NOUS
AVONS PRIS DES COUPS POUR L'HONNEUR ET LA DIGNITE
Claudette
Duhamel
Le 10
mars 2006 une vingtaine de martiniquais venus aux abords de
l’hôtel de la
région puis de la mairie de Fort de France porter à la
connaissance du ministre
de l’intérieur SARKOZY en visite en Martinique, les graves
méfaits commis en
Martinique par le Préfet et l’institution judiciaire, ont
été repoussés avec
une violence inouïe tels de dangereux malfaiteurs par des gardes
mobiles venus
en nombre pour les empêcher de s’exprimer.
RIEN
ne
justifiait cette lâche agression d’une centaine de gardes mobiles
contre une
vingtaine de manifestants venus pacifiquement faire entendre leur
cause
avec des banderoles
RIEN ne
justifiait que les gardes mobiles dont un certain nombre avait
été amenés
par SARKOSI dans ses valises, frappent avec des matraques
des
manifestants, simplement parce qu’ils demandaient des explications sur
leur
refoulement, s’emparent de leurs banderoles, les jettent par terre puis
les
traînent sans ménagement.
RIEN
ne
justifiait un tel déploiement de violence contre des personnes
manifestant
pacifiquement.
SINON
Que le sieur SARKOZY a voulu démontrer à la presse
et au monde que ces «macaques» de martiniquais
étaient au fond des êtres sans mémoire, sans
honneur et sans dignité qui après l’avoir rejeté
hier, l’adulent aujourd’hui.
Et pour
parvenir à ce résultat, le sieur SARKOSI a donné
ordre de refouler du passage
de son cortège tout martiniquais douteux, qui serait vu en
possession de
banderoles ou de pancartes hostiles, ou qui ferait mine de s’opposer.
Ainsi
tout était mis en place pour que la presse ne voit qu’une
population et des
élus accueillant avec joie leur futur chef d’état le
tout au son du
tambour et avec le slogan « SARKO PRESIDENT » et ce
depuis l’aéroport.
Malheureusement
pour SARKOSI certains « macaques » se sont
révélés teigneux, et volontaires et
après le camouflet que lui a infligé Garcin MALSA le seul
élu qui ait refusé de
la recevoir, voilà que les manifestants ont
préféré faire face et
affronter les gardes mobiles venus étouffer dans l’œuf leur
manifestation en
les repoussant par la force hors des champs des caméras.
Cette
poignée de Martiniquais a donc délibérément
choisi de résister à des
gardes mobiles 10 fois plus nombreux qu’eux (15 gardes mobiles par
manifestant
!) et de prendre des coups plutôt que de laisser croire que
les
martiniquais n’étaient tous que des lâches uniquement
préoccupés par leur
ventre.
Sévèrement
molestés, roués de coups, nous sommes meurtris, mais ces
désagréments ne sont
rien si nous avons pu contribuer un tant soit peu à sauver
l’honneur de notre
pays et à rassurer notre jeunesse qui n’en finit pas d’attendre
de nous des
gestes forts.
Foyal
Karayb Amérik
C
.DUHAMEL