Dieudonné et ses enfants agressés

par
Les Ogres
Ce
mardi 25 avril en début d'après-midi sur le boulevard
Saint-Germain à
Paris alors qu'il sortait faire des courses, Dieudonné s'est
fait agressé, tout
d'abord verbalement, par deux jeunes d'une vingtaine d'années,
que la police identifiera
plus tard comme étant Sébastien G. et Nathan A., de
Drancy.
Nous avons recueilli un témoignage à chaud de la part de
Dieudonné.
Face à des insultes et des reproches, à propos
semble-t-il de l'idée que les jeunes
hommes se feraient de Dieudonné par rapport "aux juifs",
Dieudonné
tente des explications tout en sortant ostensiblement un propulseur
lacrymogène
dissuasif. Les jeunes ne veulent pas s'expliquer et s'éloignent
en lançant des insultes.
Dix minutes plus tard à quelques centaines de mètres de
là, Dieudonné ressort
d' un immeuble accompagné de ses enfants, quand il tombe de
nouveau sur les agresseurs,
dont les intentions sont claires puisque cette fois, malgré la
présence des
très jeunes enfants, un objet en verre qui pourrait être
une bouteille ou un
verre, est lancé dans leur direction, et vient éclater
à deux doigts du plus
jeune des enfants, le blessant légèrement, des bouts de
verre seront même
retrouvés dans sa chevelure.
Dieudonné fait rentrer ses enfants et se lance alors à la
poursuite des agresseurs
qui s'enfuient et rentrent dans un magasin, où il les coince et
les tient en
respect avec sa lacrymogène tout en appelant la police. Ils
tenteront de
s'échapper, mais Dieudonné les bloquera avec un jet de
gaz et la perspective associée
d'une confrontation.
Les deux jeunes hommes auraient évoqué l'affaire Ilan
Halimi et rendraient responsable
Dieudonné de sa mort par une supposée influence qu'il
aurait eu sur Youssef
Fofana. Ils auraient insulté Dieudonné, et
évoqué les deux "sales
Noirs" qui auraient causé la mort d'Ilan, "d'un Juif", et selon
eux Dieudonné pousserait à l'agression de Juifs en
France. La scène a eu au
moins un témoin.
La police arrive sur les lieux, et plutôt que d'enregistrer les
identités et d'inviter
chacun à porter plainte s'il le souhaite, comme cela se fait
ordinairement, les
policiers décident d'embarquer et de mettre en garde à
vue tout le monde.
Ils resteront au commissariat jusque tard dans la soirée,
où les deux
agresseurs reconnaîtront l'agression, tout en niant pour le
moment les injures
raciales. On attend la déposition du ou des témoins.
Le Parquet est saisi d'une plainte de Dieudonné Mbala contre
Sébastien G., lequel
porte également plainte.
Les deux agresseurs nieraient la préméditation, ainsi que
toute appartenance à un
groupuscule extrémiste juif comme la LDJ ou le Bétar,
mais auraient déclaré devant
la police, lors de la confrontation, que "eux [ces groupuscules] ils
voudraient
aller à son domicile pour le massacrer".