17
janvier, deux gendarmes pénètrent dans une école
primaire de Pigeon à
Bouillante. Ils sont venus interroger deux enfants de 7 et 9 ans. Le
premier
aurait pris le goûter d’une fillette également
scolarisée en CP. Le second lui
aurait donné un coup de pied. L’un des gendarmes, père de
la fillette, aurait
soumis les deux gamins à un interrogatoire plutôt
musclé, selon la mère d’un
des enfants. L’un d’entre eux choqué ne se souviendrait
d’ailleurs même pas des
questions qui lui auraient été posées.
L’association des parents d’élève de Loquet ne
décolère pas. « Nous sommes
outrés. Cette histoire entre enfants aurait pu se régler
autrement » souligne
Maddly Cairo, sa présidente. Ses membres ont d’ailleurs saisi le
procureur de
la République de Basse-Terre, le rectorat, le maire de
Bouillante ainsi que
l’inspecteur de circonscription afin, disent-ils, que « la loi
soit respectée
et que de tels agissements ne se reproduisent plus ».De son
côté, le colonel
Dominique Han, commandant du groupement de Saint-Claude, a tenu
à donner son
point de vue. Selon lui, « les gendarmes sont intervenus dans le
cadre d’une
enquête judicaire, pour préserver la jeunesse face au
phénomène de délinquance
». A Bouillante, l’enquête visait deux enfants de 7 et 9
ans.