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PROLOGUE
Pyépimanla,
le site du peuple
multicolore férocement tapi dans son êtreté noire,
rougeoyant de sa stupeur
virile, cyber-antre du délire intime qui se dit sur la place, du
chien de cour
blessé qui jappe son écœurement, de la femme aisée
qui se tapit dans un recoin
d'aise pour nicher et pleurnicher.
Pyépimanla,
une création de rêveurs
debout, de somnambules entre méridiens en décalage, de
pluriels écrivains
enragés, modernes plus que demain, pesant leur poids d'hiers,
leurs tonnes de
pois secs, leur désillusion d'enfants bernés par le
têton rupestre du continent
des neiges.
Pyépimanla,
audace de lire et de
relire, de recréer, démystifier le blanc de page et de
plage, créoler le
coureur perplexe qui vend son âme aux noires à jupons pour
un brin de musique,
osette au sémaphore qui dicte un temps propice au cyclone de la
pensée, aux
alizés de la poésie qui débride son entrave
d'aléa.
Pyépimanla,
tu vis et épanouis ton
île virtuelle, illimitée, surdouée, toujours nubile
et ventilée. Tes piments
sont frais et chauds. Piquants ils me réveillent, savoureux ils
m'émerveillent.
Les
Pyepimenteurs.
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Conversations
Enfant du
soleil : Gaëlle Linfide pense que les
frontières
sont dans nos têtes.
Enfant d'en
France : Emmanuelle Desché se veut être une
insulaire
sans frontière.
Enfant
d'ici et d'ailleurs : Evariste Zephyrin s'immisce dans
la conversation.
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Reportages
& témoignages
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Textes,
contes et
Poésies
Gaëlle
Linfide a un chat grain marron clair, et son humeur navigue entre jazz
et blues,
elle nous livre sa composition estivale noire et sombre. Et à
défaut de prendre
un spiff pour noyer son spleen, elle se vêt d’une robe lin bai pour
promener son chat grain à gros
poil sous un ciel gris souris. C’est son humeur d'hivernage,
Evariste Zéphyrin la laisse à son chat grain, il veille
sur la chatte
couleur cannelle et souhaite que Gaëlle retrouve de son chien et
de son rêve.
Parolier
continue en exclusivité pour - ou parce que -
Pyémimanla
Il se
rebiffe en un sonnet bien frappé contre tous les lendemains
matins médiocres
qui ont rempli sa vie de la désillusion. S'il avait de
l'argent il
s'achèterait peut-être un semblant d'amour...
Emmanuelle
Deschè propose ses écrits, divers et variés,
entre ses confidences matinales, sa
visite à l’îlet Ramier, puis son article sur la vanille et
enfin, son texte sur
le sport, elle étale tout son talent sur la toile.
Coco B. est
de sortie elle se promène dans l’état du Maryland et nous ramène dans les lieux qu’elle visite et festival auquel elle
assiste. Quelques petites news en direct des USA.
Les sorties de Coco B., ses news du mois.
Evariste
Zephyrin est parcouru de multiples émotions, qui se traduisent
par des récits ou des poèsies.
Les émotions et
les sensations d'Evariste Zephyrin, ses poésies du mois
Edner
saint Amour se veut le poète de l’universel, il parle de paix,
d’amour, des
injustices. Il parle de son quotidien, poétise en
français ou en créole. Son
regard sur le monde est particulier.
La vision
d’Edner saint Amour, ses dires du mois.

Mariam
SERI-SIDIBE est docteure es parologie, experte en kankan, elle
détourne
l’actualité en provenance de Sarkoland pour Grosland News
International, l’hebdomadaire qui vous
démange les oreilles.
Mariam se lâche, ses parodies du mois
Marie
Desoie la femme
à la koukoune libérée nous offre
après ces vacances deux textes, pas pour les enfants. Ils n’ont
qu'à passer leur
chemin, seules grandes personnes sont conviées à
s’encanailler en lisant son
histoire de queue et l’hommage qu’elle rend à sa koukoune.
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Germain Mazarin
Qui chante
cela ?
Mon
désir de te voir prêt de moi sourire
Me ranimer ma joie mon plaisir
De toi je n'ai que des souvenirs
Je donnerai ma vie pour ce
désir...
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La Douce
souffre de la canicule
Après sa
période écarlate habituelle, la douce respire à
nouveau Elle n'en pouvait plus
de toutes ses protections. Elle avait trop chaud un peu comme ce temps
caniculaire. Là aujourd'hui c'est libre de toute entrave qu'elle
évolue. Elle
hume la fraîcheur de l'air avec ravissement. De fait, elle se
sent légère et
reçoit avec bonheur l'agréable caresse de cette brise
d’été et pour parfaire «
la bonne respiration » de la douce, c'est sous une petite
robe sans
bretelle qu'elle se trouve aujourd’hui.
La
Douce gouttelle.
La Douce,
en ce mercredi matin commençait sagement sa journée de
labeur quand
soudainement, à l'issue d'une prise de contact avec l'objet de
ses pensées,
elle a été mise en éveil. Dès lors un
intense brasier l'animait au point que
son eau s'est mise à ruisseler le long de ses segments
dorés et finir sa chute
à terre. La vue de ses gouttes sur le sol a eu pour effet de la
faire repartir
de plus belle. Décidément la matinée prenait une
drôle de tournure.
La
Douce est vorace
Il est
midi la Douce à chaud et elle ressent une énorme faim. En
proie à un immense
appétit, la Douce est fébrile et souhaite être
remplie le plus rapidement
possible. L'émotion est si intense qu'elle en est même
violente.
Apres
quelques minutes de déchaînements extrêmes, la Douce
enfin repue, s’en va
plonger dans le calme et s'adonner à une sieste bien reposante.
La
Douce
se fait peinturlurer.
La douce
en cet après midi d'été où il fait
particulièrement lourd a connue une
initiation à la peinture assez
originale. Elle s'est en effet laissée peindre sans retenue,
jamais elle
n'aurait cru qu'un pinceau puisse procurer d'aussi exquises sensations.
Maintenant
elle peut affirmer que l'art pictural est un vrai plaisir des sens.
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Peinture
& Photographies
La Baie de
Fort de France depuis les hauteurs de Redoute,
Sylvie Osophé marque le paysage de son empreinte.
Un
manège - chouval bwa – vous plonge dans vos
souvenirs d’enfant,
revoyez-vous pour ceux qui ont l’age, à un moment ou
le chouval bwa tournait dans le manège :
photographies de K'tryn M.S.
Le tour
des yoles rondes de la Martinique : photographié par
K’tryn M.S., Evariste Zephyrin est aux commentaires.
Flamboyance :
une composition tout en fleur et en
couleur par Evariste Zephyrin.
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Phrases du
mois
La
prétentieuse : - Tu sais je
ne suis pas une bonne fumeuse de cigare mais
pour la pipe,
c'est autre chose !
- Tu
préfères la pipe ! Franchement j'aurai du m'en
douter !
Oui
précisément la made in Madinina
La
pudique en bouche : - Si mais
parfois c'est comme un tsunami l'onde qui se répand sous les
eaux réveille une
vague gigantesque d'émotions positives.
La
petite négresse : Wouaaay!!! bondié lanmou a
ka chayé mwen. Mwen douèt ka fè
allergi pass sa pa ka allé mwen.
La
philosophe empêtrée : - Autrement j'ai fini ce
que je faisais dans 20 minutes.
La
charmeuse : - Et toi le musicien qui joue mes notes et tu me
perçois et
tu joues de mes notes.
La
petite négresse : - J'ai fait le vide à Berlin, je suis
une
femme renouvelée (ça ne te rappelle personne ?), je suis
sage !
La conseillère : - Justement, c'est parce qu'elle
n'est pas en position écartable, donc son esprit est
étriqué. Il faut qu'elle écarte.
La
Belle : - Quelque
soit l'endroit où je serai je me sentirais aussi seule ma
« beauté »
est une fatalité. Oui ma beauté est une fatalité
dans le sens ou elle crée des
jalousie chez les filles qui m'évitent et elle sert de faire
valoir aux hommes…
Ma
mère :
antyais telman kouyon ! lè la matnik di coupé sa, la
gwadloup ka di :
koupé sé pa assé, sé waché sa !
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La
cascade
Germain Mazarin
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