L’île de
Santo Antão, après celle de Santiago, est la plus grande île de l’archipel du
Cap Vert, elle s’étend sur 43 km de long pour 23 km de large. C’est l’île plus
accidenté et, après Fogo, la plus élevée (Tope de Coroa 1979 m)[1]. Son relief, qui forme
une barrière continue à plus de 1400 m d’altitude, arrête les nuages arrivant
du nord-est, ainsi le versant sud est très aride (moins de 300 mm de pluie par
an) tandis que le versant nord est assez bien arrosé (plus de 900 mm par an).
Le
deuxième jour de notre séjour à Santo Antão, un ami de notre guide nous déposa
au bord du cratère de Cova, à la forme ronde presque parfaite; dans le fond du
cratère les paysans font pousser du maïs, pois, du tabac, des légumes etarbres fruitiers.
À
peine descendus dans le cratère nous remontions de l’autre côté pour prendre un
sentier muletier très escarpé qui descend vers la Ribeira[2]
de Paúl, une flore endémique (les trois premières photos) surprenante nous accompagne
jusqu’aux premières terrasses cultivées.
La
culture principale est celle de la canne à sucre qui sert à produire un
distillé appelé grogue.
Tous
les flancs de la Ribeira sont terrassés jusqu’à l’océan, un groupe d’hommes
était en train de refaire un des murs en pierre, d’autres s’occupaient de
l’irrigation, ils doivent ouvrir et fermer des canaux appelés levadas qui servent à distribuer l’eau
partout.
Des
femmes portent sur leur tête des lots de cannes de 20 kilos vers le «curral»[3]
gravissant avec beaucoup de difficulté la route
pavées.
Les
cannes sont ensuite broyées avec des presses, «trapicho», constituées de trois cylindres qui écrasent et
pressent les cannes à sucre, il y a encore des presses qui fonctionnent grâce à
la force de bœufs ou de mulets, puis le jus
frais est mis dans des grands tonneauxoù a lieu la fermentation qui dure quelques semaines, enfin il y a la
distillation dans des alambics plus ou moins artisanaux.
Les
feuilles des cannes servent à couvrirent les toits des maisons .
Sur
les terrasses les gens cultivent aussi des légumes, des racines, des bananiers,
des caféiers, des pommiers et beaucoup d’autres sortes d’arbres à fruits.
Partout,
il y a un tas d’enfants, ils aident selon leur âge, ils semblent quand même
heureux mais leur vie est très dure. Nous en avons vu qui transportaient des
pierres assez lourdes pour hommes en train de construire des murs.
Des
enfants en partie pieds nus, avec l’aide de petits ânes passent leurs journées
à remplir des bidons d’eau et à l’apporter dans les champs cultivés dans le
cratère.
Sans
l’attention et la persévérance des habitants, les terrasses s’effondreraient
plus ou moins rapidement, l’eau coulerait rapidement vers l’océan par le chemin
le plus court et la montagne deviendrait en peu de temps stérile.
[3] Curral: endroit où se trouve
la presse à canne à sucre
Le Cap-Vert l'archipel des temps modernes
L'archipel du Cap-Vert se trouve dans l'océan Atlantique, au large des côtes du Sénégal,
de la Gambie et
de la Mauritanie.
L'archipel se divise en deux séries d'îles :
au sud les îles de Sotavento (Brava, Fogo,
Santiago et Maio)
et au nord les îles de Barlavento (Boa Vista, Sal,
São Nicolau, Santa Luzia, São Vicente et Santo Antão). Sal est la plus fréquentée. Le
Cap-Vert bénéficie de trois aéroports internationaux : l'aéroport Amílcar
Cabral sur l'île de Sal, depuis le 1er novembre 2005 l'aéroport Francisco Mendes sur l'île de
Santiago et depuis le 31 octobre 2007 l'aéroport international sur l'île de Boa
Vista. Praia, la
capitale administrative se trouve sur l'île de Santiago, la plus vaste de
l'archipel.
Les îles sont toutes d'origine volcanique,
c'est sur l'île de Fogo (île du grand volcan) que se situe le point culminant
2 829 m : le Pico do Fogo dont la dernière coulée de lave ne date
que de 1995. La
plupart des îles ont un relief escarpé et sont couvertes de cendre volcanique
pauvre en végétation. Le climat y est chaud et sec, avec une moyenne des
températures située entre 20 à 25°C. Durant les mois de janvier
et février l'archipel subit l'influence des tempêtes de
sable venu du Sahara.
Le volcan Fogo possède une caldeira en arc de cercle d'environ 8 km de diamètre.
Les données actuelles précisent qu'elle a subi un effondrement de près de
800 m il y a 250 000 ans. Cette caldeira récupère les eaux pluviales à la
saison des pluies. Ces eaux sont absorbées par le sol très poreux et s'écoulent
en sources au bas de la montagne, pratiquement au niveau de la mer ce qui rend
très difficile leur récupération. Cependant des forages ont permis d'obtenir de
quoi alimenter des citernes.
Les îles du Cap-Vert restèrent inhabitées jusqu'à
l'arrivée des explorateurs portugais en 1456 et à la fondation
de Ribeira
Grande (Cidade Velha) en 1462 sur l'île de Santiago. Colonie portugaise jusqu'en 1975, l'histoire du
Cap-Vert est marquée par deux périodes de prospérité, au XVIIe siècle
grâce au commerce des esclaves, puis à la fin du XIXe siècle
qui vit l'ouverture des lignes transatlantiques. Entre deux, les sécheresses
chroniques dues à la déforestation provoquèrent des famines, accentuées par
l'absence d'aide alimentaire.
À partir de 1956, les
indépendantistes du Cap-Vert et de la Guinée-Bissau,
autre possession portugaise en Afrique de l'ouest, s'allient pour former le Parti
africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). La
Guinée-Bissau obtient son indépendance en 1974 et le Cap-Vert
l'année suivante. Il était alors question d'une unité entre les deux pays,
projet abandonné après le coup d'État en Guinée-Bissau
de 1980. Le Cap-Vert
vécut sous un régime d'inspiration socialiste jusqu'en 1990, avec le Parti africain pour
l'indépendance du Cap-Vert (PAICV) pour unique parti. Le pays s'ouvrit au multipartisme
en 1990. Le 23
juillet 2008, l'Organisation mondiale du commerce
(OMC) accueille le Cap-Vert qui devient alors le 153e pays membre.
Pauvre mais relativement bien aidé, le Cap-Vert est désormais considéré comme
un bon élève des organismes internationaux d'aide au monde en développement.
Finalement après un an, la pluie
est arrivée, les enfants dansent et sautent dans les flaques, la Ribeira
Grande est pleine, la mer est jaune....et le biotope va boire.....les
animaux aussi.
Et puis d'ici quinze jours l'herbe va pousser, l'île
deviendra verte, sauf Viana évidemment, pour offrir aux visiteurs sa plus belle
parure.
Ici sur São Vicente, on vient de
sortir à l'instant d'une méchante tempête: 3 minutes de crachin.
Ben enfin la pluie dans les îles,
déjà par rapport au retard pris de l'année dernière, içi aussi sur Praia plus précisément
sur l'île de Santiago se fut une pluie sauvage si je peux m'exprimer ainsi, très
tôt le matin et cela risque de reprendre dans la soirée ou demain car le ciel
n'est pas tout á fait dégagé, mais bon j'espère qu'on rattrapera ce retard avec
beaucoup de pluie par semaine.
Il tombe une pluie fine sur les hauteurs.
J'aimerai que l'administration capverdienne soit aussi bien ressentie de la
population (douane); lorsque l'on remarque que les coûts de la semence et du
grain sont deux à quatre fois plus élevés qu'en Europe, il y a de quoi ce poser
des questions. Dire que le gouvernement favorise le domaine agricole et que
l'administration s'en fou complètement; c'est à se demander qui dirige le pays.
Finalement que ce soit MPD ou autres, cela n'est d'aucune importance. C'est
bien un ex Ministre français qui a écrit un ouvrage: Les Ministres passent, les
fonctionnaires restent ...