Le blaireau
Je fais une
courte pause en revenant du jardin où
j’ai dû enlever des herbes et assouplir la terre qui avait été tassée par
les fortes pluies. J’en ai profité pour cueillir
des courgettes, des tomates et des oignons qui me serviront pour le repas de midi ;
ça me coûte beaucoup d’effort pour
cultiver ces légumes, mais ils nous offrent la possibilité d'avoir une alimentation de qualité, biologique, d'avoir des légumes frais du jardin avec toutes
leurs vitamines et protéines.
Je te raconte
une petite histoire, depuis le mois de mars dans un coin du potager, une bête s’évertue à
faire un trou en forme d’entonnoir d’une quinzaine de centimètres, tant de profondeur que de largeur, à maintes
fois je l'ai rempli de terre, rien à faire, un ou deux jours après, il est de nouveau creusé exactement au même
endroit.
Il était clair à
mes yeux que ce trou ne pouvait pas
avoir été fait par un chat, eux, ils rebouchent leurs trous et changent d’endroit régulièrement. Ce n’était non plus pas l’œuvre d’un chien, il ne fouillent pas des trous si petits ni si réguliers.
A la longue Je déduisis que ce trou n’avait être pu creusé que par un blaireau...
Il y a quelques jours, je vais voir le trou, il est plein de fientes, riches en noyaux, probablement
de Prunus laurocerasus, le
laurier-cerise.
Puis nous avons eu de fortes pluies, le
trou s’est rebouché de lui-même, le jour suivant le blaireau l’avait de nouveau refait et
déféqué dedans.
Hier j’ai
profité pour tenter de fermer les accès de ce coin du jardin, mais pendant la nuit le blaireau a
recreusé trou à 1 mètre de distance du premier, au milieu de
mes têtes de salade.
Maintenant, je suis certaine qu’il s’agit d’un blaireau !
j’ai un petit
livre, il permet de reconnaître la présence d'animaux sauvages par les traces
qu’ils laissent, dedans j’ai trouvé la description des latrines que les blaireaux
excavent...
Que faire, mon grand-père n’aurait pas tergiversé, il l’aurait chassé et l’aurait mangé, mais ça
n’est plus dans nos habitudes, donc il faudra le laisser faire et espérer qu’il
ne devienne pas trop famélique et commence à manger le maïs, le raisin que nous
cultivons, donc qu’il se contente des
fruits sauvages et nous mange les limaces et les insectes nuisibles, il
pourrait même être utile.
J’aimerais le voir et trouver son terrier mais c’est
un animal nocturne assez craintif.
Photo F. Palli
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