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Décès du Gendarme CLIN à SAINT MARTIN

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Il y a  des images de petits paradis tropicaux qui ne résistent pas à la réalité locale.

L'île de Saint-Martin (Guadeloupe) vient d'être touchée par un drame. Dimanche matin (12 février), alors qu'une patrouille de gendarmerie (deux personnes seulement) vient tenter de faire cesser une course sauvage de  véhicules (run), Raphaël Clin, gendarme, est violemment percuté par un motard roulant à très vive allure. Alors qu'il agonise sur la route et que son collègue demande de l'aide à la quarantaine de "spectateurs" présents, personne n'intervient. Pire, les insultes fusent ... certains crient victoire, un gendarme est à terre ! La tension est telle que le second gendarme se saisit de l'arme de Raphaël, afin que personne ne  puisse l'utiliser à son encontre.                                       

A l'arrivée de l'ambulance, le personnel soignant qui prend en charge Raphaël est choqué par les propos qui se tiennent autour de la scène du  drame : ils sont d'une violence inouïe. Des applaudissements se font même   entendre. Une fois à l'hôpital, Stéphanie, l'épouse de Raphaël, doit  supporter, en plus de l'immense douleur qui la frappe, les insultes et   les cris de victoire des amis du motard (hospitalisé mais beaucoup moins sérieusement touché) qui continuent. Elle finira par entendre "On a tué  un blanc".

Raphaël polytraumatisé, succombe à ses blessures. Raphaël était mon ami.

Ce dramatique accident et la brutalité des scènes qui l'ont accompagné ne sont malheureusement que l'illustration extrême du climat local. Une  partie de la population saint-martinoise entretient à l'égard de la  population métropolitaine en général et des forces de l'ordre en particulier (symbole même de la métropole) une haine farouche. Cette haine porte un nom, c'est le racisme.                     

J'affirme que certains élus locaux portent une responsabilité dans cet état de fait. Le Maire de Saint-Martin ne s'est pas exprimé, alors même  que la tension montait dès après le drame (insultes subies par les  familles de la gendarmerie de Marigot par dessus les grilles qui entourent leurs appartements, discussions virulentes dans les écoles  entre les enfants issus de la métropole et les saint-martinois de  souche).  Hier mercredi, alors que la plupart des représentants locaux assistaient à la cérémonie militaire d'inhumation, il est   symptomatique de constater que ce maire n'était même pas présent. 

Pour la mémoire de Raphaël et pour soutenir le combat qui débute pour Stéphanie, son épouse, je vous serais reconnaissant de relayer ces  informations qui révèlent l'état d'esprit et la mentalité qui règnent  dans certaines îles des DOM-TOM.  Si vous souhaitez plus d'informations afin de mener votre propre investigation, je reste à votre disposition.

D'avance, je vous remercie.                                  

P. B.