
sont brutales, d’autres élongées, presque
fluettes, les statuettes
surréalistes ont des lignes épousant l’obliquité, elles sont affilées,
parfois
presque tranchantes, toutefois la production du sculpteur n’est pas
uniforme,
le sens n’est univoque.
Si nous pouvons lui
assigner une géographie, nous ne pouvons la figer dans une seule et
unique
émotion.
Evariste
Zephyrin
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Exposition de Jean Michel Loutoby
« Primitisme »
Vernissage de l'exposition de
Jean Michel Loutoby « Primitisme » mardi 06 octobre 2009 à 19h00 à
Exposition permanente du 07 au 17 octobre du lundi au vendredi de 07h30 à 13h30
lundi et jeudi de 14h30 à 17h00 à l'Office Municipal de la culture et des
loisirs du Robert Bd Henri Auzé.
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Ni un ni deux : Un regard sur le
monde - One look on the world
Kiltirel
: « - Une
chevelure imposante symbolisant la force.
- Des yeux avides de connaissance, de richesses culturelles,
échanges et un
regard vers l'avenir...
- Une Grande bouche dans lequel, la langue représente une percussion :
le
" kA "... " Communication"... »
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