Chlordécone
: on est tous contaminés !
photo : Emmanuelle Deschè
Pollution
de nos sols par le chlordécone : bilan et perspectives.
C’était le thème de la
conférence-débat tenue hier matin à
l’Université Antilles/Guyane et au cours de
laquelle a été lancée cette information de premier
plan. Les conclusions de
l’enquête précisent que 100% des Guadeloupéens
portent des traces de cette
substance mais précisent du même souffle que des
conséquences sur la santé sont
extrêmement nulles en raison des taux extrêmement faibles
des concentrations.
Une
assurance qui est toutefois branlante en raison de la multiplication de
résultats et du louvoiement de plusieurs élus et
«experts» sur une question qui
empoisonne la vie agricole et sociale dans tous les sens du terme.
L’étude
menée par le professeur en appelle cependant d’autres puisque ce
genre de
contamination est évolutive dans le temps et selon l’état
général de la
population. Chargée d’évaluer l’exposition alimentaire de
la population
antillaise au chlordécone et de proposer des limites maximales
de contamination
dans les denrées, l’AFSSA avait rendu public le 11 octobre 2005,
un rapport
dans lequel elle a notamment proposé des limites maximales
provisoires de
contamination dans les denrées.
Le
respect de ces limites permettrait de demeurer au-dessous des seuils
toxicologiques d’exposition, chronique ou aiguë,
considérés comme sans risques
pour la santé humaine. La suite et cette dernière
communication démontre
l’importance d’une vigilance de tous les instants. D’ici là, la
Direction
générale de la concurrence , de la consommation et de la
répression des fraudes
poursuit des contrôles des résidus de pesticides dans les
denrées d’origine
végétale commercialisées, en tenant compte des
nouvelles limites maximales et
en orientant leurs prélèvements sur les aliments les plus
contributeurs à
l’exposition.
<>Entre
1981 et 1993, un produit antiparasitaire de lutte contre le
charançon noir du
bananier et dont la matière active était le
chlordécone, insecticide
organochloré interdit depuis 1993, a été
utilisé par les producteurs de bananes
de Martinique et de Guadeloupe. Substance très stable, le
chlordécone se
dégrade difficilement et a une tendance à s’accumuler
dans les sols et les
graisses. Cette pollution se retrouve dans d’anciennes terres de
cultures
bananières rendues à la culture vivrière. Et du
fait de sa rémanence, le
chlordécone est encore présent dans les sols et contamine
certains produits
cultivés sur ces terrains.
<>En
matière de santé, les effets constatés sur les
animaux sont des tremblements,
des atteintes hépatiques et rénales et une
dégradation de la spermatogenèse.
Toutefois, ces effets n’ont été constatés
qu’à des doses nettement plus élevées
que celles auxquelles sont exposées les populations des
Antilles. Maximini.com
avec les services de santé et sociaux.
Sandra
petit
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