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Les
évêques africains dressent un réquisitoire contre les dirigeants politiques et
dénoncent les faiblesses de l'Eglise
Photo : Evariste Zephyrin
En
trois semaines, le synode sur l'Afrique, qui s'achève samedi 24 octobre à Rome,
a pris des allures de réquisitoire contre la gouvernance des responsables
politiques locaux et les faiblesses de l'Eglise sur place. Dans une
synthèse de leurs travaux de ces dernières semaines, les pères synodaux ont
fermement demandé, vendredi, aux responsables politiques catholiques africains
de se comporter comme des "saints" pour le bien de leurs
peuples ou de quitter leurs fonctions ; ils ont aussi interpellé les non-catholiques,
les puissances étrangères et leur propre clergé. Au fil de leurs
interventions et, tout en reconnaissant à l'Eglise catholique une croissance et
un dynamisme réels, les évêques africains, se sont montrés particulièrement
sévères envers leur propre institution ; ils ont critiqué des pratiques qui,
selon eux, mettent en péril la crédibilité de l'Eglise sur place. "Il
faut avoir le courage de dénoncer ce qui est mal au sein de l'Eglise",
a lancé Polycarp Pengo, l'archevêque tanzanien de Dar es-Salaam. Il a ainsi
fustigé "l'autoritarisme, le tribalisme et l'ethnocentrisme"
de certains responsables d'Eglise, engagés aux côtés de partis politiques,
tandis qu'un de ses confrères déplorait "l'implication des prêtres dans
la corruption". Inquiet des
pratiques culturelles "occultes" de certains membres du
clergé, un évêque nigérian a aussi estimé que "les libations, le culte
des ancêtres, les sacrifices offerts aux idoles et aux dieux ne sont pas
compatibles avec le message de l'Evangile". Il a appelé le
synode à réfléchir à une meilleure formation des séminaristes et des prêtres.
Quant aux fidèles, attirés par les "sectes" pentecôtistes qui,
à coup de "millions de dollars" leur proposent des "solutions
rapides à leurs problèmes", ils ont été invités à "développer
une spiritualité équilibrée". "Ces groupes souvent agressifs
parlent de l'Eglise catholique comme d'une Eglise morte", s'est
inquiété Mgr Martins, du Nigeria, qui a proposé "l'instauration de petites
communautés chrétiennes" pour que les fidèles s'y sentent reconnus et,
le cas échéant, aidés. Les évêques ont
aussi invité les religieux qui ne respectent pas toujours leur engagement de
pauvreté et de célibat, à "se rappeler que les offrandes apportées par
les fidèles ne sont pas destinées au seul clergé mais aux pauvres et à l'Eglise
en général". En Afrique, il n'est pas rare que des prêtres ou des
évêques gèrent une entreprise commerciale. Avec constance,
les évêques ont également mené la charge contre les responsables politiques et
leur mauvaise gouvernance, "cancer qui dévore le continent",
selon les termes d'un évêque kenyan. L'archevêque de Dakar (Sénégal),
Théodore-Adrien Sarr, a dénoncé "la corruption des dirigeants africains
qui accordent des avantages et des profits démesurés aux multinationales au
détriment de leur pays, les conflits armés fomentés par les marchands d'armes
et le pillage des ressources naturelles". L'un de ses
confrères tanzaniens a déploré que les hommes politiques considèrent leur
élection comme un "permis de voler", dénonçant au passage les
gouvernants qui "croient en la sorcellerie, la superstition et
l'occultisme". Par ailleurs,
même si la période coloniale est aux yeux de ces évêques largement dépassée,
l'influence de la "pensée unique" de l'Occident est
copieusement fustigée. Elle aurait des influences "nocives"
sur la famille et le mariage, et favoriserait, entre autres, l'avortement,
l'homosexualité et "une confiance irréaliste en l'efficacité du
préservatif" dans la lutte contre le sida, laquelle passe surtout,
selon eux, par la fidélité et l'abstinence. Ce sujet avait fait polémique lors
du voyage du pape Benoît XVI en Afrique, lorsqu'il avait déclaré que
l'utilisation du préservatif "aggravait le problème " de la
pandémie. Egalement inquiets
de la vague d'émigration qui touche l'ensemble du continent, les évêques ont
estimé que les solutions, notamment la lutte contre la pauvreté, sont à
rechercher sur place : "Nous nourrissons l'espoir de susciter chez les
Africains subsahariens un sursaut ou une renaissance de l'homme noir",
a déclaré le cardinal sénégalais. Il a appelé les gouvernants à prendre en main
"le destin de leurs peuples". Les pères
synodaux devaient remettre à Benoît XVI une série de propositions concernant
les actions spécifiques de l'Eglise en Afrique. Stéphanie
Le Bars Rubrique Religion et Divers |
Le visage du premier européen moderne d'il y a 36000 ansDes piqûres à ses bienfaits… c’est l’ortieDans
l’ortie… tout y est bon ! Les feuilles, la tige, les racines... Seules les
sommités fleuries ne semblent pas vraiment retenir l’intérêt des
phytothérapeutes. Mais les coiffeurs s’y intéressent pour leur capacité,
paraît-il, à lutter contre la chute des cheveux ! Quant
aux feuilles et racines, elles sont riches en sels minéraux, en vitamines et en
flavonoïdes. Diurétiques, elles auraient aussi des propriétés hémostatiques.
Riches en tanin, les racines seraient enfin bénéfiques contre les troubles de
la formule sanguine et certaines formes d’anémies.
Mais les feuilles, chacun l’a remarqué en
passant près d’une touffe d’orties, contiennent également de grandes quantités
d’histamine et d’acétylcholine, les substances qui provoquent les
« piqûres » d’orties ! C’est leur présence, aussi, qui expliquerait
les nombreuses autres propriétés qu’on lui prête : cholagogue c’est-à-dire qui
favoriserait l’élimination de la bile, antirhumatismale et antigoutteuse à
cause des sels minéraux dont elle est très riche. L’ortie dioïque serait
également reminéralisante et reconstituante. Elle est donc recommandée en
décoction dans tous les états de fatigue, l’anémie, la goutte et les affections
rhumatologiques comme les rhumatismes ou l’arthrose.
Violente tempête de sable rouge à SydneyUne énorme
tempête de sable rouge a fortement perturbé mercredi la vie des habitants de
Sydney, la plus grande ville australienne. Le pays doit également faire face à
des incendies dans le Queensland, alors qu'il vit une période de temps chaud et
sec.
A Sydney, voitures et immeubles étaient recouverts
d'une couche de sable et de poussière rouge, venus du désert. Le vent violent a
entraîné des retards dans les aéroports et le service de ferries dans le port
de Sydney a été suspendu. Ciel rouge
Sous un ciel rouge, les habitants devaient se
couvrir le visage de masques pour se protéger. Les autorités ont conseillé aux
enfants et personnes âgées de rester à la maison. Grêle et
incendies
Ailleurs, dans l'Etat de Nouvelle Galles du Sud,
dont Sydney est la capitale, des grêlons de la taille de balles de cricket se
sont abattus alors qu'une tempête soufflait mardi.
Plus au nord, l'Etat du Queensland était aux prises avec des incendies qui se
sont déclarés dans le bush à la suite d'une longue période de sécheresse. Tout
allumage de feu y a été interdit. L'Etat de Victoria a enregistré mardi deux
légers séismes (de magnitude 3,0 et 2,6) qui n'ont fait aucun dégât. Victoria
était en même temps touchée par des pluies diluviennes et était en état
d'alerte face à de possibles inondations
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