Menace
sioniste contre le Venezuela
Basem
Tajeldine
Traduit par Maria
Poumier
Il
fallait s’y attendre [0]. Les profondes convictions humanistes et la
solidité
morale du commandant Chávez, rayonnantes lorsqu’il
dénonce les atrocités
que commet systématiquement l’État d’Israël contre
les peuples arabes, ont
énervé les cerbères de l’enfer,
l’impérialisme et le sionisme international.
Les sionistes du monde entier ont réagi face à la stature
politique
internationale imposante du président Chávez en
l’accusant de « démoniser
l’État d’Israël », comme ils disent, et de
« déguiser son
antisémitisme en termes d’antisionisme »
(Déclarations de l’agence
sioniste internationale de l’Anti Defamation League, dont le
siège est à New
York, 09/08/2006). C’est de la même façon, et bien plus
tôt, qu’avait réagi la
Confédération d’Associations Israélites du
Venezuela, le conclave sioniste
local. Ces deux organisations ont évoqué la
possibilité que ces positions
constituent une importation du conflit dans le pays. L’ADL est
allée encore
plus loin, précisant que « ces positions pourraient
être utilisées par
d’autres comme prétexte pour justifier la violence contre les
juifs au
Venezuela ». Voilà plusieurs fois que le
sionisme international fait
ce genre de déclarations. Il faut se souvenir que, dans un
passé récent, le
Centre Simon Wiesenthal (instrument du sionisme international qui
siège à New
York [1]) avait osé accuser le commandant Chavez
d’antisémitisme. Voilà donc
plusieurs fois que le sionisme international pratique
l’absurdité avec ce genre
de déclarations.
Le 2
décembre 2004, cette même organisation avait émis
un communiqué dans lequel ils
condamnaient la perquisition coordonnée par les services de
renseignement de
l’État vénézuélien contre le Club
Hébraïque de Caracas, parce qu’il y avait des
indices très sérieux qui impliquaient des membres
sionistes dans l’assassinat
du courageux procureur Danilo Anderson [2].
Danilo Anderson
Dans le
même communiqué, ils accusaient également le
gouvernement bolivarien de
persécutions contre les juifs du Venezuela. Mais ils devaient
bientôt se faire
plus discrets lorsqu’il fut prouvé que dans l’assassinat du
procureur Anderson,
ce sont exactement les méthodes du Mossad (Service de
renseignements israélien)
contre les dirigeants de la résistance palestinienne qui avaient
été
appliquées. Il n’était pas de l’intérêt pour
l’organisation sioniste en
question de se voir impliquée à ce moment dans les faits.
Il ne faut pas
oublier non plus la participation active de membres de cette
organisation dans
les journées sombres du coup d’État des 11 et 12 avril
2002, particulièrement
le rabbin Pinchas Brenner[3] et le trafiquant d’armes et de mercenaires
colombiens
Isaac Pérez Recao [4].

Isaac
Pérez Recao
Mais la
nouvelle menace entraîne des actions dangereuses qui
s’insèreraient
parfaitement dans le plan de déstabilisation et de diffamation
du commandant
Chávez, d’autant plus que dans cette année
électorale l’opposition servile fait
feu de tout bois pour porter atteinte à la révolution.
L’accusation
d’antisémitisme contre le dirigeant bolivarien cache un plan
macabre. Les
actes terroristes perpétrés par le Mossad
israélien pour justifier sa cause
criminelle, et portant atteinte à la communauté juive
elle-même sont
suffisamment connus. Et le présent, étayé par un
leur recours systématique au
crime, nous rappelle l’alliance historique du sionisme allemand avec le
nazisme
[5]. Les attentats en Irak, en Europe et ceux qui ont été
perpétrés en
Argentine récemment [6] comportent des indices prouvant qu’ils
ont été
provoqués par le Mossad. En conclusion, la communauté
juive du Venezuela, tant
en la personne de membres de l’opposition que de
révolutionnaires [soutenant le
gouvernement de Chávez], pourrait être bientôt la
victime directe d’une action
de déstabilisation.
Notes
de la traductrice
[0] Les
phrases en gras, communiquées par l’auteur, correspondent
à celles qui ont
disparu de la version publiée en espagnol par www.aporrea.org
et www.rebelion.org. Or elles
sont
importantes pour bien comprendre le raisonnement de l’auteur.
[1] Le Centre
Simon-Wiesenthal a esssaimé depuis Los Angeles à New
York, Tel Aviv, Paris et
Buenos Aires. C’est de là qu’était partie en 2005 la
campagne contre Hugo
Chávez l'accusant d’antisémitisme. Le centre a
par la suite présenté
ses excuses à Chávez. Voir l’article de Viktor
Dedaj.
[2] « Le
procureur général du Venezuela, Danilo Anderson, a
été assassiné le 19 novembre
2004 à Caracas. Il instruisait le coup d’État
manqué d’avril 2002 et venait de
mettre à jour les responsabilités des USA, de l’Espagne
et de plusieurs États
étrangers. Quelles que soient les personnes qui l’ont
éliminées, il est peu
probable qu’elles aient agi sans l’aval, sinon les ordres, de la CIA.
Pour l’opinion
publique latino-américaine, ce crime marque le retour aux
assassinats
politiques que la CIA avait abandonnés depuis la
présidence Carter » in : La
CIA derrière l’assassinat de Danilo Anderson ? par Marcelo Larrea .
[3] Grand
rabbin de Caracas ; son fils est importateur d’armes
israéliennes. On peut lire
au sujet de Pynchas
Brenner ceci : « Among those making statements was the
president of the
Active Consciousness Foundation, the rabbi and highest representative
of the
Jewish faith in the country, Pynchas Brenner. According to El Nacional,
Brenner
declared from Maracaibo that respect for private property has existed
since
ancient times, otherwise the sacred scriptures would not have mentioned
respect
for this right in one of the main commandments: "you shall not
steal". And he added: "this is a commandment of God which implicitly
recognises the right of private property as a basic human right which
cannot be
taken away". As always, this is part of the strategy of the ruling
class
to try and present this system of oppression we live under, as one that
has
always existed and that shall exist forever, like a kind of law of God”
(résumé
rapide : le rabbin considère que le commandement biblique “tu ne
voleras point”
signifie que la propriété privée est
sacrée, ce qui justifierait son opposition
“religieuse” aux nationalisations des resources
pétrolières du Venezuela, par exemple)
.
[4] Isaac
Pérez
Recao est l’héritier d’un magnat du pétrole
vénézuélien. Le procureur
Danilo Anderson le poursuivait pour avoir financé le coup d’Etat
de 2002,
destiné à renverser le président Chávez. On
avait saisi un arsenal conséquent
chez lui.Pérez
Recao est maintenant dans le collimateur de la justice
vénézuélienne pour sa
participation à l’attentat meurtrier contre le procureur Danilo
Anderson, tué
dans l’explosion de sa voiture. En
savoir plus
[5] Pour
un exposé simple et documenté sur l’étape de
collusion entre le mouvement
sioniste européen et le gouvernement hitlérien, voir
Alain Coutte, Hitler, la
marionnette des sionistes, éditions eurominorités 2005.
[6] Il s’agit des
attentats contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires en
1992
et contre le centre communautaire AMIA en 1994. Voir sur Tlaxcala.
source