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Actions judiciaires: Procès FINKIELKRAUT


 

Poursuivi par le COFFAD et le MNH, deux associations de défense de la mémoire des filles et fils d'africains déportés, M. Finkielkraut - philosophe médiatique et enseignant à l'école polytechnique de Paris - était attendu à la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris pour être entendu sur les propos qu'il a tenus dans une émission de RCJ, la radio de la communauté juive.

L'audience a commencé avec une heure de retard car la cour attendait M. Finkielkraut, qui visiblement assume difficilement ses responsabilités devant les tribunaux. Le prévenu s'étant porté absent, Me Philippe Missamou, l'un des avocats des associations (COFFAD et MNH), a commencé sa présentation en déplorant la brillante absence de M. Finkielkraut qui, a t-il dit, préfère se "pavaner" dans les média au lieu de venir s'expliquer devant les tribunaux de la république.


Me Missamou a ensuite présenté ses clients, puis qualifié les faits qui sont reprochés à M. Finkielkraut et aux Responsables de la radio RCJ.

Une foule nombreuse dans la salle écoutait attentivement l'avocat lorsqu'il a repris les termes insoutenables que M. Finkielkraut avait développés dans l'émission à laquelle il participait ce jour du 6 mars 2005.


Le délit

Dans cette émission intitulée "Qui vive" et diffusée par la radio de la communauté juive, le philosophe-enseignant-écrivain-omnimédia a d'abord qualifié le public des spectacles de Dieudonné en Martinique de "foule surexcitée", avant de traiter la population antillaise
entière "de victime de l'esclavage vivant aujourd'hui de l'assistance de la métropole."

Monsieur Finkielkraut, qui n'en est pas à son premier outrage a maintes reprises inondé la presse française et israélienne de déclarations négrophobes et négationnistes sur la traite négrière et la déportation des africains.

La suite du procès

Après avoir écouté longuement Me Missamou, le président du tribunal a regretté l'absence du prévenu et a ensuite demandé à la défense de se présenter.

Contrairement à M. Finkielkraut qui a brillé par le mépris qu'il voue à l'autorité judiciaire, les Responsables de la radio RCJ absents eux aussi, se sont fait représenter par leurs avocats.

Le tribunal a donc enregistré leur déclaration, puis fixé l'audience de jugement au 7 novembre 2006.

Cette décision a été accueillie bruyamment par une audience exaspérée et ayant le sentiment que la République n'est pas attentive à sa souffrance.

Certains responsables et journalistes de la presse politique ont aussi manifesté leurs inquiétudes, à l'instar de ce Directeur d'un hebdo politique national qui adressa à son voisin "Alain a porté un lourd préjudice à notre communauté".

La foule a ensuite évacué les lieux, digne dans sa souffrance, mais résolue à soutenir ses porte-voix.

La conférence de presse

A l'issue de l'audience, les avocats du COFFAD et du MNH, regroupés dernière Me Missamou, se sont adressés à la presse. Me Missamou a exprimé le sentiment des plaignants en déclarant qu'il trouvait la nouvelle date conforme à l'esprit de la loi et au code de procédure en vigueur.

Il a ajouté qu'il faisait confiance à la justice et a invité M. Finkielkraut à partager ce sentiment en étant plus respectueux des lois républicaines et en venant s'expliquer devant ceux qui jugent au nom des français au lieu de se pavaner dans les média.

Mè Missamou s'est ensuite adressé à la foule qui s'était mobilisée pour l'occasion et pour laquelle la décision du tribunal correctionnel de fixer la date de l'audience au 7 novembre 2006 semblait injustifiée. Les Responsables du COFFAD et du MNH leur ont demandé de faire confiance à la justice et de rester mobilisés et solidaires.

Les « troublions »

Un « troublion » sioniste, se déclarant proche d'Alain Finkielkraut, s'est agité hors de la salle d'audience sans grand écho. Les reporters du MNH ont souhaité lui donner les moyens d'exprimer sa violence autrement que par l'outrage et l'invective.

La mobilisation porte ses fruits

Par la voie de sa Présidente, Le M.N.H remercie vivement les membres et les sympathisants qui se sont manifestés très nombreux cette après midi. "Nous les encourageons à rester mobilisés solidaires dans ce combat" a répété Mme Joby Valente. Elle a ajouté à l'adresse de l'audience de continuer à manifester leur soutien envers les mouvements qui défendent la dignité et l'histoire des déportés d'Afrique.


La Rédaction M.N.H (Editeé
Le 17 janvier 2006)

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