pyepimanla





accueil
Accueil actualites
Actualités forum
Forum annonces
Annonces archives
Archives

Histoire de manipulation

mani

Mouyabi

De nombreux érudits du monde Noir en quête de la renaissance kémitique ont de tout temps planché sur la situation apocalyptique de l’Afrique et l’état de décrépitude du peuple Kémite en général. Certains ont proposé des pistes de réflexion pour expliquer le constant retard de ce continent en ne se penchant que sur les causes directes et objectives (économiques, politiques etc.), proposant de fait des solutions partielles. Je pense entre autre au livre écrit par Axel KABOU titré, Et si L’Afrique refusait le développement ? Selon Axelle KABOU, les Africains alphabétisés ont été dressés "pour percevoir la tradition et la modernité comme des valeurs conflictuelles". "Appliquée à l’Afrique d’aujourd’hui, la notion d’aliénation culturelle est un mythe ayant pour fonction d’instaurer un climat de résistance à la pénétration d’idées nouvelles dans les mentalités". (p 94). Qui plus est, pour Axelle KABOU, les Africains ne sont pas préparés à revivifier leurs valeurs de civilisation par des apports extérieurs ou par la recherche scientifique :
"La vérité c’est que les Africains n’y ont pas été préparés, au contraire". "L’image d’un Japon se développant par entrisme, ingurgitant fiévreusement tous les éléments exogènes susceptibles de le hisser au rang de puissance mondiale, investissant autant que les puissances industrielles dans la recherche scientifique, ne s’appliquent pas à l’état psychologique actuel de l’Afrique. L’Afrique hait les chercheurs (...) Or en trente années d’indépendance, l’Afrique n’a toujours pas effectué l’inventaire de ses valeurs traditionnelles objectivement dynamiques qui pourraient, non seulement constituer le fondement solide de politiques cohérentes de développement, mais aussi servir à minimiser les effets pervers de la domination extérieure".

Dans un autre livre écrit cette fois, P. HUGON, L’ECONOMIE DE L’AFRIQUE, (Edition : La Découverte), passe en revu les différents aspects techniques de l’économie, il s’interroge sur la manière dont l'économie de l'Afrique a-t-elle évolué depuis la colonisation et après les indépendances ? Pourquoi la productivité a-t-elle tendance à stagner et la compétitivité extérieure à reculer ? Les instruments de l'analyse économique sont-ils efficaces pour rendre compte de l'économie africaine ? Pourquoi les pays africains ont-ils eu des trajectoires économiques aussi diverses ? Quelle est la responsabilité des facteurs internes et internationaux dans les trajectoires des sociétés ? Quelles sont les perspectives de l'économie africaine ? Les objectifs du millénaire du développement seront-ils atteints ? L'Afrique refuse-t-elle le développement ?
Cette synthèse est utile à tous ceux qui pensent que l'Afrique n'a pas seulement besoin de compassion et qui souhaitent trouver des réponses aux questions soulevées par l'étude de son évolution.
Il y a tant et tant de productions intellectuelles aussi brillantes les unes que les autres et les citer toutes ne nous avancerait pas outre mesure. Ceci étant, je tiens à souligner que beaucoup d’autres personnes ont écrit de brillants opus appelant les dirigeants africains à plagier les modèles de réussite des autres nations, le modèle le modèle occidental a été le plus plagié et la mode aujourd’hui est de s’inspirer du modèle asiatique avec la réussite du Japon de la Chine etc. Mais malgré les productions intellectuelles savantes apparemment rien n’y fait ni les individus, ni les productions intellectuelles les plus émérites et les dirigeants bardés de diplômes parachutés à la tête des Etats. La pensée néo-libérale conduit à exploiter de manière outrancière les richesses de l’Afrique et à thésauriser les fonds en occident. Le résultat reste somme toute pathétique voire pitoyable. Inexorablement le continent s’enlise et le peuple continue sa course folle vers sa perdition.

Une approche différente du problème Noir et Africain en particulier peut laisser penser que le retard de l’Afrique peut avoir d’autres causes : A mon humble avis, il serait peut-être plus avisé de penser que ce dernier est dû en partie à l’aliénation mentale dont est victime le peuple Noir. Une aliénation séculaire savamment mise en place et maintenue à travers des générations depuis l’esclavage jusqu’au néo-colonialisme et qui produit les résultats déplorables que nous connaissons de nos jours, une Afrique exsangue et un peuple affamé, malade et en perdition. Au fil du temps, l’Afrique et les Africains sont devenus bien malgré eux de simples images de l’occident, subissant l’influence des occidentaux sous toutes les formes possibles et imaginables. Comment arrive-t-on à ce tableau apocalyptique ? Voici un des axes directeurs de ce nouveau document.

D’après le frère Noir éclairé, Molefi Kete Asante, cette situation de subordination est le résultat des séquelles inconscientes d’un profond traumatisme collectif dont les causes sont liées à un contact hostile entre deux consciences dont l’une est traumatisante et l’autre traumatisée par l’humiliation et la négation de son essence humaine.

D’après son analyse, suite à un contact hostile, l'individu acquiert un certain nombre de frustrations et de complexes plus ou moins refoulés, parce qu'il ignore la puissance de son patrimoine historique. Va donc germer dans son esprit une conscience frustrée, fruit de ce contact hostile, parce qu'on ne lui a renvoyé qu'une image dévalorisante et infériorisante de son humanité profonde et de ses ancêtres. Il s'en suit alors une négation radicale de la conscience de soi qui va intérioriser cette hostilité et assumer sa déconstruction et sa destruction.

Ce processus connaît généralement les étapes suivantes :
La Négation du sujet : l'individu sujet, se projette en objet (il n'est point le centre de sa pensée et analyse le monde selon le système de valeurs d'un autre),
L'aliénation du sujet : l'individu rejette plus ou moins consciemment son originalité culturelle,

L'assimilation : l'individu veut absolument ressembler à la conscience hostile qui lui sert de modèle,

La désintégration : l'individu se projette dans la conscience hostile et chercher à l'imiter sur tous les plans (langage, gestuel, lissage des cheveux, épiderme blanchi etc).

D’après lui, il existe une troisième alternative possible propre à ceux qui résistent à la pression psychologique des aliénants : l'individu va chercher à se marginaliser pour ne pas céder à la pression psychologique le forçant à ressembler à la conscience agressive mais tout en ayant malheureusement intériorisé frustrations et sentiments d'infériorité, fruit du contact hostile. Ceci fonctionne encore une fois, parce qu'il ignore la puissance de son patrimoine historique ancestral.

Ceci pose donc la question de savoir comment partant de deux êtres humains nés libres, égaux en droits, l’un arrive à s’octroyer des droits sur l’autre au point de le réduire au statut d’un être infrahumain.
Cette situation à mon sens est liée à un moment donné au rapport de force qui peut exister entre eux.

A l’époque coloniale par exemple, les colons qui s’emparaient d’un territoire plantaient le drapeau de leur pays. De cette manière ils marquaient que cette île, cette plaine, ces forêts étaient sous la juridiction de la Couronne d’Espagne, de France ou du Portugal. Ensuite, ils pouvaient tracer les limites d’un champ et se considérer comme propriétaires. Qu’importe si cela pouvait coûter la vie de milliers de « sauvages » installés là auparavant ! Dans cet ordre d’idées, le Congo démocratique ancien ZaÏre n’a jamais été qu’un don du roi de France à son homologue de Belgique. On peut donc se poser la question de savoir si ce n’est pas d’abord un rapport de force inégal qui a instauré une répartition de la terre, rapport que le droit est venu sanctionner ensuite ? Si c'est le cas, pourquoi devrions-nous respecter la propriété d’un peuple par un autre puisqu’elle ne repose que sur la force et qu’elle conduit à l’annihilation des peuples? Pourtant ce droit adjugé par certains peuples sur les autres a été payé cher dans le cas des Noirs en particulier, l’esclavage, les conquêtes, la colonisation, le néo-colonialisme, dont les tribus africaines ont fait les frais.
Le temps finit par agir, la coutume s’inscrit en habitude, la religion panse les plaies et prône le pardon : bref, il y a des facteurs de légitimation qui font oublier ce qu'ont pu être les origines de cette subordination, c'est à dire des rapports de force. Au bout de dix, vingt ans, quarante ans, cent ans, ce qui a été volé peut finir par être considéré comme la propriété légale du voleur y compris lorsque cette propriété est la dignité d’autres êtres humains. Et l’arrogance avec laquelle certains agissent ou s’expriment du peuple Noir en est la preuve évidente.

N’est-ce pas le cas qui a failli se produire avec des trésors de guerre nazis ? Les avoirs juifs en Suisse? Mais qui réclamera la note des injustices subies par l’Afrique et les Noirs ainsi que le pillage présent ? Sommes-nous en droit de les réclamer ? Cela a-t-il un sens de réclamer réparation par rapport à l’histoire ?
Au bout du compte, la coutume, l’habitude, finit par faire accepter une situation, un rapport, qui ont été instaurés par la force. Or si le droit est la sanction après-coup d’un état de fait qui résulte du rapport de force, il semble qu'il est aussi l’expression de la force. Il suffit d'un autre rapport de force, d'une révolution, et il y aura un nouveau rapport de droit. Si ceci nous éloigne un peu du présent sujet cet aparté a le mérite tout au moins d’apporter des éléments explicatifs de la subordination collective des Noirs.
Kamau Johnstone Kenyatta bien connu sous le pseudonyme de Jomo Kenyatta qui longtemps milita pour l´indépendance du Kenya rédigea en 1938 un livre intitulé Au pied du mont Kenya. Incarcéré par les Britanniques qui l´accusaient de soutenir l´organisation secrète des Mau Mau, Jomo Kenyatta laissa à la prospérité cette phrase célèbre qui dénote son profond désir pour un maintien en éveil de la conscience Noire:
"Lorsque les Blancs sont venus en Afrique, nous avions les terres et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts, les Blancs avaient la terre et nous la Bible."

Si je me suis permis de citer ce patriote de la première heure, c’est pour attirer l’attention du lecteur sur les subterfuges dont se servent certains individus malveillants pour arriver à leurs fins. Dans ce propos de Kenyatta les individus malveillants convoitant les terres se servent de la bible et de la prière (yeux fermés) pour arriver à leurs fins.

Dans mes précédents textes "l’Afrique des Apparences", "L’assimilé" et "Les 7 mythes du Noir", j’aborde les différents aspects de cette aliénation et les conséquences sur le retard de l’Afrique. Bien avant moi cependant, Frantz Fanon à travers son œuvre phare "Peau noire, masques blancs" et surtout Cheick Anta DIOP ont mis le doigt sur cet épineux problème dont la résolution préalable à mon sens est la clé de voûte d’une réelle renaissance africaine et de l’Homme Noir en général.

Lors de la conférence de Niamey en 1984 notamment, Cheick Anta DIOP soulignait déjà ce problème et s’adressait de la sorte à son auditoire qui lui posait la question de savoir pourquoi l’occident ne reconnaît pas le peuple Kémite : « …L'aliénation culturelle finit par être partie intégrante de notre substance, de notre âme et quand on croit s'en être débarrassé on ne l'a pas encore fait complètement. Souvent le colonisé ressemble un peu, ou l'ex-colonisé lui-même, à cet esclave du XIXème siècle qui libéré, va jusqu 'au pas de la porte et puis revient à la maison, parce qu'il ne sait plus où aller. Il ne sait plus où aller... Depuis le temps qu'il a perdu la liberté, depuis le temps qu'il a acquis des réflexes de subordinations, depuis le temps qu'il a appris à penser à travers son maître (...)

Anta Diop souligne donc ici le fait que notre subordination actuelle est liée au fait que nous pensons comme ceux qui ont disposé de nous et nous dictent insidieusement et inconsciemment leurs valeurs qui ont fini par être les nôtres.

Cet extrait de la conférence de Niamey peut être complété par cet autre qui force le respect face à la clairvoyance d’ANTA :

"…on mène contre nous le combat le plus violent, plus violent même que celui qui a conduit à la disparition de certaines espèces. … »

Ce second extrait fait état du rapport de force dont je parlais préalablement mais également il souligne que ce rapport de force est présent et se perpétue. On mène contre nous un combat qui vise simplement à nous maintenir solidement arrimé aux valeurs des autres. De cette manière là, nous ne pouvons pas penser par nous-mêmes mais uniquement comme notre maître inconscient nous y oblige.

Le défi de ce document est donc, non pas de répertorier les conséquences des différentes formes d’aliénation de l’homme Noir, mais de mettre en lumière le combat violent dont parlait Anta DIOP, de montrer comment l’utilisation de certains outils du savoir sur l’Etre humain à des fins discutables peut conduire à l’annihilation des consciences et des peuples. Ce document vise à montrer comment sont mises en œuvre certaines techniques et comment elles contribuent à maintenir les Noirs dans cet état de constante subordination. Une subordination qui est devenue à bien des égards congénitale et collectivement assumée comme un fait irréfutable et patent. Il suffit de se baisser conceptuellement pour ramasser des exemples patents qui fourmillent à tous les niveaux de nos structures sociales et étatiques.

Je ne prétends pas réécrire dans ce qui va suivre, ce que tous les érudits Noirs en psychologie et en sociologie savent déjà mais simplement mettre à la disposition des générations présentes et futures un document qui permettra, je l’espère tout au moins de reconnaître certains gestes, certaines attitudes apparemment anodines mais qui sont des drogues pour la conscience. Dans cette logique, je propose d'argumenter sur les techniques de manipulations car c’est bien de cela qu’il s’agit. Je propose de m’étaler dans un premier temps sur les techniques de manipulation individuelles et secondairement sur les techniques de manipulation de masse.

Avant d’aller plus loin et d’éviter toute confusion possible, la manipulation mentale d'un individu ou d'un groupe d'individus se définit comme une tentative de prise de contrôle de l'esprit et du comportement, à partir de techniques de persuasion et de suggestion mentale. La manipulation mentale est une manœuvre, une pratique louche en vue d’exercer une emprise à l’insu d’un individu ou un groupe. L'insistance sur certains points de l'esprit permet de contourner l'autocritique de la personne, c'est-à-dire sa capacité à juger ou à refuser des informations. Certaines religions ou sectes utilisent des méthodes de manipulation mentale, notamment la secte Aum Shinrikyo pour ne citer que celle-là qui faisait porter des appareils expérimentaux à ses adeptes, qui les assénaient d'électrochocs, une technique inspirée de la psychothérapie du XIXe siècle.

En règle générale, les points sur lesquels la manipulation mentale se base sont :
o l'émotionnel (par exemple les peurs, l'affection, les espoirs) et l’instinctif.
Beaucoup de religions vont se servir de ce principe en invoquant, le diable, l’amour du prochain, la résurrection, le paradis etc.
o le répétitif, la pression physique, morale et mentale, individuelle ou de groupe.
Le conditionnement va se faire ici à coup de prières, de messes, de rituels, du sentiment de culpabilité, le péché sera mis en avant et il faut prier Dieu pour demander pardon etc.

o l'exploitation des biais cognitifs, par de fausses informations, des simplifications rhétoriques, des paralogismes (Raisonnements faux, tenus sans intention d’induire en erreur à la différence du sophisme) et des sophismes.
Cette partie est la plus malveillante car elle use de l’ignorance et du manque de recul des personnes manipulées. Alors tout un jargon technique est mis en place et des termes comme alléluia, amen, ite misse est, le christ, la foi sont invoqués tout en sachant qu’ils ne veulent rien dire et sont ce que le philosophe Allemand Hegel appelle, des illusions transcendantales. On use des sophismes c'est-à-dire des raisonnements faux, tenus avec l’intention d’induire en erreur (exemple Dieu est omnipotent dans ses attributs, c'est-à-dire qu’il est partout. Mais quand on parle de son lieu de vie, on le met au ciel). Il faut donc savoir si Dieu est au ciel ou partout et donc sur terre aussi. Avec un peu de recul cela relève de la juxtaposition diachronique des dogmes philosophiques qu’on usera selon les circonstances et le besoin qu’on a de convaincre. Le premier venant du Deus sirve Natura de Spinoza (Dieu c’est la nature) et l’autre l’application méthodique de la pensée dualiste de Platon, Socrate pour qui le monde de la perfection est celui des idées et donc puisque Dieu par définition est parfait donc de Dieu est au ciel.
Parfois ceux qui mettent au point de telles méthodes n’hésitent pas à se servir des philosophes comme

Aristote pour mettre au point des moyens pour désarmer la pensée rationnelle. Le performatif a ainsi été emprunté et abusivement utilisé, c’est à dire que l’énoncé d’un fait doit coïncider avec sa réalisation. Exemple que ce pain et ce vin se transforment en corps et sang du Christ. Le simple fait de le dire ne suffit pas rationnellement à transformer le pain et le vin en corps et sang mais la réalisation se fait chez le manipulé selon la volonté délibérée de ces manipulateurs.

La manière dont la bible est écrite relève simplement du discours de la propagande pour ceux qui ont étudié les techniques de communication et la propagande en particulier.

Puisque le mathématicien Kurt Gödel nous apprend qu’un système ne peut se suffire à lui-même il est donc utile pour valider le discours biblique de se servir d’autres sources du savoir comme l’archéologie, l’histoire, la génétique etc. Mais la confrontation du discours biblique à la vérité des sciences conduit à constater que les enseignements qui se veulent historiques ne sont que de pures fictions justes bonnes assez pour amuser les gamins.

Vous pouvez trouver d’autres exemples, si vous n’avez pas trop peur que votre âme soit confiée au diable mais dans tous les cas, il est important de savoir qu’on se fait tous manipuler surtout dans les endroits où on se confie.

o les principes de « récompense » et de « punition », de « maître ».
Si tu ne te comportes pas bien tu iras en enfer,
Si tu te comportes bien tu iras au paradis,
Tu vivras la résurrection des morts, le salut etc.
Comme vous pouvez voir tout ceci est accessible à votre saine conscience.

Albert Kahn disait pourtant : "La dignité n'appartient à aucune collectivité humaine, la dignité intéresse toute la société humaine. Il ne serait ni équitable ni heureux d'imposer aux uns les institutions des autres alors que toutes ont révélé leurs lacunes." On est en droit de se demander pourquoi certains usent de leurs institutions et de leurs méthodes pour soit disant résoudre préalablement les problèmes d’autres collectivités humaines. Mais, il est bien connu qu’à comportement de moutons, réaction de berger.

Ces méthodes sont reprises par des individus, les entreprises, les groupes d’influences et des Etats à des fins personnelles, stratégiques, il s’ensuit donc pour les manipulés que nous sommes tous plus ou moins aujourd’hui les résultats que nous connaissons et que nous déplorons au plus haut point.

La libre prolifération encouragée des sectes en Afrique (de septembre 2004 à septembre 2005, 700 « églises » ont été créées au Bénin) après la mainmise des grandes religions chrétienne, musulmane et juive est devenue le seul exutoire pour des populations en quête de lendemains meilleurs face aux dilemmes d’un présent incertain et aux angoisses existentielles de plus en plus grandes avec la recrudescence des techniques presque imparables de vautours déguisés en sympathiques moines salvateurs.

La mise en place et le maintien à la tête des États d’individus lobotomisés et affiliés à des réseaux sectaires, mafieux et politico-financiers, choisis pour leur malléabilité et capables de participer activement à la paupérisation massive de l’Afrique. Ces sujets choisis puis instrumentalisés sont savamment triés sur des critères comme l’avidité pour le pouvoir et les biens matériels, un penchant pour l’ubuesque et le machiavélique prononcé. Après le travail de sape sur la conscience, ils sont mis sous perfusion pour servir les intérêts de l’occident et satisfaire leur ego. Cette mise sous perfusion du politique entraîne les peuples, les économies. Ce schéma permet de comprendre une part de l’état de déliquescence de l’Afrique.

Faute de s’assurer un niveau de vie décent, de nos jours beaucoup de Noirs et d’Africains se sont réfugiés dans les religions sémito-occidentales pour espérer le salut de leurs âmes. La conviction qui les anime dans leur démarche tranche singulièrement avec leur ignorance générale des techniques de manipulation. Alors comment les manipulateurs, ceux qui mettent en place ces systèmes d’exploitation et de soumission consciente et inconsciente opèrent-ils en ce qui concerne les sectes et les organisations religieuses de façade ?

La réponse est simple : en usant des systèmes psychologiques doux et/ou coercitifs qui ne sont autres que des programmes de modification du comportement qui utilisent la force psychologique de façon coercitive et ou douce, avec pour objectif d’enseigner et de faire adopter une idéologie ou bien un ensemble déterminé de croyances, d’idées, d’opinions ou de comportements. L’essentiel de la stratégie utilisée par les opérateurs de ces programmes consiste à systématiquement sélectionner, faire suivre et coordonner un grand nombre de différentes sortes d’influences coercitives, de tactiques sources d’angoisse et de stress sur des périodes continues.

Avant d’aller plus loin, je vous propose un petit florilège de techniques de manipulation simples tirées du livre Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens de Joule et Beauvois aux éditions PUG. Ces deux psychologues chercheurs décrivent dans un langage simple et efficace la théorie qui sous-tend ces techniques. Je vous invite à tester ces techniques sur votre entourage afin de prendre la réelle mesure de l’impact pernicieux de la manipulation que vous pouvez subir à votre insu.

1. Technique de manipulation 1 : Le pied dans la porte.
Cette technique consiste à demander un petit service qu'on ne peut refuser puis derrière à demander un service plus important.
Exemple : Votre voisin vous demande si vous pouvez vider sa boite aux lettres pendant qu'il est en vacances. Vous acceptez, puis quand il revient avec la clé, il vous demande en plus d'arroser ses plantes.

2. Technique de manipulation 2 : La porte dans le nez.
Le manipulateur vous demande dans un premier temps un service qu'il sait que vous allez refuser, puis derrière, il vous propose quelque chose de plus acceptable.
Exemple : Le patron de votre entreprise vous demande de venir tout le week-end pour traiter un dossier urgent. Vous refusez. Il vous propose alors simplement de travailler jusqu'a 23 heures ce jeudi; vous ne pouvez qu’accepter.

3. Technique de manipulation 3 : L’amorçage.
A utiliser avec finesse car cette technique frise le mensonge et l'illégalité et joue sur l'incomplétude du message.
Exemple : On vous dit que tel grand magasin propose des canapés pas chers. Quand vous arrivez, on vous dit qu'ils sont tous vendus alors qu'il est évident qu'ils n'ont jamais existé.

4. Technique de manipulation 4 : Le pied dans la bouche.
Le manipulateur use de formule interrogative de politesse pour amener une réponse positive.
Exemple : A une personne en bonne santé, on pose la question : Comment allez-vous ?

5. Technique de manipulation 5 : Le système peur-soulagement.
Le manipulateur a pour but de provoquer une immense inquiétude par mise en scène, menaces voilées etc., puis souvent à l'aide d'un comparse, change de ton .Mais attention, ce n'est pas la peur qui provoque la soumission mais le soulagement !!!
Exemple : C'est le couple gentil et méchant de policiers.

6. Technique de manipulation 6 : Le toucher de l'avant-bras.
C'est surprenant mais en ayant touché l'avant-bras sans provocation (éviter le regard fixe), on obtient par la suite plus facilement ce qu'on veut obtenir.

7. Technique de manipulation 7 : Même infime, votre participation est la bienvenue.
Une autre technique qui permet en moyenne d'obtenir plus que si on n’avait rien dit.

8. Technique de manipulation 8 : Classer émotionnellement le manipulé.
Exemple : Un quêteur de " la croix rouge " dira : Votre pharmacie est bien rangée, on voit que vous aimez prendre soin des gens.

La méthode générale consiste à faire croire au manipulé que c'est de lui que vient l'action à faire ; et surtout à lui faire faire un petit pas. Par nature, l'homme est congruent avec ses actions et il sera amené à continuer ce qu'il croit avoir entrepris de lui-même, parfois même jusqu'à sa propre destruction.
La méthode des bons sentiments est parfaitement appropriée.

La clé de voûte du manipulateur est de penser émotion et non logique.

J’espère pour vous que ce petit test a été concluant. Comme vous avez pu le remarquer, les techniques précédentes sont indolores mais ont toutes un impact inconsidéré et considérable sur la conscience du manipulé. Après ces techniques soft je propose maintenant de m’étendre sur la manière de forcer la décision notamment en ce qui concerne les personnes peu averties et souvent aux postes de responsabilités.

LE MANIPULATEUR EXPLOITE LA DISTANCE QUI VOUS SEPARE

Parfois on s’interroge sur les motivations qui ont conduit certains individus à signer tel ou tel contrat, tel ou tel document et on reste souvent sans voix. La signature des accords d’indépendance par les pays africains dans les années 60, les 22.000 pages des accords de l’O.M.C. qui ne garantissent pas les intérêts des pays africains, la signature des accords militaires factices pour armer et habiller des pays qui ont faim et permettre à des puissances colonisatrices de se débarrasser des vieilles armes des guerres mondiales sont autant d’exemples qui forcent à se poser la question de savoir comment ceux qui nous manipulent s’y prennent-ils ? Parmi les différents moyens qui existent, les spécialistes de la manipulation ayant étudié l’influence des distances entre le manipulateur et le manipulé. Ils savent que la distance séparant deux sujets peut être exploitée par le manipulateur. Ainsi lorsqu’on se trouve à une distance de :

v 40 cm de son interlocuteur, on est dans sa zone dite intime
v de 40 cm à 1.20 m on est dans la zone dite de connivence
v de 1.20 m à 2.40 m on est dans la zone dite sociale.

Ainsi, pour forcer la décision vous imaginez simplement la distance à laquelle certains vont choisir de se situer pour obtenir la signature d’un contrat par exemple. Ils auront au préalable joué de leur charme, offert des présents, mis en place une amitié de façade, reçu leurs interlocuteurs à grand pompe etc. Ils auront simplement joué sur le tableau de l’affectif et savamment préparé la conscience à prendre en douceur une drogue qui annihile l’esprit rationnel.

LE MANIPULATEUR JOUE AVEC SA VOIX

La voix désigne tout d'abord l’ensemble des sons produits par l'air sortant des poumons et du larynx émis par les vibrations des cordes vocales et modulées par leur passage dans le pharynx, la bouche et les lèvres: elle permet donc de parler, de crier et de chanter. La voix est une suite de vibrations qui se déplacent entre un locuteur et un auditeur. Mais elle est aussi porteuse de sens.

Par la parole, il y a un consensus : il s'agit d'un support sonore répondant à un code connu et partagé, un élément important de la communication. A ce titre, la voix est la transformation d'un phénomène mental en un signal sonore que l'on écoute, que l'on entend, que l'on enregistre, que l'on analyse et qui est porteur de sens. Ce vecteur sonore est, dans la communication, un élément important, mais il traduit aussi un vécu intérieur, élément particulièrement important pour le manipulateur. La voix est également le moyen de communication privilégié avec autrui, elle est le support du langage. Mais c'est aussi le vecteur de nos émotions ; elle traduit nos sentiments, reflète notre humeur, témoigne de notre état de santé physique et psychique. Par ses caractéristiques, elle révèle notre identité. La qualité des échanges, la séduction, la persuasion dépendent de la voix. Finalement, la voix et ses paramètres caractérisent une personnalité.
Les paramètres de la production vocale sont multiples, fréquence d’ouverture et de fermeture des cordes vocales, force d’expiration pulmonaire. Nous nous en tiendrons aux effets sur l’auditeur ou l’auditoire.

La « technique » vocale chez l’orateur, c'est-à-dire en situation de prise de parole en public, est qualifiée par les spécialistes de « voix projetée ». Elle implique d'autres phénomènes respiratoires, posturaux et émotionnels que ceux mis en jeu dans la communication courante. Autrement dit, la voix projetée a une intention d'agir sur l'autre; elle fait appel à une autre dynamique respiratoire et gestuelle. Elle exige d'une part, le réglage du débit respiratoire, du contrôle de l'expiration et d'autre part, la prise d'appui sur l'auditoire : la personne qui parle s'appuie sur ceux qui la regardent. En résumé, la voix n'est pas uniquement un phénomène mécanique : tout notre être physique, psychique et émotionnel est impliqué dans la voix projetée.

Certains individus malveillants ou non, ont très vite compris que maîtriser la parole peut être le premier outil de communication afin de la mettre au service de leurs projets y compris les plus douteux. Travailler sa voix pour se faire entendre et se faire comprendre en jouant avec celle-ci pour faire passer différents messages. Improviser en sachant s'adapter à des contextes différents tout en gérant ses émotions. Développer l'impact de sa voix, analyser sa respiration, jouer sur les différents registres vocaux, placer sa voix, maîtriser les débits etc. sont autant d’armes dont se servent les manipulateurs pour clarifier et pour finir pour imposer leurs discours.

Ceux qui se sont penchés sur le sujet savent que peu de personnes aux postes d’encadrement dans nos pays ont étudié tous ces aspects. La majorité de nos cadres en situation de négociation de contrats au service du bien collectif ne sait en général pas poser la voix et parle sur un ton monocorde, sans respirer ni lever la tête, ce qui pour l’auditeur a un effet soporifique garanti. Et le pire c’est qu’ils arrivent sur le terrain des négociations sans être armés suffisamment pour porter l’estocade au bon moment et défendre de la manière la plus juste nos intérêts. Malheureusement pour beaucoup des nôtres le rapport de force inconscient qui habille et habite ces moments en apparence festifs tranche avec la grande convivialité de circonstance. Les rapports de force entre individus donnent lieu, à un niveau politique, aux stratégies visant à la garde du pouvoir mais aussi à préserver les intérêts ou les valeurs du plus fort. Si nous allons en ayant perdu en esprit cet aspect primordial des choses, nous allons enchaîner pour des années de servitudes supplémentaires des générations futures.

Même en démocratie, le rapport de force est reconnu et maintenu au moyen de la fonction d'opposition officielle. Il ne s'agit pas de détruire l'adversaire mais de le convaincre. Cette démocratie délibérative suspend le rapport de force naturel original fondé sur la violence et menant à la guerre.

L’étude de la voix chez l’Homme permet de mettre en évidence que nous disposons de trois registres vocaux :

1. Le médium qui résonne dans le visage de l’auditeur.
2. L’aigu qui a un impact dans les yeux et les sourcils.
3. Les graves qui agissent dans la poitrine.

Dans la majeure partie des cas, nous n’utilisons que le medium.
Ainsi pour surprendre son interlocuteur ou son auditoire, les manipulateurs se servent souvent des aigus et d’un rythme grave posé. Les discours des hommes politiques occidentaux sont souvent très illustratifs à ce sujet. Ils usent de la hauteur, de l'intensité, du débit et des groupes rythmiques afin de varier l'impact sur l'auditoire.
Il est donc vivement conseillé aux personnes en charge des affaires publiques et de la gestion du bien commun de prendre acte des variations d’intonations des interlocuteurs, de la grande camaraderie, des ambiances festives dans lesquelles certains les plongent lorsqu’ils cherchent à forcer la signature de contrats dont les générations futures devront s’acquitter et perpétuer notre esclavage séculaire.

MANIPULATION DANS LES SECTES ET LES RELIGIONS

Si à ce jour en Afrique, nombre de personnes errent comme des zombis dans des cercles sectaires ou religieux (catholique, protestants, mormons, témoins de Jéhovah, Born again, Célestes, Kimbanguistes, Adventistes, Baptistes etc.) à la recherche d’un hypothétique salut, la neurobiologie démontre que l'humain est prédisposé au sentiment religieux. Une certaine molécule jouerait un rôle crucial.

Des neurobiologistes l'affirment: l'homme est programmé à croire en quelque chose de supérieur via la structure de son cerveau, et d'une molécule, dont le rôle crucial chez les croyants vient d'être identifié. C'est ce que nous apprend « Science &Vie », qui consacre un de ses numéros aux origines biologiques de la croyance. Blasphème? Ces travaux ne visent pas à contester l'idée du divin, prévient la revue. Ce que la science met en évidence, c'est simplement que nous sommes très bien équipés pour croire.

Dans l'aventure de la «neurothéologie», une étape décisive semble avoir été franchie par la neurobiologiste Jacqueline Borg et son équipe de l'Université Karolinska de Stockholm (Suède). Leurs travaux ont démontré que la religiosité (la propension à voir le monde comme habité par le divin) dépendrait du taux de sérotonine, un neurotransmetteur déjà connu pour être susceptible d'engendrer des états similaires à ceux produits par certains psychotropes :modifications de la perception sensorielle, hallucinations, sensation de fusion avec le monde. Soit les sensations que les mystiques éprouvent au cours de leurs états extatiques...

Il s'agissait de vérifier la supposition que ces expériences mystiques étaient sous-tendues par la sérotonine. Les travaux de la chercheuse vont dans ce sens: en soumettant à quinze volontaires quelque 240 questions permettant d'évaluer l'importance de vingt-cinq aspects fondamentaux de la personnalité (impulsivité, crainte de l'inconnu, etc.), Jacqueline Borg a remarqué que la religiosité était le seul paramètre corrélé avec la densité de sérotonine.

Pour autant, cette dernière n'est pas une «molécule de la foi»: «Si la croyance en Dieu peut être favorisée par l'action d'une molécule comme la sérotonine, elle ne peut en aucun cas se résumer à son action exclusive», commente Catherine Belzung, biologiste à l'Université de Tours (France).
La cartographie religieuse du cerveau de fait nous programmerait également à croire: c'est ce qu'a démontré en 2001 une expérience menée avec huit moines tibétains plongés dans un état de méditation débouchant sur une sensation de symbiose. On a remarqué que plus la méditation semblait profonde, et plus l'activité de la partie arrière supérieure du crâne était ralentie. Or il se trouve que l'une des fonctions de cette zone cérébrale permet de distinguer son corps de l'environnement et de s'orienter dans l'espace. D'où l’émergence, chez les moines étudiés, d'altérations et de la sensation de fusionner avec l'Univers. D'autres travaux indiquent qui plus est que ce serait tout un réseau cérébral qui serait mobilisé dans la tendance à ressentir une présence divine! L'émotion plus forte que la raison. La psychologie, pour sa part, a démontré que l'humain a une perception innée du monde qui fait la part entre le «surnaturel» et le réel. Si bien qu'en contredisant notre entendement, les croyances religieuses (miracles, entités invisibles...) provoquent une réaction émotionnelle forte qui, paradoxalement, nous conduirait tout naturellement à leur attribuer un «pouvoir explicatif supérieur». L'anthropologue Scott Atran précise que le surnaturel, soit le «monde contre-intuitif», ne doit pas être trop éloigné de la réalité pour être pris au sérieux, car le cerveau ne peut pas gérer de trop nombreuses entorses au réel. De plus, l'acceptation du surnaturel est favorisée par l'ambiance émotionnelle et collective des rites (musique, gestuelle, prière) et par le sentiment de sacrifice et de soumission. «Au bout du compte, l'émotion est plus forte, plus convaincante que la logique et la raison.»

Ceci étant, après cet aparté dans le domaine de la neurothéologie afin de bien comprendre ce qui dispose à une croyance ou pas, comment vont donc se servir ceux qui font des angoisses existentielles leur terreau et leur fond de commerce ? Ceci est très important comme approche car à partir du moment où on se coupe de la religion de ses ancêtres, on se force à voir le monde à travers le prisme d’autrui et de fait on se coupe de ses racines et on ne peut espérer être libre étant attaché inconsciemment à la domination mentale de l’autre.

LA PERSUASION COERCITIVE

La persuasion coercitive la plus répandue encore appelée réforme de la pensée est mieux comprise comme un système coordonné d’influence coercitive graduelle et de contrôle du comportement. Elle est conçue pour manipuler et influencer trompeusement et subrepticement les individus, habituellement au sein d’un groupe, dans le but pour les initiateurs du programme d’en tirer profit de certaines façons normales, soit financièrement, stratégiquement ou politiquement. Ces méthodes vont être utilisées chez nous à deux niveaux le premier les cercles dits ésotériques (mis en place pour contrôler les velléités des organes décisionnaires de nos pays) dans lesquels on va feindre de donner des enseignements liés à l’élite avec des approches que les manipulateurs vont vouloir savantes. Et, la seconde approche sera exotérique avec un discours truffé d’incohérence juste conçu pour embobiner les masses. Mais dans les deux cas les méthodes restent les mêmes à quelques détails prêts. La réforme de la pensée va se faire de manière coercitive ou douce.

La coercition est définie comme étant :
1- Forcer à agir ou penser d’une certaine manière,
2- Dominer, restreindre ou contrôler par la force,
3- Venir à bout de quelqu’un par la force.
4. Action de contraindre quelqu’un à faire quelque chose, et, spécialement à obéir.


La stratégie essentielle utilisée par ceux qui opèrent de tels programmes est de sélectionner systématiquement, de créer des enchaînements et de coordonner de nombreuses tactiques de persuasion coercitives sur DE COURTES PÉRIODES CONTINUES DE TEMPS.

Cette méthode est la plus utilisée par les mouvements religieux et sectaires. Non seulement elle participe au conditionnement des individus mais elle garantit aussi la mainmise des manipulateurs sur les manipulés. C’est donc une des chaînes mentales les plus puissantes pour les Noirs qui prient donc des dieux issus d’autres peuples avec tout ce que cela comporte comme biais pour la conscience tant individuelle que collective. Ou alors qui croient à toute une rhétorique savante qui est basée sur des mensonges ayant l’apparence de vérités non démontrées et indémontrables.

Dans ce type de programmes le sujet est forcé de s’adapter au cours d’une série de toutes petites étapes invisibles. Je me permets d’insister sur ce fait. Pour prendre un exemple concret, les Mormons se servent à cet effet de ce qu’ils appellent « le plan du salut », les témoins de Jéhovah vous rendent visite pour vous expliquer le contenu de leurs supports de propagande de la Watch Tower que sont par exemple "Réveillez-vous" et "La Tour de Garde". La finalité dans les deux cas est toujours de vous extorquer des fonds. 10% de vos revenus pour les Mormons et de manière plus subtile, les Témoins de Jéhovah vont vous laisser avec votre conscience pour le don.

Mais chaque minuscule étape apparemment anodine est destinée à être suffisamment petite de sorte que le sujet ne remarque pas les changements en lui-même ou n’identifie pas la nature coercitive ou douce des procédés utilisés. Les sujets, objets de ces tactiques, ne se rendent compte que bien après de l’objectif organisationnel caché du programme psychologique coercitif, s’ils le réalisent jamais. Ces tactiques s’emploient habituellement au sein d’un groupe d’amis et d’alliés de la victime, bien intentionnés mais qui ont été dupés. Cela empêche la victime de mettre en place le système de défense intérieur que nous utilisons habituellement dans le cas des situations d’agressions identifiées.

La pression psychologique de ces programmes a pour but de vaincre d’une part la capacité à faire preuve d’esprit critique et d’autre part la volonté de l’individu (à l’exception des incitations à émettre une opinion apprise). Les victimes perdent graduellement leur capacité à prendre des décisions autonomes et observent une attitude consensuelle inculquée. Leur esprit critique, défenses, processus cognitif, valeurs, idées, attitudes, conduite et capacité à raisonner sont minés par un procédé technique plutôt que par libre choix, rationalité ou encore la valeur ou le mérite inhérents aux idées ou propositions présentées. La tactique présentée ci-dessous correspond à la méthode coercitive. Mais si on enlève certains détails on retombe aisément dans la méthode dite douce.

Tactique 1

Augmenter la suggestibilité et ramollir l’individu par des techniques d’hypnose ou autres techniques augmentant la suggestibilité telles que: des exercices de fixation auditifs, visuels, verbaux ou tactiles sur une longue période. Répétition à l’identique d’activités routinières excessives, restriction du sommeil et/ou de l’alimentation.


Tactique 2

Mettre en place un contrôle sur l’entourage de la personne et établir à quel moment il a lieu et quelle est l’origine du soutien social, par un système de récompenses et de punitions démesurées. L’isolement est encouragé. Les contacts avec la famille et les amis sont réduits ainsi que tout contact avec des personnes qui ne partagent pas la façon de penser admise par le groupe. La dépendance financière ou toute autre dépendance du groupe sont favorisées.

Tactique 3

Interdire toute information qui ne confirmerait pas et toute opinion qui ne soutiendrait pas leurs théories lors de la communication de groupe. Il existe des règles sur les sujets qu’il est possible de discuter avec les gens de l’extérieur. La communication est très contrôlée. Un langage interne au groupe est souvent mis en place.

Tactique 4

Amener la personne à réévaluer de manière négative les aspects les plus déterminants de son expérience ainsi que sa conduite antérieure. Ces efforts sont destinés à déstabiliser et à miner la conscience, le sens des réalités, la vision du monde, le contrôle émotionnel et les mécanismes de défense. Le sujet est guidé de manière à réinterpréter sa vie et à adopter une nouvelle version de sa causalité.

Tactique 5

Créer un sentiment d’impuissance en soumettant la personne à d’intenses et fréquentes actions et situations qui minent sa confiance en elle ainsi que son discernement.

Tactique 6

Créer de fortes excitations émotionnelles négatives chez le sujet en ayant recours à des punitions non physiques telles qu’une grande humiliation, une perte d’avantages, l’isolement, des changements dans le statut, une forte culpabilité, l’anxiété, la manipulation et autres techniques.

Tactique 7

Intimider la personne au moyen de menaces psychologiques séculaires sanctionnées par le groupe. Par exemple il pourra être suggéré ou insinué qu’un refus d’adopter l’opinion approuvée, la croyance ou le comportement admis conduira à des punitions sévères ou de terribles conséquences telles qu’une maladie mentale ou physique, la réapparition d’une ancienne maladie, la dépendance aux drogues, l’effondrement du niveau de vie, l’échec social, le divorce, la destruction, l’incapacité à trouver un compagnon, etc.

Ces méthodes aliènent la pensée, magnifient des hommes au charisme "pervers" qui profitent des défaillances des personnes peu averties (souvent les personnes en difficulté sociale sont leurs proies faciles) qui leur ouvre les portes de leur "coeur" et l'effusion de l’esprit n’est autre que l’euphorie d’un viol psychologique ou tout un groupe accueille l’esprit en question avec le nom de Jésus, Bouddha ou Mahomet (leur fond de commerce préféré) à la bouche sans cesse...
La pression du groupe étant incroyablement puissante et les énergies qui sont dégagées suffisent en général à arrêter net toute velléité de penser par soi même.

Ces tactiques de violence psychologique sont appliquées avec une telle force que la capacité de l’individu à faire des choix libres ou qui lui ont été inculqués s’inhibe. Les victimes deviennent incapables de prendre les décisions normales, sages ou équilibrées qu’elles auraient très probablement ou du moins en temps normal prises si elles n’avaient pas été manipulées à leur insu par ces procédés techniques coordonnés. L’effet cumulé de ces procédés peut même être une forme plus efficace d’intimidation que la douleur, la torture, les drogues ou l’utilisation de la force physique et de menaces physiques et légales.

Pour parvenir à abandonner ces religions, ces sectes, il nous faut commencer déjà, par reconnaître que nous sommes inéluctablement conditionnés culturellement, que l'existence humaine est synonyme de conditionnement (avec ces aspects positifs et négatifs);

Si nous n'avons pas peur de mourir, si nous n'avons pas peur de vivre, si nous savons peser le pour et le contre de chacun de nos actes du corps et de l'esprit : ce que je fais en ce moment, peut-il être nuisible à moi, à mon prochain, à l'environnement ? Fort de cela personne ne pourra nous faire peur en brandissant des religions salvatrices ou des courants de pensées révolutionnaires pour nos âmes de nègres soi-disant perdues et impies.

En quoi la persuasion psychologique coercitive diffère-t-elle d’autres formes d’influences?

Les systèmes psychologiques coercitifs se distinguent d’un apprentissage social bénin ou de la persuasion pacifique par les conditions spéciales dans lesquelles ils sont menés. Ces conditions comprennent le type et le nombre de tactiques psychologiques utilisées, l’intensité de la manipulation interpersonnelle et environnementale, et la quantité de force psychologique coercitive n’a pas été si facile à percevoir et à définir. La loi a pris de vitesse les sciences physiques en autorisant la coercition à ne pas nécessairement impliquer la force physique. Elle a reconnu qu’un individu pouvait être menacé et contraint psychologiquement par ce qu’il perçoit comme étant dangereux, et non pas obligatoirement par ce qui est dangereux.
Des menaces de pertes financières, d’ostracisme social et de ridicule, entre autres choses sont tous reconnus par la loi dans des contextes variés comme étant des forces psychologiques coercitives.

Pourquoi les systèmes psychologiques coercitifs sont-ils nuisibles?
Les systèmes psychologiques coercitifs violent nos concepts les plus fondamentaux sur les droits élémentaires de l’homme. Ils violent les droits de l’individu qui ont été confirmés par de nombreuses déclarations internationales notamment la charte des Nations Unies adoptée par l´ASSEMBLÉE générale dans la résolution A (III) 217 du 10 décembre 1948.

En perturbant, intimidant et en réduisant au silence leurs victimes, ceux à qui profitent ces systèmes échappent aux dénonciations et poursuites pour des actes reconnus comme nuisibles et illégaux dans la plupart des pays tels que fraude, emprisonnement à tort, intimidation, servitude involontaire, infliger intentionnellement de la détresse émotionnelle, conduite monstrueuse et autres actes délictueux.

LE LOVE BOMBING

Le Love bombing (bombardement d'amour) est une démonstration délibérée et maligne, organisée, d'une intense affection envers un individu. C'est avant tout une méthode de manipulation mentale qui vise à rapprocher l'individu d'un groupe. Le Love Bombing est considéré comme l'un des éléments caractéristiques d'une secte : c'est une affection feinte, qui serait utilisée par de nombreuses sectes, notamment aux États-Unis, comme les Enfants de Dieu (Children of God). Mais l’importation de ces mouvements en Afrique donne donc l’occasion de toucher un mot sur ces méthodes.

L'Église de l'Unification (The Unification Church), une autre secte états-unienne, utiliserait cette méthode depuis sa création pour persuader les possibles recrues de venir visiter leurs "camps". Il s'agirait ainsi d'exploiter les faiblesses des gens; notamment les dépressifs ou les gens qui sortent d'une relation amoureuse chaotique. On parle souvent de manipulation mentale a propos de pratiques de "sectes" .Nous vivons dans un monde ou les techniques de marketing ou de publicité cherchent aussi constamment à exploiter nos points faibles je reviendrais sur certaines de ces pratiques ultérieurement.

LE GOUROUTISME

Le gouroutisme (ou gourouisme) est l'utilisation
par un gourou, pris au sens particulier de chef ou propagandiste d'une organisation ou école de pensée à tendance dominatrice, notamment une secte, de techniques de persuasion et éventuellement de coercition s'appuyant sur les faiblesses humaines et les travers collectifs, tant cognitifs qu'émotionnels, afin de recruter des adeptes et de s'assurer un pouvoir totalitaire sur eux.
Malgré tout ; certaines études contestées au profit des gouvernements abordent le phénomène des gourous au sens de personnes se présentant comme détenteurs d'une vérité absolue qu'eux seuls détiennent (grâce à une révélation, par exemple) et qui leur permettent d'exercer un pouvoir totalitaire sur les membres de leur secte.

Ces études largement diffusées au sein des administrations (police, justice, éducation, jeunesse, etc.) dans un but préventif, parlent de culte de la personnalité dévorant, sacralisé; le gourou est vu comme un usurpateur de traditions anciennes, édictant les règles, codifiant la violence, coupant sous le prétexte de relier, au discours radical, diabolisant l'extérieur, aux aspirations inavouables ou indicibles, traducteur de l'impensable, porteur du refoulé collectif, dont l'image historique se change subrepticement en une image totalitaire, acceptant et encourageant l'imposture par l'idolâtrie. (Description inspirée de l'Introduction au guide de l'éducateur face au sectarisme contemporain, publiée en 2001 par le Premier ministre et la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes (MILS) remplacée par la (MIVILUDES).
Des personnes soucieuses d'objectivité en matière de spiritualité objectent que cette manière de considérer,"en bloc",les gourous est calomnieuse et en dénoncent le caractère propagandiste, diabolisateur, partial et intolérant, en violation avec les articles 18 et 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et le principe de laïcité qui interdit à l'État toute ingérence dans le fait religieux. Toutefois, au niveau juridique, la Cour européenne des Droits de l'Homme n'a jamais donné droit aux requêtes s'opposant aux législations nationales protectrices des abus des groupes présumés sectaires.


MANIPULATION DE MASSES

Pour ceux qui ont vécu en Afrique où qui ont déjà voyagé en Afrique, ils ont aisément remarqué que les billets de banques sont floqués à l’effigie du président de la république, les tissus pagnes sont imprimés avec des slogans déifiant les présidents de nos pays mis en service pour servir l’occident, les chants patriotiques sont entonnés à tue-tête par le peuple pour louer le bourreau en place. L’exacerbation des différences ethniques, l’agitation de la peur ou de la guerre sont d’autres moyens dont ils se servent en copiant l’occident ou alors en recevant comme ordres pour maintenir et préserver les intérêts de leurs maîtres occidentaux. La majorité de nos dirigeants si pas tous ont opté pour maintenir leur pouvoir de se servir des méthodes de manipulation de masse en se servant beaucoup de méthodes soviétiques. Et la kyrielle d’exemples ci-dessous sont assez illustratifs à ce sujet.

L’INFLUENCE DES MEDIA

Afin de distiller le poison dans au sein de la population ils se servent souvent des médias. On a l’habitude d’appeler la presse le " quatrième pouvoir ", les trois autres étant, bien entendu, le législatif, l’exécutif et le judiciaire. Mais, la presse, ou plus exactement les médias, ne constituent-ils pas plutôt le premier pouvoir, la clé de l’action politique ? Pourtant, ce pouvoir tellement influent est à peine évoqué par les constitutions de nos pays et encore moins par la loi ! Cette lacune législative constitue la brèche par où se sont infiltrées les dictatures illégitimes, exploiteuses, criminelles et rampantes qui nous gouverne.

En s’inspirant des modèles d’embrigadement de l’esprit l’usage du pouvoir a été sous nos latitudes de domestiquer, dresser, soumettre, tels sont les (vieux) objectifs que se fixent les grands médias de masse à l’heure de la révolution des nouvelles technologies. Des procédés plus efficaces de manipulation des esprits cherchent à réduire, dans des sociétés démocratiques ou non, tout esprit critique, toute velléité protestataire, tout rêve de révolte. Le système médiatique se transforme ainsi en véritable appareil idéologique de la mondialisation libérale.

Malgré les appels répétés à l’éthique et à la déontologie, les médias de masse connaissent un nouvel âge du mensonge. Bidonnages et tromperies se succèdent, surtout en cas de conflit. Les tentatives de persuasion à l’aide de faux grossiers se multiplient. Du Rwanda au Venezuela, en passant par le Kosovo et le Proche-Orient, les exemples pullulent de médias emportés par la haine et acharnés à intoxiquer les esprits.

L’objectif premier des médias de masse est de massifier les individus. Tandis que la publicité nous donne l’illusion de la différence, les informations ou les divertissements travaillent à uniformiser la pensée. Tous les moyens médiatiques sont bons pour nous persuader que nous sommes libres... dans les limites de notre soumission.

Dictature mondialiste bien entendu : Léo Bogart ne défendait-il pas déjà, en 1956, dans son livre " l’âge de la télévision " l’idée selon laquelle on assisterait sous l’influence de ce média à une uniformisation de la culture et à la disparition des cultures particulières.
D’autre part, l’émergence du neuromarketing dans la sphère de la publicité tend à comprendre les mécanismes de choix des consommateurs afin d’avancer vers la prédiction qui est toujours au centre de notre société.

Il serait vérifié que la modification des comportements passe par la modification des perceptions. Qui d’autre que la presse et les médias peuvent massivement propager les perceptions d’un fait d’actualité ? La croissance des publications sur Internet, accessibles par des moteurs de recherche comme Google, modifie l’accès à la connaissance. Car la pondération des valeurs culturelles a disparu pour laisser la loi au nombre de lecteurs. Plus une information est lue et recommandée par d’autres lecteurs, plus elle réputée.

Herbert Marcuse affirmait dans " l’homme unidimensionnel" (1964) que les massmedias sont l’instrument d’une manipulation qui viserait à rendre les sociétés irrationnelles, totalement " intégrées " et passives comme elles ne l’ont jamais été. Les techniques de communication standardisées sont, selon lui, un boulevard pour la démagogie et la médiocrité, privilégiant ce qui unit aux dépens de ce qui divise. Ils diffuseraient une néo-culture soporifique, incitant plus à l’évasion qu’à l’affrontement du réel.
Le Canadien Marshall McLuhan, franchit encore une étape lorsqu’il lance sa formule lapidaire " le message c’est le médium " : Ce qui importe, ce n’est pas le contenu du message, mais la façon dont il est transmis. " Les médias, depuis la presse à imprimer jusqu’à l’ordinateur, conspirent pour changer simultanément l’homme et la société ".

Selon Jacques Ellul, avec la dissolution des groupes primaires tels que la famille, il n’y a plus rien qui puisse faire écran entre les moyens de communication de masse et l’individu. De plus, selon lui, le bien-être est objectivement l’allié d’une propagande dont le support principal est " l’information ". La surinformation accroîtrait la vulnérabilité des individus à la propagande et aux idéologies en vogue.

Francis Balle résume : " les médias agissent à la manière d’une drogue, anesthésiante ou stimulante. ils sont capables de faire faire n’importe quoi, à n’importe qui, n’importe comment et n’importe quand. "
En fait, les principes d’une telle manipulation sont simples, même s’il n’est pas si aisé de les mettre en oeuvre.

L’être humain fonctionne de manière schématique comme une mécanique. Toute perception est analysée par le système nerveux ou le cerveau, suivant des " grilles d’interprétation ". Le résultat qui en ressort détermine, en fonction de divers critères, et notamment en comparant avec des situations semblables antérieures (l’expérience), s’il faut agir, et quelle est la réaction la plus adéquate. Celle-ci est, en général, tout à fait prévisible pour celui qui connaît parfaitement " la grille " de l’individu. Cette dernière est, en effet, directement liée à sa personnalité, son système de valeurs, ses normes et motivations… subtil mélange de physiologie et de vécu.

En gros, à chaque stimulus correspond, pour un individu donné, une réaction type.
S’il s’avère complexe d’étudier un individu particulier pour tenter de prévoir son comportement (ce n’est en général " rentable ", pour un manipulateur, qu’en ce qui concerne les décideurs, politiques, économiques ou les leaders d’opinion), il est beaucoup plus aisé d’étudier statistiquement une population spécifique et les réactions de " l’opinion " à une information donnée.
Ce sera même d’autant plus aisé que l’on aura fait appel aux émotions et aux sentiments plutôt qu’au raisonnement. En la matière, on se rapproche en fait de l’arc réflexe, et la prévisibilité du comportement devient très grande.

Il ne reste plus dès lors qu’à effectuer des choix tactiques quant aux informations qui seront diffusées, quant à la manière dont elles seront propagées et quant à la façon dont elles seront commentées, de sorte que la réaction de l’opinion publique soit celle que l’on attend. De toutes les façons, de telles décisions sont devenues une nécessité matérielle, vu la surabondance des informations disponibles. Les choix importants sont opérés de manière consciente et concertée dans le chef de certains manipulateurs. Mais en ce qui concerne la routine, la sélection est simplement le fruit inconscient des normes et valeurs diffusées dans le microcosme des médias par ces mêmes manipulateurs. Le " contrôle social " opéré dans le petit monde des médias mène inévitablement au conformisme et à l’autocensure.

Les grandes agences de presse et les publicitaires sont des éléments clés de la manipulation de l’opinion. Les premières constituent un oligopole de l’information mondiale : elles trient l’information, sélectionnent les nouvelles sur lesquelles l’attention des opinions publiques sera attirée et n’hésitent pas à passer des faits essentiels sous silence. La majorité des médias africains puisent à cette source et ne possèdent de toute évidence pas la mainmise sur l’information qui peut être critique pour les Noirs. Les journalistes ne peuvent traiter le plus souvent que l'information qu'on leur fournit. La nécessité de "coller à l'actualité" augmente encore considérablement la possibilité de se faire manipuler.

Les publicitaires jouent, quant à eux, un rôle plus important encore. La publicité, en tant que telle représente, selon certaines études, le facteur principal de l’évolution des mœurs ! La publicité permet notamment de faire passer des messages implicites, qui n’ont rien de commercial. De plus, les publicitaires peuvent également influencer indirectement la presse: ils constituent souvent la première ressource de médias perpétuellement en quête de moyens financiers.

Cependant, comme le sociologue P.F. Lazarsfeld, l’a montré, on assiste parfois à des réactions de rejet : l’individu se rend compte de la manipulation et adopte un comportement contraire aux attentes du manipulateur. C’est le but de ce document inviter les patriotes à œuvrer pour la prise de conscience de manière à être conscient des tentatives de contrôle de la conscience et à savoir s’opposer. A mettre sur pied des structures de déconstruction (en s’aidant des outils du structuralisme) et d’information au sujet des méthodes des manipulateurs et de fait informer massivement les premiers concernés que nous sommes tous.

Malgré tout, la subtilité et l’adresse du manipulateur consiste, dès lors, à modifier progressivement les " grilles d’interprétation " des individus qui composent l’opinion. Et cela se fait par la répétition de messages apparemment anodins, mais qui s’imprègnent subrepticement dans le subconscient des individus. Par exemple, le fait de placer systématiquement, à tous les niveaux le portrait du dictateur en place, cela amène progressivement la majorité des gens à considérer la présence d’un tel individu comme une nécessité absolue mais surtout comme étant normale. Le cas d’Houphouët Boigny, Mobutu, Bongo, Sassou, Senghor, Eyadema etc.

Un autre exemple patent, en représentant dans les publicités la cellule famille sous la forme du père, de la mère et d’un enfant, l’opinion publique en arrive à considérer qu’un seul enfant est la norme. Tandis que la diffusion des séries américaines ou occidentales bon marché par nos télévisions transforment les vestiges de la culture africaine et lui faisant adopter progressivement les valeurs américaines et occidentales conçues pour être nos modèles. Le poison est ingéré à petite dose et de manière répétitive. Dallas, Dynastie, Hooker, K2000, etc ont fait un malheur sous nos latitudes mais à quand les séries africaines comme drogue des autres peuples ?

En matière de médias, rien n’est innocent. Et le silence moins que tout.
Dès lors, celui qui maîtrise bien les techniques de manipulation de l’information et qui en use avec circonspection, peut mener l’opinion publique, c’est-à-dire la majorité des citoyens à se mobiliser dans un sens ou dans un autre, en fonction de ses objectifs. Lorsque l’on sait qu’en " démocratie " les politiciens tournent casaque au gré de ce qu’ils croient être l’opinion, on ne peut qu’en conclure que celui qui tient les rênes de l’information et des médias dirige en fait la société. Le " quatrième pouvoir " est donc bien un terme impropre : en réalité, il s’agit de la clé de la puissance politique et du pouvoir réel.
Le Constituant ne s’est guère préoccupé des médias. Il s’est borné à proclamer pieusement la liberté de presse. Cet oubli, grave de conséquences, a permis à des poisons redoutables de se répandre. Du fait des manipulations des médias, l’idéal démocratique est, plus que jamais, devenu une façade, un " village Potemkine ".
2-INTERNET


L’INFLUENCE DU MARKETING

Beaucoup voient déjà dans ce titre un cours de marketing mais malheureusement pour eux car ce n’en est pas un. Si je me permets de parler de marketing dans les limites de mes connaissances c’est simplement pour tirer la sonnette d’alarme car les achats inconsidérés et inconscients auxquels nous nous livrons en Afrique pour participer à notre manière à la société de consommation de l’occident sont à bien des égards incongrus car nous ne possédons pas d’industries de retraitement des déchets.
Je me permets de vous inviter un instant à faire un peu de marketing et particulièrement du marketing dit sensoriel car il touche au 5 sens de l’homme. Mais avant toute chose définissons avant tout ce qu’est le marketing. Le marketing ou mercatique est une discipline qui cherche à déterminer des offres de biens et services en fonction des attitudes des consommateurs et à favoriser leur commercialisation. Il comporte un ensemble de méthodes et de moyens dont dispose une organisation pour s'adapter aux publics auxquels elle s'intéresse et pour utiliser, susciter, des comportements favorables à la réalisation de ses propres objectifs.

Les techniques du marketing se fondent sur l’étude du comportement du consommateur. Il reprend ainsi souvent à son compte les théories développées dans d'autres disciplines, comme la psychologie cognitive, la microéconomie, l’éthologie (Science des mœurs et du comportement des animaux dans leur milieu)
  <>