Les
Mémoires
Indécentes de Monsieur Omer Bossédé
Le
Réveil
La
nuit avait changé, de minces rais de lumière se
faufilaient à travers les
lames de la persienne et se
reflétaient
sur le plancher de la chambre à
coucher.
En cet instant, une subtile teinte jaunâtre a coloré la
pièce
et l'aube s'est laissée
apparaître. Mais mon corps, las, repu des plaisirs de la nuit, ne
s'était pas
encore éveillé au jour. Cependant, la présence
d’Hortense dans le lit, éveillait
mes désirs, car le velouté
de sa peau, l'odeur de son
corps, la douceur de son ventre énervait mes sens.
Je ne pus, ni ne voulus
réfréner cette
tension, bien que j'eusse aimé par moments ne pas être
l'esclave de mon sexe.
Au
pipirit-chantant, le matin était encore à
découvrir, l'instant
se
laissait présumer, mais déjà, les cocoricos
accompagnaient l'embrasement du
ciel, les rayons de lumière transperçaient l'aurore et la
clarté sortait
brillante du nocturne. Le ventilateur fixé au plafond, au-dessus de ma tête ronronnait depuis des
lustres, sa
même vieille rengaine. Ses pales métalliques brasaient
continûment les vents
alizés, sans pouvoir
atténuer la chaleur
de la pièce. Je devais songer impérativement à le
remplacer par un climatiseur du dernier
modèle.
Dans
le lit conjugal, j'étais à mes émois,
tout à ma paillardise, peu sensible au
décor de la pièce et encore moins
à l'aspect du mobilier - sauf peut être, l'affection
enfantine que je portais à
ce vieux rocking-chair, centenaire, ayant bercé mon enfance sur
les genoux de
mon grand-père, qui maintenant me servait parfois, lors de mes
ébats
amoureux, à bercer le
derrière provocant
de jeunes effrontées ou alors à regarder derrière
moi, s'éloigner mes années d'innocence en sirotant
un verre de Mauny.
Ma
main glissa lentement sous les draps à la recherche de son sexe
. Je
tripotais son con, j'imprimais de légères pressions sur
son clitoris. Mes
caresses eurent le don de tirer d'imperceptibles
roucoulements de sa gorge. A demi
éveillé, elle ouvrit des yeux somnolents
sur
un
sourire complaisant et d'un geste lascif, ôta la couverture
vêtant la nudité de
son corps, elle écarta les jambes et s'offrit
à mon envie.
Sa
silhouette était bien faite, parfaitement affinée avec
des hanches creusées et
un ventre plat. Ses seins ressemblaient à deux poires et se terminaient par de longs tétons
noirs. Ses
formes ainsi exposées, laissaient découvrir
une vulve charnue entrouverte par la poussée
des petites lèvres, l'ensemble
reposait sur de longues jambes
fines. Elle ne pouvait être vue que telle une œuvre d'art, une magnifique sculpture,
une femme ayant un merveilleux corps de
putain.
Au
dehors l'herbe gouttelait de sa rosée matinale et la vulve
d’Hortense perlait
d'une onde primesautière. J'écartais délicatement
ses petites lèvres saillantes,
puis, je
décapuchonnais son clitoris, tout en maintenant
écarté son vagin ruisselant,
par deux doigts en fourchette. Je doigtais sa fente, j'accrochais mes yeux aux siens, la fixant intensément, et je crus que
sa
bouche émit une parole sourde : -
Vas-y
chéri, continue, regarde comme ta femme est
perverse, dis-moi que je suis une salope, je
t'en prie dis le moi… !
Le
bourg sortait de sa léthargie en apportant les bruits de la vie. Sur la plage
faisant face à la maison, les yoles venant de Miquelon
déchargeaient leurs
paniers de poissons, les marchandes de
légumes commençaient à occuper la
rue et installaient leurs trays sur un bout trottoir.
Tournant
le dos à la frénésie du devant-jour, je cherchais
le paradis dans le triangle de ses
cuisses. J'embrassais goulûment ses
petites lèvres et les grandes gourmandes me rendaient mes
baisers. Je tétais son sexe avec une
dévotion digne d'un communiant recevant l'hostie. Je m'enivrais de sa cyprine, je léchais
ses
traces et ma langue cheminait dans
son
vagin pour retrouver le goût de ma nuit. Jétais en elle
explorant les moindres recoins de
sa fente
souillée par quelques
uns avant moi.
Ma
main enserra ses fesses, ses doigts caressèrent
ma nuque. Subitement, elle se
crispa, son corps
s'arc-bouta, sa respiration
s'affola, elle se contracta et son vagin expulsa un cri.
Ses
muscles se déraidirent et son corps s'affaissa
lourdement sur le
matelas. Je la
chavirais prestement sur le ventre, quelques caresses et
elle prit la position : croupe
offerte. Oh mon dieu,
Qu'est-ce que j'aimais
ce paysage ! La
vue
de son cul m'ébaudissait, me traumatisait au point de faire de
moi un
sérial-baiseur. Ne résistant pas à mes pulsions
fornicatrices je la
poignardais de violents coups de queue,
je balafrais son ventre, je
défonçais sa chatte mieux que
quiconque ne
l'eût fait auparavant.
Je
m'efforçais d'accentuer sa cicatrice, Je fouillais son vagin,
tel un
aruspice, je cherchais un présage
dans
ses entrailles. Je m'enfonçais plus en avant,
je me retirais d'elle, je m'enfonçais de
nouveau en elle. Hortense était mon
offrande, elle acceptait le sort que je
lui réservais.
Elle ne souhaitait aucune aide, voire elle m'espérait exorable
en lui
accordant une petite mort.
Nous
haletions, la sueur coulait de nos corps et le soleil
commençait à chauffer les tôles
de la maison.
Les plantes nous envoyaient leurs
senteurs qui se mélangèrent
à nos
odeurs. Nos effluves corporels excitaient nos
sens Hortense en voulait encore, encore plus.
Alors, je redoublais
d'efforts, j'accélérais le rythme jusqu'au moment
où ses muscles vaginaux se
contractèrent et m'indiquèrent
qu'elle
était sur le point d'exploser. Je
m'agrippais à ses seins comme à des bouées de
sauvetage et au moment
opportun, je pinçais
fortement ses
tétons, la douleur la fit jouir à nouveau et
j'éjaculais de grands jets sperme
dans son con bénit. Nos corps restâmes
amoureusement soudés avant de se
déjoindre.
Le
désir était retombé, j'étais physiquement
apaisé, je lui demandais si elle
avait été satisfaite ? Ce à quoi elle
répondit : - Oui ! Ça a été !
Je
souris, je joignis mes lèvres aux siennes et nos langues se
mélangèrent. Puis
ses caresses se firent insistantes, plus précises, elle s'empara de mon pénis tout rabougri et
dans
sa main experte branlait une bite récalcitrante. Je formulais de
vive voix une
protestation : - Chérie, il n'y a plus rien à en tirer,
tu as vidé mes
couilles. Un mouvement, Hortense me bascula sur le dos, et
dit : - Tais-toi ! Laisse faire ma bouche.
Il
fallait reconnaître que par moments, Hortense était
franchement insupportable.
L'atmosphère de la chambre devenait pesante,
l'air suffocant.
Le tumulte de la vie,
audible, le jour
reprenait sa place aussi sûrement que l'île est à la
mer, le soleil au ciel et
mon phallus dans la bouche d’Hortense.
Evariste Zéphyrin