Tract
raciste des Antillais en colère
A la lecture du tract dont vous
trouverez
ci-joint copie, vous découvrirez la violence des
propos adressés cette semaine à nos compatriotes, qui
travaillent au Centre
de Tri de : LA
POSTE 115,
boulevard Brune 75014 Paris
Nous
soumettons à votre
appréciation et votre réflexion, de tels propos.
S’agit-t-il d’un acte de
racisme, ou d’un compliment déguisé, destiné
à des « sous hommes »
n’étant pas en mesure d’en comprendre le sens ?
Maintenant, il est
permis à
tout un chacun d’offenser le Code Noir, puisque Monsieur CHIRAC commet une
faute de lèse-majesté, en promulguant
la loi du 23 février 2005,
dont l’article 4 porte reconnaissance du «rôle
positif» de la colonisation.
Il
est inconcevable, aujourd’hui, d’avoir encore à se
justifier quant à sa couleur de peau ou à ses origines,
tout simplement parce
que la France, ancien Empire Colonial, refuse d’assumer son
passé et la
pluralité des races.
La diversité
n’est pas une
faiblesse, mais une force.
Les
personnes originaires des Départements et Territoires
d'Outre-Mer, les Ultra-Marins en l’occurrence, sont rappelons le, des
français
à part entière, et il ne faudrait pas commettre un crime de
lèse-faciès ou de
lèse-couleur.
A
écouter certaines personnes, nous devrions donner raison
aux auteurs de ce tract, qui se permettent de nous insulter, de nous
menacer de
mort, et de dessiner, pour couronner le tout, des instruments de
torture tels
que fouet, chaîne et boulet aux pieds, afin de nous
remémorer un passé
douloureux.
Et
vous nos chers compatriotes, au
lieu de vous mobiliser pour réclamer le respect
qui nous est dû, en tant qu’êtres libres et
égaux ; renvoyez-nous à notre
négritude, en nous faisant passer pour des analphabètes
et des illettrés, dans
l’incapacité de comprendre la pensée trop vertigineuse de
ce tract, ainsi que
les différents degrés d’interprétation possibles.
Effectivement,
le sujet n’a vraiment pas été compris,
puisque les discriminations dont nous faisons l’objet, et dont le champ
d'action couvre : l'emploi, le logement, les services publics,
l'éducation
et l'ensemble de la vie sociale du pays, relèvent de l’utopie.
Une
croix gammée sur une tombe, et l’Etat se met de suite à
légiférer. On nous traite de macaques, de chiens,
etc… ; et là, cela
relève d’une simple plaisanterie de mauvais goût. Parce qu’en fait, il
n’y a pas eu
3 siècles d’esclavage, mais 3 siècles de plaisanterie.
Quoi
qu’il en soit, sachez que, pour notre part, nous avons
pris les propos racistes de ce tract au 1er degré,
car nous
considérons que Mme Christiane TAUBIRA ne s’est pas mise debout,
parce qu’elle
n’avait pas compris de quoi il retournait, bien au contraire.
Nous avons compris la
même
chose qu’elle, et vous en faisons part. A vous d’en faire bon
usage !
Arrêtons donc de
nous voiler la
face, car nous sommes tous conscients de ce qui se passe autour de
nous. Alors
mobilisons nous, pour que « plus jamais ça ».
Vos
réactions sont les
bienvenues, à l’adresse suivante : desantillais.encolere@yahoo.fr,
afin que nous puissions constituer un dossier conséquent.
DES
ANTILLAIS EN COLERE