Une étrange
affaire de cadavre...

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Bonjour,
Je vous
écris pour vous parler d'une affaire d'une extrême
gravité. Il s'agit d'Eliane Kabile, antillaise, qui
est morte dans
des conditions suspectes à l'hôpital de Gonesse. Il faut
absolument que cette
affaire éclate et je compte sur vous pour vous mobiliser !
Comment se fait-il
qu'une affaire aussi atroce n'ait pas été relayée
par les médias???
Un
article de
"Libération" relate les faits, mais aucun média n'a
relayé l'affaire
!!!Personnellement, je compte sur vous pour que cette affaire
éclate et que
vous en parlez au maximum autour de vous, consacrez un article sur vos
sites ou
vos médias.
Merci
d'aider cette
famille antillaise à sortir de ce cauchemar.
Cette histoire est très grave !!!! L'hôpital de Gonesse
continue d’accueillir
des patients qui ne savent pas !!!
Il faut nous mobiliser sinon ça s'appelle de la non-assistance
à personne en
danger !!!
Pour
toute information
ou contact avec associations, journalistes ou médias, veuillez
nous écrire à : soutien_eliane_kabile@yahoo.fr
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OU EST
PASSÉ LE CADAVRE D’ÉLIANE KABILE ?
DEUX
EXHUMATIONS CLANDESTINES, NOS CORPS ONT DISPARUS : Où
sont-ils ?
Entrée
vivante a l’hôpital de Gonesse (Val d’Oise) hospitalisée
pour une douleur au
mollet, notre maman est décédée en Février
2001.
1
EXHUMATION... 2 AUTOPSIES ... 2 EXHUMATIONS CLANDESTINES.
Dans la tombe
familiale : le cercueil exhumé n’est pas celui de notre
maman.
Le
cercueil de notre frère décédé en 1989, a
également disparu.
Dans
notre tombe familiale, nous avons plus de corps de nos parents mais un
cercueil
contenant des morceaux de cadavres frais, tous ces morceaux
étaient rouge sang.
Il y avait aussi une petite cage thoracique d’enfant (horreur que nous
avons
découvert en assistant pendant 2 heures et 30 minutes à
l’autopsie de notre
présumée maman à l’institut
Médico-légal de Garches (92), le 1er juillet 2003).
Le
juge d’Instruction, ainsi que les représentants de la Justice
ont tous fermé
les yeux, face à la démocratie macabre du professeur
DURIGON.
AUCUNES
RÉPONSES DE LA JUSTICE !
Où
sont passés les corps de notre maman et sœur ? De notre
frère et
neveux ?
A
nos questions posées nous voulons des réponses
sensées ! Nous demandons
des comptes à l’État dont la justice devrait être
irréprochables et non à deux
vitesses. La république française par son
représentant, Ministre de la
JUSTICE Mr CLÉMENT, doit intervenir et faire
apparaître la vérité sur la
mort de notre maman ainsi que la responsabilité de toutes les
personnes
impliquées...
Où
est passé le cadavre d’Éliane Kabile ? Sa famille
ignore la raison de son
décès à l’hôpital, en 2001, et où se
trouve son corps ?
Éliane
Kabile est décédée en février 2001 à
l’hôpital de Gonesse (Val-d’Oise). Agée de
64 ans, elle avait été hospitalisée pour une
douleur au mollet. Son décès
serait consécutif à une anémie (manque de globules
rouge) doublée d’une neutropénie
(Idem pour les globules blancs). Impossible de dire une si erreur
médical a été
commise.
L’hôpital
admet seulement "un défaut de communication" avec la famille de
patiente.
En revanche les conditions de son exhumation, dix-huit mois plus tard,
dans le
cadre d’une information judiciaire pour homicide involontaire,
recèlent les
ingrédients d’une bavure Médico-Légale. La famille
Kabile vient d’être reçue
par le chef de cabinet du garde des Sceaux. Le 1er juillet 2003, une
juge
d’instruction de pontoise exhumait le corps pour préciser les
causes de la
mort. Marie-Christine convoquée pour authentifier le cadavre
décomposé de sa
sœur, manque de tomber dans les pommes : "Je n’ai jamais
vécu une
horreur pareille. Une puanterie.
Pas
de membres, pas d’os juste de la purée humaine." Elle est
persuadée
d’avoir mis le nez dans plusieurs bouts de cadavres
mélangés. Marie-Christine
n’est pas médecin légiste, mais elle relève les
détails de bon sens : le
cercueil exhumé n’a pas de croix, contrairement à celui
commandé pour
l’enterrement, les attaches des poignées sont
différentes. Les chaussures du
cadavre n’ont pas la petite chaîne en or de celles de sa sœur.
Une médaille de
baptême ne mentionne pas les bonnes initiales. Le cadavre est
habillé d’une
veste à bouton, alors qu’Eliane avait été
enterrée avec une robe à fleurs.
Le
bracelet médical n’est pas celui de l’hôpital de Gonesse,
ni même de l’Institut
Médico-légal (IML) de Garches de la famille, mes Gilbert
Collard et Patrick Bes
de perc "on peut en conclure qu’elle a assisté à une
autre autopsie que
celle de son parent". Pourtant, une expertise ADN est formelle :
Le
cadavre autopsié est bien celui d’un membre de la famille
Kabile. Mais de quel
corps parle-t-on ? Le jour d’exhumation, Marie-Christine et
Laurent
Kabile, le fils aîné d’Eliane, flairait un coup
fourré-la première autopsie,
peu après la mort, d’Eliane, mentionnait un corps mesurant 165
cm et pesant 82
kg" alors qu’elle mesure 160 cm et pèse 70 kg.
L’hôpital -, s’étaient
présentés au cimetière de Sarcelles dès 6
heures du matin. Des hommes sont déjà
affairés et leur barrent l’accès. L’exhumation se fait
sans procès-verbal.
Puis
on interdit à la famille Kabile d’organiser une veillée
religieuse autour du
cercueil, l’expertise n’ayant lieu que le lendemain. Cette expertise
est datée
du 30 juin, jour de l’exhumation, non pas du 1er juillet, quand fut
officiellement ouvert le cercueil. Autre détail troublant :
la police a délivré
deux réquisition aux pompes funèbres. L’une, datée
du 30 juin, requiert une
"exhumation de Mme Kabile Eliane" ; l’autre, bizarrement
datée du 25 juin, requiert un "transport aller-retour du corps
de
Mme Kabile du cimetière à PILM de Garches".
L’hypothèse d’une
substitution prend corps. Pour couronner le tout, le cercueil de
Philippe, fils
d’Eliane décédé en 1989 à 21 ans, a
également disparu du tombeau familial.
Depuis, les portes de la justice se ferment les unes après les
autres. Au
pénal, la chambre de l’instruction de Versailles a
rejeté, en juin 2004, les
compléments d’enquête réclamés par la
famille.
Les
magistrats se retranchent derrière l’expertise ADN, refusant
d’envisager
l’impensable. La famille Kabile, d’origines martiniquaises, croyait
en la
République. Ses convictions ont pris un sacré coup.
Le bilan est
désastreux : on ne sait toujours pas pourquoi Eliane est
morte, sont corps
et celui de son fils sont dans la nature. Pour faire leur deuil, les
survivants
ne se disposent que d’un cercueil étranger dans leur tombeau
familial.
Renaud
LECADRE
Dans le
journal « Libération » du mardi 29 mars 2005