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La croix
de Jacob # 1
Mardi
dernier, 22/09/2009, un choix difficile : sur Canal +, “Bataille à
Seattle”, une fiction qui se déroulent pendant le sommet de l’OMC en 1999, à
Seattle, sommet durant lequel se sont affrontés les militants anti-OMC et la police.
Sur France Ô, “ Jacob’s cross”, une série tournée
en Afrique du sud, et sur France 2 “Apocalypse” .
“Apocalypse”
: la deuxième guerre mondiale en version colorisée d’archives inédites. Le
documentaire se présente comme “La véritable histoire de la deuxième Guerre
Mondiale pour que les générations se souviennent de l’Apocalypse”. Dès la
diffusion des deux premiers épisodes, le 08/09, je m’étais précipité face à mon
téléviseur, m’attendant, qu’enfin on donne aux nègres et autres indigènes venus
défendre et libérer la France, telle qu’ils l’aimaient, libre, égalitaire et
fraternelle. Mais dès le premier épisode, mis à part la revanche sur le France
et venger l’humiliation de 1914-1918, cette guerre mondiale, qui “aura fait 50
millions de morts” n’aura eu qu’un seul but, celui d’un “antisémite
pathologique”. Nous apprendrons plus tard qu’il n’était pas le seul : Henri
Ford, le constructeur automobile, de nombreux nazis étatsuniens cautionnés de
fait par Charles Lindbergh et son “America
first”, nazis anglais et leur leader un certain Oswald Mosley, sans oublier
l’ambassadeur étatsuniens à Londres Joseph P. Kennedy, pro-allemand,
et la collaboration du gouvernement de Vichy, l’Italie de Mussolini, l’Espagne
de Franco, les ukrainiens “souvent antisémites”, les extrémistes de
droites Hollandais, Danois, Belges, jeunes français de la LVF (la Légion des
Volontaires Français)
Quant aux nègres, de ces deux premiers
épisodes on gardera une image “filmé(e) avec une complaisance malsaine” par les
allemands, se battant pour récupérer un morceau de la chèvre qu’ils viennent
d’égorger “montrant la dégénérescence des français obligés de se battre avec
leurs esclaves”. Nous apprendrons quand même qu’ils furent 3 000 à être
fusillés. A ceux-ci, il aurait fallu ajouter ceux qui sont morts au combat,
venus de leur colonies d’Afrique, ou des lointaines Antilles par leur propres
moyens, dissidents de la France coloniale pétainiste.
Comme
par miracle. De Gaulle, dans l’épisode 4, “dispose d’une petite armée en
Afrique dirigée par le Leclerc”, mais rien sur le gouverneur nègre, Félix Éboué, qui lui a ouvert les portes du Tchad. Et
pourtant, en faisant attention, au moment où le commentateur parle de Leclerc,
on peut voir que tous les soldats qui défilent sont à l’image du gouverneur. La
BBC, le 6 avril 2009, nous appris que les deux tiers de FFL étaient
nègres. De Gaulle qui salue la troupe
nègre en Afrique, demandera clairement une troupe française pour libérer Paris,
mais les nègres représentaient 65% des FFL. L’Angleterre a accepté cette
discrimination, les États-Unis n’acceptaient pas que les nègres américains
luttent à côté des blancs et avaient mis dans des camps tous ses ressortissants
d’origine japonaise. Bref le Haut Commandement allié ne voulait que des blancs
pour l’image de la victoire . Ceux qui rentreront dans Paris
avec Leclerc seront ne seront pas tous français, mas ils seront blancs.
Cette
“véritable histoire de la Deuxième guerre mondiale”, expliquée comme ayant pour
unique but la destruction des juifs, aura donc été mené contre le racisme par
des racistes ?
Puisque
ce documentaire remarquablement réalisé techniquement, avec un texte excellent,
a été fait “pour que les générations se souviennent”, nous ne serons donc pas
surpris, si un futur président de la République déclare que l’homme africain n’est
pas entré dans l’Histoire et qu’il n’y a pas de place dans sa tête pour l’idée
de progrès.
La
croix de Jacob # 2
Un choix difficile ce mardi, 22/09/2009,
un choix difficile : sur Canal +, “Bataille à Seattle”, une fiction qui se
déroule pendant le sommet de l’OMC en 1999, à Seattle. Sommet durant lequel se
sont affrontés les militants anti-OMC et la police. Sur France 2 “Apocalypse”
et sur France Ô, “ Jacob’s cross”, une série tournée en Afrique du sud. J’ai
choisi de m’intéresser à cette “Croix de
Jacob”.
J’allais enfin voir, dans une série télévisée
tourné en Afrique, des gens qui me ressemblent et qui ne sont pas cantonnées
dans des rôles de faire-valoir, ou exceptionnellement importants, et je n’ai
pas été déçu.
Sur un fond de jazz d’Afrique du sud, “Jacob’s
cross”, série de 2007, sur les magnats du pétrole se disputant les ressources
africaines, raconte l’histoire de l’homme d’affaires sud-africain, Jacob
Makhubu, dans son aventure pour créer un empire totalement africain, aussi
puissant que ceux des États-Unis.
Jacob qui se croyait fils d’un dissident
sud-africain, apprend qu’il est celui d’un nigérian, le Chef Aboyami,
propriétaire d’une holding (pétrole, hôtels, entreprises de construction). Ce
dernier lui propose de prendre la direction de la holding. Sous le choc crée
par sa nouvelle paternité, Jacob refuse , puis hésite et finit par accepter, ce
qui aussitôt fait du fils de la première épouse du Chef, son ennemi jusqu’à
vouloir assassiner son père avant l’annonce de la nomination de Jacob. Le père
sauvé par la fille aînée, fait promettre à celle-ci d’aider Jacob.
Face à Jacob se trouvent aussi toutes les
compagnies qui veulent faire main basse sur la pactole africain. Toute la
difficulté pour Jacob sera de créer cet empire tout en conservant l’unité de la
famille. Comme dit de façon ironique, son ami blanc, qui lui aussi a repris
l’entreprise familiale, il y a moins d’épouses dans son conseil
d’administration.
Cette série s’annonce comme digne
d’intérêt par la peinture d’une Afrique dynamique, inscrite dans la
mondialisation, dont le protagoniste veut jouir des plaisirs de la jet-set
internationale, mais sans perdre son identité et son âme.
Dans les épisodes 1 et 2 diffusés le
22/09/2009 sur France Ô, les personnages sont mis en place : Jacob Makhubu, son
frère ; Andile Makhubu qui sort de prison et n’a pas connu l’exil au Nigéria,
marié, mais sa femme , Busi, ne veut plus vivre avec lui ; sa mère Thembi
Makhubu, chanteuse de jazz ; Lerato, la petite amie du héro, peu appréciée par
la mère ; Prospero Brand, blanc d’Afrique du sud, partenaire en affaires et
ami. De l’autre côté le Chef Aboyami, son fils Bola, ennemi déclaré de Jacob,
mais aussi de sa sœur Folake, qui ne peut succéder à son père parce que c’est
une femme.
Comment Jacob va-t-il s’en sortir… s’il y
arrive ? La première saison sur 3 est diffusée par deux épisodes sur France Ô,
le mardi à 20:35.
J.E.L. –
source
29/09/2009
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