Tourisme
sexuel

Réponse
du ministre délégué au tourisme M. Léon
Bertrand à une
question d’actualité à l’Assemblée Nationale.
Plus de
trois millions d'enfants dans
le monde sont victimes d'exploitation sexuelle par les touristes. La
France,
par ailleurs première destination touristique mondiale, se doit
de mener une
action pilote, et effectivement, depuis trois ans, nous organisons la
prévention, la répression et une action internationale.
La
prévention dépend de plusieurs
ministères et doit commencer par l'éducation des enfants,
la formation des
jeunes qui choisissent les métiers du tourisme et la
sensibilisation des
professionnels. Dix-huit des principaux opérateurs touristiques
ont signé une
charte pour un tourisme respectueux des droits de l'enfant et pour
mieux
informer sur les risques encourus pour ces délits commis
à l'étranger.
En second
lieu, la loi sur les
violences conjugales votée le 23 mars dernier a durci les
sanctions. Ainsi, le
juge français pourra désormais recueillir les empreintes
génétiques d'un
Français condamné à l'étranger et prononcer
une peine complémentaire
d'interdiction de sortie du territoire national.
Sur le
plan international, nous avons
désigné comme référent dans chaque
ambassade l'officier de sécurité intérieure,
qui sera le relais des autorités judiciaires, et offrira un
appui aux
associations et une aide aux victimes. Six pays pilotes ont
été choisis, le
Brésil, le Maroc, la République dominicaine, le
Sénégal, la Thaïlande,
l'Indonésie. En septembre, nous poursuivrons dans cette voie.
Sur le
plan européen, à Malte, à
Vienne, dans une prochaine réunion à Bruxelles, j'ai et
je vais proposer la
relance de la politique européenne pour élaborer une
charte commune et créer un
site Internet à accès restreint.
Le
gouvernement agit. Je remercie
également les ONG et les professionnels qui s'impliquent dans
cette action,
souvent bénévolement. Partout dans le monde, les enfants
ont droit au même
respect que les nôtres.