La Résolution de l’ONU 1701 du
vendredi 11 août sur le Liban :
Une œuvre de propagande sioniste,
Une insulte à la mémoire
des victimes de la barbarie sioniste,
Un blanchiment de l’agresseur
Et un feu vert à Israël pour
la continuation de ses crimes
La
Résolution 1701 qui
vient d’être votée par le Conseil de
sécurité restera dans les annales de l’ONU
comme la deuxième honte de son histoire après la
résolution dite de « partage »
de la Palestine du 29 novembre 1947.
1)
La résolution énonce
mais à aucun moment ne dénonce ni ne qualifie
les massacres de
centaines de civils libanais, morts et blessés, le million des
déplacés en
détresse et sans secours, la destruction systématique de
l’infrastructure et
des villes libanaises, sans parler du crime contre l’humanité
perpétré à Qana
et contre les forces de la Finul et du bombardement d’immeubles de
civils. En
s’abstenant de qualifier ces crimes, l’ONU insulte la mémoire
des victimes de
l’agression sioniste contre le Liban, insulte nos sentiments et bafoue
les principes
qui fondent notre humanité. Les termes de cette
résolution sont même en deçà
des premières critiques timorées parlant de la «
réaction disproportionnée »,
formulées par certaines puissances pour qualifier l’agression de
l’entité
sioniste.
2)
Au lieu d’agression
israélienne, la résolution parle d’ « escalade des
hostilités engagées au Liban
et en Israël depuis l'attaque du Hezbollah en Israël le 12
juillet 2006 ».
Ainsi, la Résolution fait endosser au Hezbollah la
responsabilité des massacres
qui se déroulent encore au Liban, et non à
l’entité sioniste belliciste. Même
si le Hezbollah avait commis un acte d’hostilité, rien ne
saurait justifier
l’agression barbare contre le Liban. Mais l’ONU n’en a cure : elle
épouse à la
lettre la propagande de guerre israélienne, et parle encore des
deux soldats
prisonniers de guerre alors que l’entité sioniste
elle-même a cessé d’en parler
!
3)
Plus grave encore, la
Résolution donne le feu vert à l’entité sioniste
de continuer son œuvre
criminelle sous prétexte de libérer les deux soldats
enlevés par le Hezbollah :
« il faut remédier d'urgence aux causes qui ont
donné naissance à la crise
actuelle, notamment en obtenant la libération inconditionnelle
des soldats
israéliens enlevés ». Ainsi, toute l’affaire n’est
qu’une « crise » qui tient à
la libération de deux otages, et non d’un horrible crime contre
l’humanité.
4)
Cette propagande
israélienne relayée par l’ONU éclate encore de
plus belle manière quand il est
décidé un embargo sur les armes à destination du
Liban : « Exclusion de toute
vente ou fourniture d'armes et de matériels connexes au Liban,
sauf celles
autorisées par le Gouvernement libanais. » Naturellement,
l’entité sioniste
agresseur n’est pas touchée par un tel embargo, elle qui
possède un des arsenaux
militaires les plus puissants du monde et qui bénéficie
lors de cette guerre
d’un mont aérien US de fournitures d’armes prohibées.
Nous
comprenons dans ces
conditions que ce chef d’œuvre de propagande sioniste a
été acclamé
chaleureusement par Bush, alors que l’entité sioniste fait
semblant d’étudier
le texte de la résolution tout en intensifiant ses raids
barbares contre le
Liban martyre.
Les
membres du Conseil de
Sécurité de l’ONU viennent de commettre un crime contre
l’humanité dont ils
devront rendre compte un jour. Et grâce au Hezbollah, ce jour ne
sera pas très
loin.
Paris,
le samedi 12 août
2006.
Mondher
Sfar
mondher.sfar@club-internet.fr