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LES
DECHETS TOXIQUES DEVERSES A ABIDJAN NE SONT PAS RADIOACTIFS, ASSURENT
LES
AGENCES DE L’ONU
Les
agences du système des Nations Unies
garantissent que les déchets toxiques déversés
dans certains quartiers
d’Abidjan et dont l’enlèvement a débuté le 17
septembre 2006 ne sont pas
radioactifs.
L’assurance
en a été donnée mardi au cours d’une
conférence de presse conjointe animée par le Coordinateur
humanitaire des
Nations Unies, Abdoulaye Mar Dièye, les représentants du
Fonds des Nations
Unies pour l’Enfance (Unicef), Oomar Youssouf, de l’Organisation
Mondiale
de la Santé (OMS), Dr Komala Siamévi, du Bureau de la
Coordination Humanitaire
(OCHA), Besida Tonwe et Pierre Gelas de l’ Equipe des Nations Unies
chargée de
l’Evaluation et de la Coordination en cas de catastrophe (UNDAC).
Dans ses
propos liminaires, M. Dièye a
expliqué que cette conférence revêtait un
caractère spécial du fait de la
situation humanitaire dramatique de la Côte d’Ivoire et surtout
parce que sa
tenue coïncidait avec la célébration du 4è
anniversaire du déclenchement de la
crise ivoirienne. Une crise qui a rendu la situation humanitaire encore
plus
difficile que par le passé. Dans un tel contexte,
l’arrivée des déchets
toxiques a rajouté à la détresse des Ivoiriens.
C’est pour cela qu’il a
qualifié de crime odieux leur arrivée sur le territoire
ivoirien. Un acte en totale
contradiction avec les consciences humaines.
Réitérant l’indignation du système onusien
face à ce désastre, le coordonnateur humanitaire a
assuré le Gouvernement
ivoirien et les victimes de la solidarité de la
communauté internationale et de
sa volonté à poursuivre son aide qui s’est d’ailleurs
manifestée par une
réaction rapide. Le soutien aux victimes et au gouvernement
s’est exprimé à
travers des actions d’envergure dont l’envoi d’experts pour
déterminer la
nature des déchets déversés, l’octroi de soins
médicaux d’urgence et de
médicaments pour soulager les personnes touchées
à divers degrés.
Dans le même sens, le Représentant de
l’Unicef, M. Oomar Youssouf, a indiqué que l’ensemble du
système, outre l’envoi
d’experts de l’UNDAC suite à une demande du coordonnateur
humanitaire, avait
mis en place un mécanisme d’aide au sein d’un programme
d’urgence doté de
médicaments et de moyens logistiques pour pouvoir recevoir les
milliers de
malades qui ont afflué vers les centres médicaux. Il a
assuré que des
dispositions avaient été prises pour permettre, en cas de
besoin, la
relocalisation des personnes menacées par les effets des
déchets toxiques. A
cet effet, un appel de fonds a déjà permis de recueillir
un million de dollars.
M. Youssouf n’a pas manqué, à cette occasion, de saluer
l’action de la presse
dont l’apport louable a permis de ne pas alarmer la population en
relayant les
informations vraies. Il a par ailleurs appelé la population en
colère à ne pas
entraver le travail des différents experts en érigeant
des barrages sur les
routes.
De son côte, le Représentant de l’OMS,
Komlan Siamévi, a indiqué qu’en plus des
médicaments offerts, sa structure
poursuivait la surveillance épidémiologique afin de
réduire les risques de
contamination. A cet effet, elle appuie la Société des
Eaux de Côte d’Ivoire
(SODECI) dans le contrôle de la qualité de l’eau qui,
selon lui, est
aujourd’hui parfaitement consommable. Elle veille aussi à la
qualité de la
chaîne alimentaire et assure le suivi des personnes atteintes et
de celles qui
vivent non loin des sites identifiés.
Le chef d’équipe de l’UNDAC, Pierre Gelas, a
pour sa part, indiqué que son équipe
multidisciplinaire était à
pied d’œuvre depuis le 11 septembre dernier, suite à une
demande du
Gouvernement ivoirien. A ce titre, l’UNDAC qui devait terminer sa
mission
mardi, a permis, comme elle le fait en cas de catastrophes identiques,
de faire
le suivi quotidien, de soutenir et de renforcer toutes les
initiatives du
Gouvernement, de dresser une cartographie fiable des sites
pollués et
d’indiquer comment peut se faire la dépollution. C’est sur ces
éléments que la
société privée française chargée de
récupérer les déchets toxiques a pu entamer
son travail dimanche dernier.
Après le départ des experts de l’UNDAC, le
travail de coordination sur la question va se poursuivre, a
assuré la
représentante d’OCHA, Mme Besida Tonwé. Des informations
détaillées seront
constamment données afin de permettre aux uns au autres de
savoir à moyen et
long terme ce qu’il est en est de la question des déchets
toxiques. Un plan
d’action sera ainsi élaboré pour le suivi de
l’état sanitaire des uns et des
autres et vérifier de façon constante le degré de
toxicité des déchets,
a-t-elle précisé.
L’hydrogène sulfuré qui est la principale
composante de ces déchets s’est évaporé et ne
contient pas de substances
radioactives qui auraient pu constituer un risque majeur pour la
population.
Cependant, des recherches sont encore en cours pour situer dans un
avenir
proche les risques que peuvent causer sur la santé et les
aliments les autres
composantes des déchets toxiques à savoir le mercaptan et
les phénols.
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