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REFORME
DU DROIT
DES MIGRANT(E)S

UNE
ATTAQUE SANS
PRECEDENT !
Nous
refusons le projet de loi CESEDA que prépare le
gouvernement sur l’immigration !
La
nouvelle réforme du Code de l’entrée et du séjour
des
étrangers et du droit d’asile (CESEDA) conduit à une
négation radicale des
droits fondamentaux de la personne. Elle restreint
encore plus radicalement le droit au
séjour pour les familles,
les conjoints, les enfants, de toutes celles et ceux qui construisent
leur vie
en France. Elle entérine la quasi-disparition de cet outil
d’« intégration » qu'était la carte
de résident. Elle s’attaque au
séjour des malades étrangers.
Si ce projet est adopté, il ne fera pas bon s’aimer entre
Français-e-s et étranger-e-s, vouloir vivre avec sa
famille ou avoir des
enfants. Pour ceux-là, la multiplication sans fin des conditions
rendra
l'espoir de la régularisation bien vain.
Le projet
s’inscrit délibérément dans une perspective
utilitariste. Le gouvernement affiche sa volonté d’aller piller
les capacités
et talents dans le monde. Ne sera « acceptable » que l’étranger perçu comme
rentable
pour l’économie française. Quant aux
autres, ni leur situation personnelle, ni leur situation familiale ne
leur
conféreront désormais des droits, au point que les
régularisations deviendront
quasiment impossibles. Ce projet crée une nouvelle
catégorie de travailleurs
étrangers dont la durée du séjour est
limitée au bon vouloir de leur patron. De
plus, la suppression du droit à la délivrance d’un titre
de séjour, pour les
étrangers présents depuis au moins dix ans en France, les
condamne à
l’irrégularité perpétuelle. Le projet
sélectionnera également beaucoup plus
l’entrée des étudiants étrangers.
Quant
aux étrangers en situation régulière, le droit de
vivre en famille devient un
exploit : le gouvernement prévoit de durcir les conditions du
regroupement
familial (ressources, logement, avis du maire sur
l’« intégration »
de la famille). Il jette la suspicion sur les pères
étrangers d’enfants
français, qui devront justifier de leur paternité.
A lire le
nouveau projet gouvernemental sur l’immigration,
pour espérer obtenir et conserver leur titre de séjour
les étrangers devront
cumulativement être « bien
intégrés », bien vus par le maire de leur
commune, en bonne entente avec leur conjoint, appréciés
par leur patron,
disposant d’un bon salaire et d’un grand logement.
Sachant
qu’une réforme du droit d’asile devrait largement réduire
les conditions
d’octroi du statut de réfugié, c’est l’ensemble des
droits des étrangers qui
est en danger. Il est de la responsabilité de chacun d’entre
nous de réagir. En
stigmatisant les étrangers, le gouvernement tente de nous
opposer les uns aux
autres et il brade les libertés fondamentales.
Nous
appelons donc à nous mobiliser contre la réforme CESEDA
qui, si elle était
adoptée, ferait des étrangers en France, réguliers
ou irréguliers, une
population de seconde zone, privée de droits,
précarisée et livrée pieds et
poings liés à l’arbitraire du patronat, de
l’administration et du pouvoir.
Uni(e)s
contre une
immigration jetable
Premiers signataires :
ACORT,
ADDE, ALIF, les Alternatifs,
Alternative Citoyenne, Alternative Libertaire, Anafé, ATTAC
Campus, ATTAC Paris
9-10ème, ATMF, Autre Monde, CEDETIM, COMEDE,
Comité Ivryen de
Vigilance Contre le Racisme et pour l’aide aux sans papiers, CGT,
Coordination
93 de lutte des sans papiers, Coordination des AMF d’IDF, Comité
action
logement, COPAF, Droits Devant, FASTI, FTCR, FSU, la
Générale, GISTI, Habitat
Santé Développement, Initiatives et Actions Citoyennes
pour la Démocratie et le
Développement, LCR, LDH, MRAP, MJS, Migration Santé, No
Vox, PCF, PCOF, RACORT,
Réseau Chrétien Immigrés (RCI), la Santé
n’est pas une marchandise, Survie,
Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Sud
Education, UEAF,
UTIT PdIDF, UNEF, les Verts
à
confirmer CIMADE, Interassociative lesbienne, gaie bi et trans
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