Le Prix
Montalembert, prix du premier roman de femme, a
été attribué à Léonora
Miano pour son
premier roman L'intérieur
de la nuit.

photo Laurent Zabulon
Le jury
du
Prix Montalembert, composé de chercheurs et de
spécialistes en littérature,
s'est réuni jusqu'à 20 heures hier soir, pour
départager entre les trois romans
restant en lice. C'est finalement la Camerounaise Léonora Miano
qui a été
couronnée pour son premier roman L'intérieur
de la nuit,
édité chez Plon.
LEONORA
MIANO :
Camerounaise
née à Douala, Léonora
Miano est âgée d’une trentaine d’années.
Arrivée en France en 1991, elle
s’intéresse au jazz avant de se consacrer à la
littérature. Son premier roman, L’intérieur
de le nuit, a connu un grand succès tant commercial que
critique et a été classé 5e dans la
liste des meilleurs livres de
l’année par le magazine Lire. Mère
d’une petite fille, elle vit à Paris.
L’intérieur
de la nuit
Résumé :
Partie
étudier en
France, Ayané revient à Eku, son village natal au cœur du
continent africain.
Elle découvre les lieux désertés par les hommes
partis travailler à la
ville. Peuplé de femmes, d’enfants et de
vieillards, c’est un
village malade rongé par la misère et l’ennui. Mais une
guerre civile ravage le
pays et un soir, des miliciens envahissent le village : ils
veulent des
enfants pour grossir leur armée et des filles aussi, pour leurs
soldats... Mais
surtout, ils viennent rendre à l’Afrique son âme
véritable, son unité, en
commettant la pire des transgressions : au cours d’une
cérémonie, un
enfant devra être mangé…
« La
vie entière des Africains se passait à échapper
à la mort.
Ils
ne semblaient même pas se rendre compte qu’elle les environnait.
Elle était
dans les cours d’eau au fond desquels proliféraient des vers.
Elle était dans
l’eau de boisson, dans les mares qui stagnaient aux abords des
habitations,
envoyant des nuées de moustiques couvrir le monde à la
nuit tombée. La mort
était partout dans la misère insalubre de l’Afrique. La
mort était partout dans
l’ignorance des populations. Et la mort était dans les
traditions. […] La mort
avait fait de l’Afrique son royaume. […] Il semblait cependant à
Ayané que
l’être africain qui méprisait cette mort multiforme,
dansant et riant sur son
dos, courbait l’échine devant elle sitôt qu’elle
s’incarnait dans des chefs.
Elle prenait forme humaine, tenait le chasse-mouche, arborait la
chéchia en
peau de panthère, et sévissait tout son
saoul. »
Le Prix
Montalembert,
Prix du Premier roman de femme est
né à l’initiative de l’association
Places au Centre, qui s’est pour l’occasion rapproché d’un lieu
parisien ancré
au cœur de la vie littéraire, l’hôtel Montalembert.
Le Prix
Montalembert,
Prix du Premier roman de femme consacrera
chaque
année le premier roman d’une femme écrivant en
français, afin de
promouvoir
une écriture féminine souvent minorée dans
l’édition (notamment en matière de
premier roman) ou dans l’attribution des prix littéraires, et
afin de saluer un
nouveau talent remarqué pour son originalité et ses
qualités d’écriture.
Le
Prix de l’édition 2006 a été décerné
le mardi 20 juin 2006 à
19 heures
à
l’hôtel
Montalembert, 3 rue de Montalembert - Paris (7ème).
Le
jury du Prix Montalembert, Prix du Premier roman de femme
Le jury 2006 se
compose de chercheurs et
de spécialistes en littérature, et de
personnalités auxquelles la passion de la
lecture autorise un jugement qualifié sur les œuvres soumises
à leur
appréciation :
Marc
Lévy,
écrivain et
président du jury
Laurence
Berman,
président directeur
général de Jet Tours
Myriam
Kournaf,
directrice de
l’hôtel Montalembert
Dominique
Simon,
secrétaire générale
de l’Unité de recherche « Ecritures de la
modernité » (CNRS/la
Sorbonne Nouvelle) et présidente de
l’association Places au
Centre
Anne
Simon,
chercheure en littérature
Geneviève
Hatet-Najar,
directrice de la
Mission pour la place des femmes au CNRS
Alexie
Lorca,
critique littéraire, réalisatrice
Mireille
Callé-Gruber,
professeur de
Littérature à l’université Paris III
Philippe
Vilain,
écrivain
Thierry
du Sorbier,
écrivain
Les
premiers romans du Prix Montalembert 2006
Parmi
la trentaine d’ouvrages publiés en 2005, initialement retenus
grâce
au Salon du Premier Roman de Draveil, à Mémoires &
Co, au portail
du livre québecois lelibraire.org,
les œuvres suivantes ont franchi les différentes étapes
de la sélection
:
« Le
musée de la
sirène » de Cypora Petitjean-Cerf (Stock)
« On
m’attend
ailleurs » de Anne
Eveillard (Michel de Maule)
« Une
présence
incertaine » de Cécilia
Dutter-Prunier (Thélès)
« Crimes
Horticoles » de
Mélanie Vincelette (Leméac)
« La
joueuse
d’échecs » de Bertina Henrichs (Liana Lévi)
« L’homme
interdit » de Catherine Lovey (Zoé)
« A
ma sœur du
bout du monde » de Fanny Carel (Mercure de France)
« L’intérieur
de
la nuit » de Leonora Miano (Plon)
« Cinq »
de
Sabine Bouyala (Joelle Losfeld)
Les
organisateurs
Places au Centre initie
des projets visant la promotion, la
valorisation et la diffusion du
patrimoine culturel.
L’association organise notamment le Concours littéraire
francophone de la nouvelle George Sand,
parrainé par le Ministère de la Culture et de la
Communication.
Présidée
par Madame Dominique
Simon, Secrétaire générale d’Ecritures de la modernité (CNRS/Sorbonne
Nouvelle),
l’association a été fondée par Fabrice
Bonardi, auteur du roman l’ombre au tableau
(l’Harmattan sept 2005) et Olivier
Lenoir, conseiller en communication,
président
d’Andersencreative.
Contact
presse :
Bertrand
Dubanchet
06 15 98
03 56
memoires-et-co@spectacle.net