Parolier
désuet continue l'ascension du vrai poète pays. Surettes,
quénettes et sirijen
de son premier amour sont là, alors il laisse venir comme il
souvient...
Sans se soucier des
codes du 'bien écrir' des uns
ou des autres, il s'autorise et il nous parle comme (en) avant... et
qu'il est
bon de revenir à ce qu'on est... On en chantonne et on en
redemande!
A lire
à vos grands-parents migrés, télé
coupée,
devant un merlan frit.

Tu te rappelles?
Un peti bol surettes et
un paqué quénettes
Un bon tiben
lanmè!
koubouyon sirijen avec
tranche fruiyapen
On était bien ma
chèr...
Ma main était
dans ta main et on marchait fiers
Avec le vent il faisait
frais
Tu me disais des choz
gentil dans mon oreil
On savait pas où
ça on va.
Un peti bol surettes et
un paqué quénettes
Un bon tiben
lanmè!
koubouyon sirijen avec
tranche fruiyapen
On était bien ma
chèr...
Moi je mordais ta tite
oreille à gran coup d'dents
Toi tu griffais
mon pantalon.
On savait pas où
on allait
Mais je sentais bien tu
m'aimais.
Un peti bol surettes et
un paqué quénettes
Un bon tiben
lanmè!
koubouyon sirijen avec
tranche fruiyapen
On était bien ma
chèr...
Tu m'a
prété ton mouchoir blanc combien de fois
Parsque j'avais du rhume
Et tu m'as dit combien
de fois : mets tes sandales
Le siren n'est pas bon
pour toi.
Un peti bol surettes et
un paqué quénettes
Un bon tiben
lanmè!
koubouyon sirijen avec
tranche fruiyapen
On était bien ma
chèr...
On
fesait promenad le soir apré manger
Pour prannr de la
fraîcheur
On savait pas où
on allait, où ça on va
Mais je sentais bien tu
m'aimais.
Un peti bol surettes et
un paqué quénettes
Un bon tiben
lanmè!
koubouyon sirijen avec
tranche fruiyapen
On était bien ma
chèr...
On savait pas où
on allait
Mais je savais bien tu
m'aimais.
© Parolier
du Dru Mot,
Juillet 2006.