Les
cheveux aux vents…

Le
matin est empreint de sérénité, la lumière
est verte, saturée de poussiers de
soleil qui irradient l’air d’un millier
d’étoiles. Un
papillon vole au dessus des fleurs et
célèbre la beauté du monde. Une feuille
volette mue par
une légère brise, et les peupliers alignés en
ordre, se
ploient et se déploient, comme pour entamer un ballet lancinant.
Les herbes
frémissent sous
la caresse du vent, la lumière chatoie dans le feuillage, la
lumière danse et
l’air s’irise de reflets. L’ombre des peupliers se
réfléchit sur la pelouse. Une
pie se pose sur une branche et attend. Sur
le gazon, les pigeons disputent aux moineaux un quignon de pain,
perchés dans
l’érable deux ramiers amoureux roucoulent, fêtant l’humeur
du temps et la
beauté du jour.
La
verdure rassérène,
l’ambiance est poésie et la vie se déroule
Ma main est posée sur ton cœur pour accueillir le printemps
Ma main est posée sur ton sein pour recueillir ton cœur
Nos deux êtres, nos deux coeurs, nos deux âmes
se fondent dans l'harmonie et la beauté de l'instant
Nos deux coeurs, nos deux âmes, nos deux êtres
se dissolvent dans le grand tout
ET
Nous lions un accord de corps afin d’exfolier les inutiles
incohérences
et nous dissoudre dans l'immanence du monde.
Nous fusionnons nos fluides afin de nous éloigner des
affinités illusoires
et recréer la symbiose primordiale, dans ce monde
où la présence de Dieu
est palpable.
Evariste
Zephyrin