Recul
de la liberté de l’information
Ces derniers temps nous
assistons à des attaques à
répétition contre certains sites
d’informations communautaires, quelques-uns subissent
régulièrement des pressions
et les assauts de pirates. Bien
sûr ce sont les sites qui ne vont
pas
dans le sens de la moutonnerie ambiante
ou qui ne font pas allégeance aux « puissants et
malfaisants » en
relayant leurs mensonges comme le fait une certaine presse des plus
complaisantes et
pour cause…
Le site http://pasdevagues.levillage.org
est le
dernier en date à subir les foudres de… à cause d’un
article mis en ligne qui
dénonce l’incurie ambiante régnant à RFO
Martinique.
la
télévision publique a un honneur variable

par : Ben Boudaoud
« Si la
presse peut critiquer France Télévision et ses dirigeants
en France, il est
interdit de jeter un regard de travers sous les cocotiers. Faut-il s’en
étonner ? Les réflexes du colonisateur n’ont point
changé depuis des
siècles. Est-ce parce que le nom d’un Français de France,
bien blanc, Philippe
Plesnage a été cité dans ce papier, RFO se sent
atteinte dans son
honneur ?
Le Naïf a
publié « RFO joue Dallas ». Preuve que la
télévision publique en
Martinique ne satisfait pas ses téléspectateurs. Le
mensuel martiniquais y a
sans doute trouvé tout ce qu’il aurait pu écrire et de
nombreux lecteurs ont
réagi sur le forum de Pas de vagues pour commenter cet article.
Des
collaborateurs affirment que l’article est au dessous de la
réalité et
témoignent de faits surprenants.
Sous les
cocotiers on se demande pourquoi RFO ne porte pas plainte quand elle
découvre
en 2003, qu’un de ses salariés a versé sur son compte
personnel, des chèques
destinés à l’entreprise ? Celui qui s’était
« trompé » de compte
est depuis devenu, délégué syndical sans vagues.
L’honneur de
RFO Martinique est sauf, quand le journaliste, secrétaire
adjoint F.O du Comité
d’Entreprise, est passé au recyclage RFO après avoir,
dans une autre vie, en sa
qualité d’agent du Crédit Agricole de Martinique,
détourné les fonds d’un
client.
Ni à
l’intérieur, ni à l’extérieur, nul n’a
oublié l’épisode Béké : C’était
en
décembre 1998, les ouvriers agricoles en grève, soutenus
par les dockers,
bloquaient le port de Fort-de-France. Les grands planteurs
békés et leurs
sbires ont envahi la station de Clairière. Des membres du
personnel ont été
menacés physiquement, injuriés, bousculés, sortis
violemment de leur bureau.
Les békés
voulaient prendre l’antenne de force pour dénoncer le mouvement
de protestation
de leurs ouvriers qui dans le port, empêchait l’embarquement de
la banane. Ils
ont occupé la station RFO une journée entière,
privant les Martiniquais de
radio et télé. Si dans une démocratie qui se
respecte, les responsables d’un
tel coup de force, plus coutumier des pays totalitaires, sont
poursuivis, jugés
et condamnés, RFO n’a trouvé aucune raison de saisir la
justice.
RFO n’a pas
son honneur bafoué quand elle se transforme en
« Radio des milles
collines », en permettant le lynchage public d’une de ses
journalistes,
Monique Osenat.
Celle-ci a osé
dire dans un reportage et sans détour, que le récent
spectacle de la chanteuse
Gertrude Seinin, chantant Joséphine Baker, était nul.
Résultat : dans l
émission radio « Coups de cœur, coups de
gueules », RFO a diffusé la
diarrhée d’injures des amis de la chanteuse. La liberté
de critique de la
journaliste écrasée, avec l’aide du média pour
lequel elle travaille !
Monique
Osenat, d’habitude si consensuelle, a surpris par sa brusque
liberté critique,
malvenue semble t-il pour la Direction de RFO Martinique qui n’a pas
apprécié.
L’antenne a été ouverte pour les détracteurs de
cette présentatrice du journal
télévisé, donc image symbole de la chaîne.
Un symbole de
la chaîne publique locale, qui déplait moins à sa
hiérarchie quand elle réalise
un reportage sur la dernière création de son
concubin : le disque de la
chanteuse Valérie Louri.
Les deux
sujets, l’un dithyrambique sur Valérie, l’autre critique sur
Gertrude, ont été
diffusés le même soir avec pour invité du journal
...Valérie Louri.
Tout aurait pu
bien se passer si la chanteuse critiquée était
étiquetée proche du Mouvement
Indépendantiste Martiniquais d’Alfred Marie-Jeanne, ou du
Modemas du maire
indépendantiste Garcin Malsa, ou encore du Palima de Francis
Carole. Pas de
chance pour Monique Osenat, celle qui a voulu chanter Joséphine
Baker, est
proche de l’UMP locale.
Quelques jours
après le reportage maudit, Gertrude Seinin a choisi le stade de
Dillon pour
achever la journaliste de RFO Télé Martinique.
Entourée de nombreux amis UMP,
et d’autres fossoyeurs de la liberté de la presse, certains dits
de gauche,
elle a donné le la, du chant de la mort.
Au stade de
Dillon où il y a 10 mois, on célébrait la messe
des 160 disparus du crash de
l’avion de la West Carribean, Paul Nahon n’était pas
invité à cette
« conférence de presse » hors du commun.
Dommage, il
aurait cette fois parlé, à raison, de
« cérémonie compassionnelle
ridicule » !
Revenons à
l’honneur sélectif de France Télévision. Pourquoi
les ondes de RFO se
brouillent-elles pour ne pas émettre dans les tribunaux, quand
régulièrement du
matériel de travail (ordinateurs, téléviseurs,
pneus de voiture etc ...)
disparaît, comme enlevé par une main invisible qui
défie la vigilance du
service de sécurité, présent 24 heures sur
24 ?
Circulez, il
n’y a rien à voir sous les cocotiers. Profitez des plages, ne
faites pas de
vagues, les sites amis s’en occupent. « Les
ogres » ne laissent pas
dévorer la liberté sur le net. »