Revirement des rémanences
Ton corps drapé d’un élan
Tu viens les bras ballants
Dans un bruissement de temps
Sur le chemin à pas lent
Vois-tu !
Mon cœur n’a pas changé
Mon odeur n’a pas changé
Ma chaleur n’a pas changé
Ma valeur n’a pas changé
Conviens,
Ton départ oblitéra mes jours
Pendant ton si long séjour
Il n’eut pas de vie, il n’eut pas de nuit
Juste des envies et un colligé d’ennuis
Tu reviens !
Ton regard est-il clément ?
Tes mains sont-ils cueillants ?
Tes désirs sont-ils feuillants ?
Ton corps est-il chantant ?
Regarde-moi et dis-moi
Malgré la marche des saisons
Te suis-je en fleuraison
Malgré le défilé d’heures
Suis-je dans tes heurs ?
Je ne sais, mais…
Ce matin je feuillète ma foi
Les yeux éteints je cherche ma voie
Ce lendemain je ris de ma joie De ma main, je couvre tes émois
Je t’en prie, ne me dis pas,
Notre temps est passé dans un
voltigement mélodieux
Qu’il est trop tard comme un clignements miséricordieux
Oh mon Dieu ! Je t’en prie ne me dis pas adieu.
Ouvre tes bras et accepte mon verbe radieux
Evariste
Zephyrin
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