Sainte Lucie une île conquise, elle n’est plus à prendre...
Par Evariste
Zephyrin

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Sainte Lucia…
Terre en mer
Deux pitons dressés vers le ciel
Île sur aile
Et l’amant
français s’émerveille
Magique et romantique.
Balayée par les alizés
Île en aile
Et la maîtresse anglaise s’éveille
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De
cette île, de sa rondité fœtale elle semble
inaccouchée, une terre en
gestation, elle semble se reposer dans le sein de la mer, ceinte du
bleu
outremer qui comme le liquide amiotique l’alimente et la nourrit. Elle
est en
devenir, elle est à modeler au gré de l’alizé et
du ressac, mais déjà elle est
belle, belle au regard, belle par ses formes, elle est sensuelle, et
quelque
peu douceur. Ce sont ces lieux et ces
endroits qui nous émerveillent et nous succombons aux charmes de ses paysages. Il y a une chaleur qui
s’en
dégage - de ces formes caressantes,
ils nous
appellent, nous interpellent, sans même prendre garde la relation se noue,
sans même que nous en ayons conscience,
la relation se crée. Et son besoin devient
prégnant, son absence obsédant. Tout
est pulsion, une émotion qui nous
parcourt, un ressenti du toujours connu, du toujours vécu, nous
fûmes toujours
présent, nous fumes toujours ici dans.
De
cette île il y a un lieu charismatique : la Soufrière
c’est un village sis sur
la côte caraïbe, elle invite à la balade, elle vaut
le détour, que l’on y
accède par la mer ou la terre tout est spectaculaire, tout est
beauté, tout est
grandiose. La présence des pitons rend la promenade exaltante, le désir de grimper dessus en
devient une obsession, ils doivent être pris et vaincus.
De
cette île il y a la Soufrière et son volcan en
activité, c’est le seul au monde où
l’on puisse s’y
rendre à pied jusqu’au
cratère. L’étranger attend de voir la lave, mais il en
sera pour ses frais, il
n’en produit pas, dégazant les humeurs de la terre, les vapeurs
s’en échappent et
le soufre emplit les narines.
De cette île,
tour à tour française, anglaise,
anglaise, française conquise et perdue et indépendante
depuis, conserve la
mémoire du passé. Et de temps à autre la
maîtresse anglaise s’éveille aux
ardeurs de son amant français, comme en quête de son
passé glorieux où elle fut
convoitée, elle est inextricablement liée à lui,
elle veut le reconquérir et être
à nouveau dans ses bras, la maîtresse anglaise est
amoureuse de sa mémoire et l'amant français
attaché à son histoire.
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Une Musique symphonique
La
maîtresse anglaise s’éveille – Magnifique – L’amant
français s’émeut De
ses formes ô combien charnelles – Romantique – son
corps se dessine dans
la lumière Elle se lève entière et
sensuelle – Magique – elle se découvre
et Voyez ses deux pitons dressés –Mirifique – sous
la caresse Sainte
Lucie se réveille - Féerique
– souriante,
apaisée Fière en elle-même rassasiée
- Alchimique
- L’amant français jubile.
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Evariste Zephyrin
04-03-06