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La Tribu Ka
bientôt dissoute ?
Le leader du groupe
extrémiste noir affirme avoir reçu une lettre du ministre
de l'Intérieur qui indiquerait avoir demandé à
Jacques Chirac sa dissolution.
Nicolas Sarkozy a fait parvenir au groupe
extrémiste noir la Tribu Ka une lettre dans laquelle il annonce
avoir saisi le président de la République d'une demande
de dissolution du mouvement, a affirmé Kémi Séba,
le leader de la Tribu Ka, dans un appel téléphonique
à nouvelobs.com lundi 3 juillet.
Cette information a
été confirmée par le ministère de
l'Intérieur, qui précise que le courrier en question
indique que la mesure était envisagée et l'invite
à faire connaître ses arguments, dans le cadre d'une
procédure contradictoire.
Si elle intervenait, la
dissolution, rendue possible par la loi du 10 janvier 1936 sur les
groupes de combat, serait ordonnée par un décret
présidentiel, sur proposition du Premier ministre et du ministre
de l'Intérieur.
Un vif émoi
La demande de
dissolution, pour "incitation à la haine raciale", faite par le
ministère de l'Intérieur serait liée à
l'opération menée par le Tribu Ka le 31 mai rue des
Rosiers, dans le quartier du Marais, à Paris. Des militants
s'étaient rendus dans cette rue fréquentée du
quartier juif afin de réclamer que lui soient livrés des
membres d'associations radicales juives, accusés d'avoir
agressé des Noirs.
Plusieurs
témoins affirment que les membres de la Tribu Ka étaient
armés et proféraient des insultes antisémites, ce
que démentent les intéressés. La police,
rapidement sur les lieux, avait pu contrôler les militants sans
retrouver d'armes. Cet incident avait suscité un vive
émoi, de nombreuses associations de lutte contre
l'antisémitisme demandant que des sanctions soient prises
à l'encontre de la Tribu Ka.
"Ministre du Crif"
Selon Kémi
Séba, Nicolas Sarkozy, qu'il nomme "le ministre de Crif" [NDLR :
Conseil représentatif des institution juive], "aurait dû
attendre les conclusions de l'enquête qui va infirmer ses
propos". "Les policiers vont confirmer que nous n'étions pas
armés et que nous n'avons pas proféré d'insultes
antisémites".
Depuis
l'incident de la rue des Rosiers, la Tribu Ka a multiplié les
actions médiatiques, notamment en se rendant, dimanche 24 juin,
à Compiègne où un homme avait tiré le 18
juin sur plusieurs personnes de couleur, faisant deux blessés.
Une quinzaine de militants s'étaient rendus au chevet d'une des
victimes du tireur afin de dénoncer l'inaction des pouvoirs
publics, et notamment de Nicolas Sarkozy.
Plus récemment, mercredi 28 juin, des représentants de la
Tribu Ka étaient présents au tribunal correctionnel de
Paris pour soutenir une famille dont l'enfant est
décédé à la suite d'un tir accidentel, le
26 juin 2004, d'un policier qui manipulait son arme de service à
son domicile.
Le policier, poursuivi pour "homicide involontaire et blessure
involontaire", avait mortellement blessé un enfant noir dans un
appartement voisin du sien en manipulant son arme de service.
Conférence de
presse
Le représentant de
la Tribu Ka, Kémi Seba, avait alors qualifié le
prévenu d'assassin. Entouré d'une dizaine de
sympathisants, Kémi Séba avait comparé les cinq
siècles d'oppression des Noirs au génocide des juifs
pendant la Seconde guerre mondiale.
En réaction à la lettre du ministère de
l'Intérieur, le leader de la Tribu Ka a annoncé la tenue
d'une conférence de presse jeudi 6 juillet dans
l'après-midi, au cours de laquelle le groupe devrait annoncer
une série d'actions.
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La
Tribu Ka en guerre contre Sarkozy
PARIS, 6
juil 2006
(AFP) - La "tribu Ka" ne tiendra pas compte de la demande de
dissolution la visant.
Le leader
de la « tribu Ka », groupuscule noir
ultra-radical et antisémite, Kemi Seba, a indiqué jeudi
lors d'une conférence
de presse qu’en aucun cas" il ne tiendrait compte de la demande de
dissolution faite par le gouvernement à l'encontre de son
organisation.
"En aucun cas, on ne tiendra compte de cette demande de dissolution",
a déclaré Kemi Seba, entouré des membres de son
groupe, lors d'une conférence
de presse, organisée dans le local de la "Tribu Ka", dans le 10e
arrondissement de Paris.
"Cette
France qui
nous juge veut dissoudre la tribu Ka, ce n'est pas Chirac ou Sarkozy
qui vont
décider si elle doit être dissoute", a-t-il lancé.
«La
Tribu Ka sera dissoute le jour où la Françafrique sera
dissoute, la tribu Ka sera dissoute le jour où les potentats,
les roitelets à
la tête de nos Etats (africains, ndlr), nommés à
Paris, seront démis de leurs
fonctions, elle sera dissoute lorsque vous ferez très attention
à la manière
dont vous vous comportez vis-à-vis des nôtres», a
poursuivi M. Seba, appelé
«fara» (leader) par ses disciples.
Pour le leader de la « tribu Ka »,
« Sarkozy dit: « ceux
qui n'aiment pas la France, qu'ils la quittent ». Nous, on
répond que la
France, non seulement on l'aime pas mais on la quittera le jour
où elle nous
remboursera ce qu'elle nous doit ».
Une
procédure de dissolution a été lancée
contre le groupement mis en cause
dans des incidents à caractère antisémite le 28
mai rue des Rosiers, au coeur
du quartier juif de Paris.
Si elle
intervenait, la dissolution, rendue possible par la loi du
10 janvier 1936 sur les groupes de combat, serait ordonnée par
un décret
présidentiel, sur proposition du Premier ministre et du ministre
de l'Intérieur.
Le
lien de la conférence vidéo de la TRIBU KA du jeudi 6
Juillet.
http://www.kamayiti.com/VIDEO/conf_press_tribuka.html
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