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ECRIRE

 


Beaucoup pensent qu’il est aisé d’écrire, il suffit d’avoir des idées. Certes cela parait une évidence. Mais l’écriture est beaucoup plus complexe.

La justesse des mots doit traduire nos vraies émotions, mais comment pouvoir le faire si nous souffrons d’une carence linguistique. Linguistique ? Que dis je ? Peut être devrais je dire, carence du vocabulaire. Mais y aurait il une acception juste pour décrire la carence d’un vocabulaire ?

Flou, pour moi et c’est ainsi qu’on est confronté à cette difficulté : trouver le mot juste.

Nous vivons entourer d’encyclopédies, de dictionnaire et bien d’autres artifices de synonymes pour décrire le plus juste que possible ce que nous souhaitons exprimer. Mais ne voilà-t'il pas que parfois ou plutôt le plus souvent, nous sommes éloignés de ces supports, d’où la panique pour certains.

La vraie question que je me pose : pourquoi ai-je autant de mal à vouloir écrire ? Dois je y associer un traumatisme de l’enfance ?

A l’école sans doute par une brève introspection pourrais je éventuellement y trouver une remarque désobligeante d’un de ces puristes « à la con », oups ! Pardonnez moi cet écart de vocabulaire.

Est-ce la peur de ne pas être à la hauteur ? De ne pas pouvoir traduire exactement ce que l’on souhaiterait dire.

Pourquoi est ce si difficile ?

L’écriture doit elle être une torture ? Où devrions nous écrire simplement pour faire passer une idée. Donc écrire doit avoir un objectif, une finalité ?

Certes, écrire une lettre d’amour est bien différent qu’écrire  sur un sujet de culture générale lors d’un examen, voire lors d'un concours. La finalité n’est pas la même et les enjeux sont différents.

Ainsi écrire dépend du destinataire. Encore un obstacle auquel on se voit confronter.

Mais écrire est-ce pareil que l’écriture ? L’écriture ne serait elle pas le style de l’auteur. En ce sens la syntaxe, le champ lexical. Avec quoi alignons nous nos pensées ? Usons nous des restes de notre cursus scolaire ? Sommes nous influencés par notre milieu familial, culturel ou simplement sommes nous portés par ce qui fait sens pour nous ?

On parle souvent du syndrome de la page blanche ?

Qu’est ce ? Une panne d’inspiration ? Celui qui dit ne pas savoir écrire, ne serait il pas paradoxal qu’il prône le syndrome de la page blanche ?

Peut être tout simplement devrions nous conclure qu’il y aurait plusieurs champs d’écriture et que tout individu sait écrire à condition d’avoir quelque chose à dire et d’avoir  envie de le faire.

K'trin M.S
18-02-06