Hurricane : Cris
d'Insulaires
de Aimé
Césaire, Paul
Dakeyo, Ernest
Pépin, Derek
Walcott, Collectif
Chroniques et
points de vue
Présentation
de l'éditeur
Non dépourvu d'audace ou d'une
certaine violence, exprimant
toutes ces choses que nous avons en commun et qui nous traversent,
Hurricane se
veut bousculant, preuve vibrante que la poésie n'est pas lettre
morte, du moins
pas chez les Insulaires. Chaque texte y dénonce avec
véhémence quelque chose,
se révolte contre. Ainsi s'en dégage un sentiment
d'enclavement, quelquefois même
d'enfermement, au propre ou au figuré, autant qu'une
volonté d'ouverture, une
impression de force, en même temps qu'un surgissement. Les œuvres
qui y
figurent sont l'expression inédite et originale de la
Caraïbe (Guadeloupe,
Haïti, Martinique, Sainte-Lucie etc.), par le truchement de ses
langues -
français, anglais, créole... -, mais aussi d'Insulaires
d'Afrique, de
Nouvelle-Calédonie, de l'Île Maurice, de Corse, de
l'Île d'Ouessant, et même
des USA. Troublante gageure que de donner un synopsis de Hurricane.
Synoptique
elle-même, au sens étymologique, cette anthologie offre
une vue ou une vision
d'ensemble d'une création poétique dénuée
de mièvrerie et d'une tumultueuse
diversité, à l'instar de l'univers caribéen.
Turbulente, troublée, trouble
parfois, l'insularité de ses auteurs n'est pas conçue
comme simplement
géographique, mais géopolitique, psychologique,
linguistique, voire
fantasmatique.