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Simón Bolivar visita La Havane il y a 207 ans

La Havane (PL) « El Libertador » Simón Bolivar visita cette capitale le 15 avril 1799, cette information fut révélée aujourd´hui dans la XVe    Foire Internationale du Livre Cuba 2006.

Selon des experts, la précision de cette date historique fut possible grâce à une étude rigoureuse du chercheur cubain René González Barrios, celui-ci présente son dernier titre « Cruzada de Libertad. Venezuela por Cuba ».

En accord avec Pedro Pablo Rodriguez, qui écrivit le prologue du volume de 317 pages, la révélation dépasse en rigueur les études précédentes, dans leurs majorités imprécises quant à la date et aux sources utilisées pour se référer à cet événement transcendantal.

González Barrios assure que le séjour du légendaire vénézuélien fut d’à peine 48 heures, il s´est produit après 18 jours de navigation en direction de l´Espagne, à bord du navire « San Idelfonso », venant de Veracruz, au Mexique.

L´auteur indique que Bolivar, ébloui avec le faste de la capitale mexicaine, est retourné à Veracruz et de là il leva l´ancre vers l´Espagne, le 20 mars. La brève visite à la capitale cubaine fut vérifiée après avoir feuilleter le livre d’entrée et de sortie de bateaux du Port de La Havane, dans les Archives Nationales de Cuba.

D´autres spécialistes du sujet et y compris tous les biographes de Bolivar, coïncident avec la sortie du bateau depuis le port de La Guaira, au Venezuela, le 19 janvier 1799. Ils sont aussi précis avec l’arrivée à Veracruz et en Espagne, mais ils mentionnent à peine le chapitre cubain, un texte mis à la disposition des lecteurs dans la FIL Cuba 2006.

A l’age de 15 ans, orphelin de père depuis l’age de trois ans et de mère depuis l’age de neuf, le jeune Bolivar dut se sentir affecté durant cette traversée, commente l´historien. Le Libertador était accompagné par son ami Esteban Escobar, de 13 ans. Le San Idelfonso était escorté par le navire San Fulgencio et les frégates Esmeralda Clara et Medea.

Pour cette date, Bolivar était déjà un jeune rempli d’inquiétudes politiques et d’idées avancées, il possédait une base culturelle naissante qui le différenciait du reste de sa génération, selon l´auteur.

L’auteur explique que son principal mentor, Simón Rodriguez, avait dû abandonner le pays, accusé de conspirer contre l´Espagne.

Selon González Barrios, à La Havane régnait alors une certaine prospérité, une époque d´essor économique, à partir de l´introduction de milliers d´esclaves africains pour la promotion des plantations. En 1792 dans l´île fut ordonné un recensement qui fit apparaître une population de 272 000 habitants, dont 138 700 noirs et mulâtres et 133 500 blancs, ajoute-t-il.

La capitale de l’île disposait d’une Promenade Extra-muros - le Prado -, de La Alameda, à coté de la baie. Les détails les plus inhabituels de la brève visite de Bolivar à La Havane s´inscrivent dans le chapitre de la participation des Vénézuéliens dans les luttes par la libération de Cuba durant le XIXe  siècle.

De cette étape, González Barrios décrit en outre trois expéditions qui furent organisées au Venezuela pour envoyer à l´île armements, ressources et des hommes disposés à offrir leurs vies par l´indépendance de Cuba. L´expédition de l´avant-garde, connue aussi comme celle « de los burros » (des ânes), apporta à Cuba, en juillet de 1871, des dizaines de ces animaux de charge, des armes et des hommes disposés à combattre par la liberté de Cuba. Il rappelle aussi que d’une centaine de Vénézuéliens, membres de lArmée Libertador de l´île, 36 méritèrent le grade de général, comme Salomé Hernández, Cristóbal Acosta, Manuel Garrido, José María Aurrecoechea et José Miguel Barreto, entre autres.

L’ambassadeur du Venezuela à Cuba, Adán Chávez, signifia qu´avec l´aide de la Maison Éditoriale ALBA, apparue ici après une nouvelle convention bilatérale souscrite par les présidents des deux pays, ce livre devra être diffusé sur tout le continent.

L’œuvre de González Barrios, à la charge des Éditions Verde Olivo, des Forces Armées Révolutionnaires de Cuba, est l’une de celles qui réveillent un grand intérêt parmi les lecteurs allant à cette festivité de la lettre imprimée, à son siège habituel du Parc Morro-Cabaña. A partir du 12 février, la FIL Cuba 2006 sera présente dans 34 villes du pays pour conclure le 5 mars dans l’orientale ville de Santiago de Cuba.

 
Source: PL