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Histoire
de manipulation

Mouyabi
De
nombreux érudits du monde Noir en quête de la
renaissance kémitique ont de tout temps planché sur la
situation apocalyptique
de l’Afrique et l’état de décrépitude du peuple
Kémite en général. Certains ont
proposé des pistes de réflexion pour expliquer le
constant retard de ce
continent en ne se penchant que sur les causes directes et objectives
(économiques, politiques etc.), proposant de fait des solutions
partielles. Je
pense entre autre au livre écrit par Axel KABOU titré, Et
si L’Afrique refusait
le développement ? Selon Axelle KABOU, les Africains
alphabétisés ont été
dressés "pour percevoir la tradition et la modernité
comme des valeurs
conflictuelles". "Appliquée à l’Afrique d’aujourd’hui, la
notion
d’aliénation culturelle est un mythe ayant pour fonction
d’instaurer un climat
de résistance à la pénétration
d’idées nouvelles dans les mentalités". (p
94). Qui plus est, pour Axelle KABOU, les Africains ne sont pas
préparés à
revivifier leurs valeurs de civilisation par des apports
extérieurs ou par la
recherche scientifique :
"La vérité c’est que les Africains n’y ont pas
été préparés, au
contraire". "L’image d’un Japon se développant par entrisme,
ingurgitant fiévreusement tous les éléments
exogènes susceptibles de le hisser
au rang de puissance mondiale, investissant autant que les puissances
industrielles dans la recherche scientifique, ne s’appliquent pas
à l’état
psychologique actuel de l’Afrique. L’Afrique hait les chercheurs (...)
Or en
trente années d’indépendance, l’Afrique n’a toujours pas
effectué l’inventaire
de ses valeurs traditionnelles objectivement dynamiques qui pourraient,
non
seulement constituer le fondement solide de politiques
cohérentes de
développement, mais aussi servir à minimiser les effets
pervers de la
domination extérieure".
Dans un autre livre écrit cette fois, P. HUGON, L’ECONOMIE DE
L’AFRIQUE,
(Edition : La Découverte), passe en revu les différents
aspects techniques de
l’économie, il s’interroge sur la manière dont
l'économie de l'Afrique a-t-elle
évolué depuis la colonisation et après les
indépendances ? Pourquoi la
productivité a-t-elle tendance à stagner et la
compétitivité extérieure à
reculer ? Les instruments de l'analyse économique sont-ils
efficaces pour
rendre compte de l'économie africaine ? Pourquoi les pays
africains ont-ils eu
des trajectoires économiques aussi diverses ? Quelle est la
responsabilité des
facteurs internes et internationaux dans les trajectoires des
sociétés ?
Quelles sont les perspectives de l'économie africaine ? Les
objectifs du
millénaire du développement seront-ils atteints ?
L'Afrique refuse-t-elle le
développement ?
Cette synthèse est utile à tous ceux qui pensent que
l'Afrique n'a pas
seulement besoin de compassion et qui souhaitent trouver des
réponses aux questions
soulevées par l'étude de son évolution.
Il y a tant et tant de productions intellectuelles aussi brillantes les
unes
que les autres et les citer toutes ne nous avancerait pas outre mesure.
Ceci
étant, je tiens à souligner que beaucoup d’autres
personnes ont écrit de
brillants opus appelant les dirigeants africains à plagier les
modèles de
réussite des autres nations, le modèle le modèle
occidental a été le plus
plagié et la mode aujourd’hui est de s’inspirer du modèle
asiatique avec la
réussite du Japon de la Chine etc. Mais malgré les
productions intellectuelles
savantes apparemment rien n’y fait ni les individus, ni les productions
intellectuelles les plus émérites et les dirigeants
bardés de diplômes
parachutés à la tête des Etats. La pensée
néo-libérale conduit à exploiter de
manière outrancière les richesses de l’Afrique et
à thésauriser les fonds en
occident. Le résultat reste somme toute pathétique voire
pitoyable.
Inexorablement le continent s’enlise et le peuple continue sa course
folle vers
sa perdition.
Une approche différente du problème Noir et Africain en
particulier peut
laisser penser que le retard de l’Afrique peut avoir d’autres causes :
A mon
humble avis, il serait peut-être plus avisé de penser que
ce dernier est dû en
partie à l’aliénation mentale dont est victime le peuple
Noir. Une aliénation
séculaire savamment mise en place et maintenue à travers
des générations depuis
l’esclavage jusqu’au néo-colonialisme et qui produit les
résultats déplorables
que nous connaissons de nos jours, une Afrique exsangue et un peuple
affamé,
malade et en perdition. Au fil du temps, l’Afrique et les Africains
sont
devenus bien malgré eux de simples images de l’occident,
subissant l’influence
des occidentaux sous toutes les formes possibles et imaginables.
Comment
arrive-t-on à ce tableau apocalyptique ? Voici un des axes
directeurs de ce
nouveau document.
D’après le frère Noir éclairé, Molefi Kete
Asante, cette situation de
subordination est le résultat des séquelles inconscientes
d’un profond traumatisme
collectif dont les causes sont liées à un contact hostile
entre deux
consciences dont l’une est traumatisante et l’autre traumatisée
par
l’humiliation et la négation de son essence humaine.
D’après son analyse, suite à un contact hostile,
l'individu acquiert un certain
nombre de frustrations et de complexes plus ou moins refoulés,
parce qu'il
ignore la puissance de son patrimoine historique. Va donc germer dans
son
esprit une conscience frustrée, fruit de ce contact hostile,
parce qu'on ne lui
a renvoyé qu'une image dévalorisante et
infériorisante de son humanité profonde
et de ses ancêtres. Il s'en suit alors une négation
radicale de la conscience
de soi qui va intérioriser cette hostilité et assumer sa
déconstruction et sa
destruction.
Ce processus connaît généralement les étapes
suivantes :
La Négation du sujet : l'individu sujet, se projette en objet
(il n'est point
le centre de sa pensée et analyse le monde selon le
système de valeurs d'un
autre),
L'aliénation du sujet : l'individu rejette plus ou moins
consciemment son
originalité culturelle,
L'assimilation : l'individu veut absolument ressembler à la
conscience hostile
qui lui sert de modèle,
La désintégration : l'individu se projette dans la
conscience hostile et
chercher à l'imiter sur tous les plans (langage, gestuel,
lissage des cheveux,
épiderme blanchi etc).
D’après lui, il existe une troisième alternative possible
propre à ceux qui
résistent à la pression psychologique des
aliénants : l'individu va chercher à
se marginaliser pour ne pas céder à la pression
psychologique le forçant à
ressembler à la conscience agressive mais tout en ayant
malheureusement
intériorisé frustrations et sentiments
d'infériorité, fruit du contact hostile.
Ceci fonctionne encore une fois, parce qu'il ignore la puissance de son
patrimoine historique ancestral.
Ceci pose donc la question de savoir comment partant de deux
êtres humains nés
libres, égaux en droits, l’un arrive à s’octroyer des
droits sur l’autre au
point de le réduire au statut d’un être infrahumain.
Cette situation à mon sens est liée à un moment
donné au rapport de force qui
peut exister entre eux.
A l’époque coloniale par exemple, les colons qui s’emparaient
d’un territoire
plantaient le drapeau de leur pays. De cette manière ils
marquaient que cette
île, cette plaine, ces forêts étaient sous la
juridiction de la Couronne
d’Espagne, de France ou du Portugal. Ensuite, ils pouvaient tracer les
limites
d’un champ et se considérer comme propriétaires.
Qu’importe si cela pouvait
coûter la vie de milliers de « sauvages »
installés là auparavant ! Dans cet
ordre d’idées, le Congo démocratique ancien ZaÏre
n’a jamais été qu’un don du
roi de France à son homologue de Belgique. On peut donc se poser
la question de
savoir si ce n’est pas d’abord un rapport de force inégal qui a
instauré une
répartition de la terre, rapport que le droit est venu
sanctionner ensuite ? Si
c'est le cas, pourquoi devrions-nous respecter la
propriété d’un peuple par un
autre puisqu’elle ne repose que sur la force et qu’elle conduit
à
l’annihilation des peuples? Pourtant ce droit adjugé par
certains peuples sur
les autres a été payé cher dans le cas des Noirs
en particulier, l’esclavage,
les conquêtes, la colonisation, le néo-colonialisme, dont
les tribus africaines
ont fait les frais.
Le temps finit par agir, la coutume s’inscrit en habitude, la religion
panse
les plaies et prône le pardon : bref, il y a des facteurs de
légitimation qui
font oublier ce qu'ont pu être les origines de cette
subordination, c'est à
dire des rapports de force. Au bout de dix, vingt ans, quarante ans,
cent ans,
ce qui a été volé peut finir par être
considéré comme la propriété légale
du
voleur y compris lorsque cette propriété est la
dignité d’autres êtres humains.
Et l’arrogance avec laquelle certains agissent ou s’expriment du peuple
Noir en
est la preuve évidente.
N’est-ce pas le cas qui a failli se produire avec des trésors de
guerre nazis ?
Les avoirs juifs en Suisse? Mais qui réclamera la note des
injustices subies
par l’Afrique et les Noirs ainsi que le pillage présent ?
Sommes-nous en droit
de les réclamer ? Cela a-t-il un sens de réclamer
réparation par rapport à
l’histoire ?
Au bout du compte, la coutume, l’habitude, finit par faire accepter une
situation, un rapport, qui ont été instaurés par
la force. Or si le droit est
la sanction après-coup d’un état de fait qui
résulte du rapport de force, il
semble qu'il est aussi l’expression de la force. Il suffit d'un autre
rapport
de force, d'une révolution, et il y aura un nouveau rapport de
droit. Si ceci
nous éloigne un peu du présent sujet cet aparté a
le mérite tout au moins
d’apporter des éléments explicatifs de la subordination
collective des Noirs.
Kamau Johnstone Kenyatta bien connu sous le pseudonyme de Jomo Kenyatta
qui
longtemps milita pour l´indépendance du Kenya
rédigea en 1938 un livre intitulé
Au pied du mont Kenya. Incarcéré par les Britanniques qui
l´accusaient de
soutenir l´organisation secrète des Mau Mau, Jomo Kenyatta
laissa à la
prospérité cette phrase célèbre qui
dénote son profond désir pour un maintien
en éveil de la conscience Noire:
"Lorsque les Blancs sont venus en Afrique, nous avions les terres et
ils
avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux
fermés : lorsque nous
les avons ouverts, les Blancs avaient la terre et nous la Bible."
Si je me suis permis de citer ce patriote de la première heure,
c’est pour
attirer l’attention du lecteur sur les subterfuges dont se servent
certains
individus malveillants pour arriver à leurs fins. Dans ce propos
de Kenyatta
les individus malveillants convoitant les terres se servent de la bible
et de
la prière (yeux fermés) pour arriver à leurs fins.
Dans mes précédents textes "l’Afrique des Apparences",
"L’assimilé" et "Les 7 mythes du Noir", j’aborde les
différents aspects de cette aliénation et les
conséquences sur le retard de
l’Afrique. Bien avant moi cependant, Frantz Fanon à travers son
œuvre phare
"Peau noire, masques blancs" et surtout Cheick Anta DIOP ont mis le
doigt sur cet épineux problème dont la résolution
préalable à mon sens est la
clé de voûte d’une réelle renaissance africaine et
de l’Homme Noir en général.
Lors de la conférence de Niamey en 1984 notamment, Cheick Anta
DIOP soulignait
déjà ce problème et s’adressait de la sorte
à son auditoire qui lui posait la
question de savoir pourquoi l’occident ne reconnaît pas le peuple
Kémite : «
…L'aliénation culturelle finit par être partie
intégrante de notre substance,
de notre âme et quand on croit s'en être
débarrassé on ne l'a pas encore fait
complètement. Souvent le colonisé ressemble un peu, ou
l'ex-colonisé lui-même,
à cet esclave du XIXème siècle qui
libéré, va jusqu 'au pas de la porte et puis
revient à la maison, parce qu'il ne sait plus où aller.
Il ne sait plus où
aller... Depuis le temps qu'il a perdu la liberté, depuis le
temps qu'il a
acquis des réflexes de subordinations, depuis le temps qu'il a
appris à penser
à travers son maître (...)
Anta Diop souligne donc ici le fait que notre subordination actuelle
est liée
au fait que nous pensons comme ceux qui ont disposé de nous et
nous dictent
insidieusement et inconsciemment leurs valeurs qui ont fini par
être les
nôtres.
Cet extrait de la conférence de Niamey peut être
complété par cet autre qui
force le respect face à la clairvoyance d’ANTA :
"…on mène contre nous le combat le plus violent, plus violent
même que
celui qui a conduit à la disparition de certaines
espèces. … »
Ce second extrait fait état du rapport de force dont je parlais
préalablement
mais également il souligne que ce rapport de force est
présent et se perpétue.
On mène contre nous un combat qui vise simplement à nous
maintenir solidement
arrimé aux valeurs des autres. De cette manière
là, nous ne pouvons pas penser
par nous-mêmes mais uniquement comme notre maître
inconscient nous y oblige.
Le défi de ce document est donc, non pas de répertorier
les conséquences des
différentes formes d’aliénation de l’homme Noir, mais de
mettre en lumière le
combat violent dont parlait Anta DIOP, de montrer comment l’utilisation
de
certains outils du savoir sur l’Etre humain à des fins
discutables peut
conduire à l’annihilation des consciences et des peuples. Ce
document vise à
montrer comment sont mises en œuvre certaines techniques et comment
elles
contribuent à maintenir les Noirs dans cet état de
constante subordination. Une
subordination qui est devenue à bien des égards
congénitale et collectivement
assumée comme un fait irréfutable et patent. Il suffit de
se baisser
conceptuellement pour ramasser des exemples patents qui fourmillent
à tous les
niveaux de nos structures sociales et étatiques.
Je ne prétends pas réécrire dans ce qui va suivre,
ce que tous les érudits
Noirs en psychologie et en sociologie savent déjà mais
simplement mettre à la
disposition des générations présentes et futures
un document qui permettra, je
l’espère tout au moins de reconnaître certains gestes,
certaines attitudes
apparemment anodines mais qui sont des drogues pour la conscience. Dans
cette
logique, je propose d'argumenter sur les techniques de manipulations
car c’est
bien de cela qu’il s’agit. Je propose de m’étaler dans un
premier temps sur les
techniques de manipulation individuelles et secondairement sur les
techniques
de manipulation de masse.
Avant d’aller plus loin et d’éviter toute confusion possible, la
manipulation
mentale d'un individu ou d'un groupe d'individus se définit
comme une tentative
de prise de contrôle de l'esprit et du comportement, à
partir de techniques de
persuasion et de suggestion mentale. La manipulation mentale est une
manœuvre,
une pratique louche en vue d’exercer une emprise à l’insu d’un
individu ou un
groupe. L'insistance sur certains points de l'esprit permet de
contourner
l'autocritique de la personne, c'est-à-dire sa capacité
à juger ou à refuser
des informations. Certaines religions ou sectes utilisent des
méthodes de
manipulation mentale, notamment la secte Aum Shinrikyo pour ne citer
que
celle-là qui faisait porter des appareils expérimentaux
à ses adeptes, qui les
assénaient d'électrochocs, une technique inspirée
de la psychothérapie du XIXe
siècle.
En règle générale, les points sur lesquels la
manipulation mentale se base sont
:
o l'émotionnel (par exemple les peurs, l'affection, les espoirs)
et
l’instinctif.
Beaucoup de religions vont se servir de ce principe en invoquant, le
diable,
l’amour du prochain, la résurrection, le paradis etc.
o le répétitif, la pression physique, morale et mentale,
individuelle ou de
groupe.
Le conditionnement va se faire ici à coup de prières, de
messes, de rituels, du
sentiment de culpabilité, le péché sera mis en
avant et il faut prier Dieu pour
demander pardon etc.
o l'exploitation des biais cognitifs, par de fausses informations, des
simplifications rhétoriques, des paralogismes (Raisonnements
faux, tenus sans
intention d’induire en erreur à la différence du
sophisme) et des sophismes.
Cette partie est la plus malveillante car elle use de l’ignorance et du
manque
de recul des personnes manipulées. Alors tout un jargon
technique est mis en
place et des termes comme alléluia, amen, ite misse est, le
christ, la foi sont
invoqués tout en sachant qu’ils ne veulent rien dire et sont ce
que le
philosophe Allemand Hegel appelle, des illusions transcendantales. On
use des
sophismes c'est-à-dire des raisonnements faux, tenus avec
l’intention d’induire
en erreur (exemple Dieu est omnipotent dans ses attributs,
c'est-à-dire qu’il
est partout. Mais quand on parle de son lieu de vie, on le met au
ciel). Il
faut donc savoir si Dieu est au ciel ou partout et donc sur terre
aussi. Avec
un peu de recul cela relève de la juxtaposition diachronique des
dogmes
philosophiques qu’on usera selon les circonstances et le besoin qu’on a
de
convaincre. Le premier venant du Deus sirve Natura de Spinoza (Dieu
c’est la
nature) et l’autre l’application méthodique de la pensée
dualiste de Platon,
Socrate pour qui le monde de la perfection est celui des idées
et donc puisque
Dieu par définition est parfait donc de Dieu est au ciel.
Parfois ceux qui mettent au point de telles méthodes
n’hésitent pas à se servir
des philosophes comme
Aristote pour mettre au point des moyens pour désarmer la
pensée rationnelle. Le performatif a ainsi été
emprunté et abusivement utilisé,
c’est à dire que l’énoncé d’un fait doit
coïncider avec sa réalisation. Exemple
que ce pain et ce vin se transforment en corps et sang du Christ. Le
simple
fait de le dire ne suffit pas rationnellement à transformer le
pain et le vin
en corps et sang mais la réalisation se fait chez le
manipulé selon la volonté
délibérée de ces manipulateurs.
La manière dont la bible est écrite relève
simplement du discours de la
propagande pour ceux qui ont étudié les techniques de
communication et la
propagande en particulier.
Puisque le mathématicien Kurt Gödel nous apprend qu’un
système ne peut se
suffire à lui-même il est donc utile pour valider le
discours biblique de se
servir d’autres sources du savoir comme l’archéologie,
l’histoire, la génétique
etc. Mais la confrontation du discours biblique à la
vérité des sciences
conduit à constater que les enseignements qui se veulent
historiques ne sont
que de pures fictions justes bonnes assez pour amuser les gamins.
Vous pouvez trouver d’autres exemples, si vous n’avez pas trop peur que
votre
âme soit confiée au diable mais dans tous les cas, il est
important de savoir
qu’on se fait tous manipuler surtout dans les endroits où on se
confie.
o les principes de « récompense » et de «
punition », de « maître ».
Si tu ne te comportes pas bien tu iras en enfer,
Si tu te comportes bien tu iras au paradis,
Tu vivras la résurrection des morts, le salut etc.
Comme vous pouvez voir tout ceci est accessible à votre saine
conscience.
Albert Kahn disait pourtant : "La dignité n'appartient à
aucune
collectivité humaine, la dignité intéresse toute
la société humaine. Il ne serait
ni équitable ni heureux d'imposer aux uns les institutions des
autres alors que
toutes ont révélé leurs lacunes." On est en droit
de se demander pourquoi
certains usent de leurs institutions et de leurs méthodes pour
soit disant
résoudre préalablement les problèmes d’autres
collectivités humaines. Mais, il
est bien connu qu’à comportement de moutons, réaction de
berger.
Ces méthodes sont reprises par des individus, les entreprises,
les groupes
d’influences et des Etats à des fins personnelles,
stratégiques, il s’ensuit
donc pour les manipulés que nous sommes tous plus ou moins
aujourd’hui les
résultats que nous connaissons et que nous déplorons au
plus haut point.
La libre prolifération encouragée des sectes en Afrique
(de septembre 2004 à
septembre 2005, 700 « églises » ont
été créées au Bénin) après la
mainmise des
grandes religions chrétienne, musulmane et juive est devenue le
seul exutoire
pour des populations en quête de lendemains meilleurs face aux
dilemmes d’un
présent incertain et aux angoisses existentielles de plus en
plus grandes avec
la recrudescence des techniques presque imparables de vautours
déguisés en
sympathiques moines salvateurs.
La mise en place et le maintien à la tête des États
d’individus lobotomisés et
affiliés à des réseaux sectaires, mafieux et
politico-financiers, choisis pour
leur malléabilité et capables de participer activement
à la paupérisation
massive de l’Afrique. Ces sujets choisis puis instrumentalisés
sont savamment
triés sur des critères comme l’avidité pour le
pouvoir et les biens matériels,
un penchant pour l’ubuesque et le machiavélique prononcé.
Après le travail de
sape sur la conscience, ils sont mis sous perfusion pour servir les
intérêts de
l’occident et satisfaire leur ego. Cette mise sous perfusion du
politique
entraîne les peuples, les économies. Ce schéma
permet de comprendre une part de
l’état de déliquescence de l’Afrique.
Faute de s’assurer un niveau de vie décent, de nos jours
beaucoup de Noirs et
d’Africains se sont réfugiés dans les religions
sémito-occidentales pour
espérer le salut de leurs âmes. La conviction qui les
anime dans leur démarche
tranche singulièrement avec leur ignorance
générale des techniques de
manipulation. Alors comment les manipulateurs, ceux qui mettent en
place ces
systèmes d’exploitation et de soumission consciente et
inconsciente opèrent-ils
en ce qui concerne les sectes et les organisations religieuses de
façade ?
La réponse est simple : en usant des systèmes
psychologiques doux et/ou
coercitifs qui ne sont autres que des programmes de modification du
comportement qui utilisent la force psychologique de façon
coercitive et ou
douce, avec pour objectif d’enseigner et de faire adopter une
idéologie ou bien
un ensemble déterminé de croyances, d’idées,
d’opinions ou de comportements.
L’essentiel de la stratégie utilisée par les
opérateurs de ces programmes
consiste à systématiquement sélectionner, faire
suivre et coordonner un grand
nombre de différentes sortes d’influences coercitives, de
tactiques sources
d’angoisse et de stress sur des périodes continues.
Avant d’aller plus loin, je vous propose un petit florilège de
techniques de
manipulation simples tirées du livre Petit traité de
manipulation à l'usage des
honnêtes gens de Joule et Beauvois aux éditions PUG. Ces
deux psychologues
chercheurs décrivent dans un langage simple et efficace la
théorie qui
sous-tend ces techniques. Je vous invite à tester ces techniques
sur votre
entourage afin de prendre la réelle mesure de l’impact
pernicieux de la
manipulation que vous pouvez subir à votre insu.
1. Technique de manipulation 1 : Le pied dans la porte.
Cette technique consiste à demander un petit service qu'on ne
peut refuser puis
derrière à demander un service plus important.
Exemple : Votre voisin vous demande si vous pouvez vider sa boite aux
lettres
pendant qu'il est en vacances. Vous acceptez, puis quand il revient
avec la
clé, il vous demande en plus d'arroser ses plantes.
2. Technique de manipulation 2 : La porte dans le nez.
Le manipulateur vous demande dans un premier temps un service qu'il
sait que
vous allez refuser, puis derrière, il vous propose quelque chose
de plus
acceptable.
Exemple : Le patron de votre entreprise vous demande de venir tout le
week-end
pour traiter un dossier urgent. Vous refusez. Il vous propose alors
simplement
de travailler jusqu'a 23 heures ce jeudi; vous ne pouvez qu’accepter.
3. Technique de manipulation 3 : L’amorçage.
A utiliser avec finesse car cette technique frise le mensonge et
l'illégalité
et joue sur l'incomplétude du message.
Exemple : On vous dit que tel grand magasin propose des canapés
pas chers.
Quand vous arrivez, on vous dit qu'ils sont tous vendus alors qu'il est
évident
qu'ils n'ont jamais existé.
4. Technique de manipulation 4 : Le pied dans la bouche.
Le manipulateur use de formule interrogative de politesse pour amener
une
réponse positive.
Exemple : A une personne en bonne santé, on pose la question :
Comment
allez-vous ?
5. Technique de manipulation 5 : Le système peur-soulagement.
Le manipulateur a pour but de provoquer une immense inquiétude
par mise en
scène, menaces voilées etc., puis souvent à l'aide
d'un comparse, change de ton
.Mais attention, ce n'est pas la peur qui provoque la soumission mais
le
soulagement !!!
Exemple : C'est le couple gentil et méchant de policiers.
6. Technique de manipulation 6 : Le toucher de l'avant-bras.
C'est surprenant mais en ayant touché l'avant-bras sans
provocation (éviter le
regard fixe), on obtient par la suite plus facilement ce qu'on veut
obtenir.
7. Technique de manipulation 7 : Même infime, votre participation
est la
bienvenue.
Une autre technique qui permet en moyenne d'obtenir plus que si on
n’avait rien
dit.
8. Technique de manipulation 8 : Classer émotionnellement le
manipulé.
Exemple : Un quêteur de " la croix rouge " dira : Votre pharmacie
est
bien rangée, on voit que vous aimez prendre soin des gens.
La méthode générale consiste à faire croire
au manipulé que c'est de lui que
vient l'action à faire ; et surtout à lui faire faire un
petit pas. Par nature,
l'homme est congruent avec ses actions et il sera amené à
continuer ce qu'il
croit avoir entrepris de lui-même, parfois même
jusqu'à sa propre destruction.
La méthode des bons sentiments est parfaitement
appropriée.
La clé de voûte du manipulateur est de penser
émotion et non logique.
J’espère pour vous que ce petit test a été
concluant. Comme vous avez pu le
remarquer, les techniques précédentes sont indolores mais
ont toutes un impact
inconsidéré et considérable sur la conscience du
manipulé. Après ces techniques
soft je propose maintenant de m’étendre sur la manière de
forcer la décision
notamment en ce qui concerne les personnes peu averties et souvent aux
postes
de responsabilités.
LE MANIPULATEUR EXPLOITE LA DISTANCE QUI VOUS SEPARE
Parfois on s’interroge sur les motivations qui ont conduit certains
individus à
signer tel ou tel contrat, tel ou tel document et on reste souvent sans
voix.
La signature des accords d’indépendance par les pays africains
dans les années
60, les 22.000 pages des accords de l’O.M.C. qui ne garantissent pas
les
intérêts des pays africains, la signature des accords
militaires factices pour
armer et habiller des pays qui ont faim et permettre à des
puissances
colonisatrices de se débarrasser des vieilles armes des guerres
mondiales sont
autant d’exemples qui forcent à se poser la question de savoir
comment ceux qui
nous manipulent s’y prennent-ils ? Parmi les différents moyens
qui existent,
les spécialistes de la manipulation ayant étudié
l’influence des distances
entre le manipulateur et le manipulé. Ils savent que la distance
séparant deux
sujets peut être exploitée par le manipulateur. Ainsi
lorsqu’on se trouve à une
distance de :
v 40 cm de son interlocuteur, on est dans sa zone dite intime
v de 40 cm à 1.20 m on est dans la zone dite de connivence
v de 1.20 m à 2.40 m on est dans la zone dite sociale.
Ainsi, pour forcer la décision vous imaginez simplement la
distance à laquelle
certains vont choisir de se situer pour obtenir la signature d’un
contrat par
exemple. Ils auront au préalable joué de leur charme,
offert des présents, mis
en place une amitié de façade, reçu leurs
interlocuteurs à grand pompe etc. Ils
auront simplement joué sur le tableau de l’affectif et savamment
préparé la
conscience à prendre en douceur une drogue qui annihile l’esprit
rationnel.
LE MANIPULATEUR JOUE AVEC SA VOIX
La voix désigne tout d'abord l’ensemble des sons produits par
l'air sortant des
poumons et du larynx émis par les vibrations des cordes vocales
et modulées par
leur passage dans le pharynx, la bouche et les lèvres: elle
permet donc de
parler, de crier et de chanter. La voix est une suite de vibrations qui
se
déplacent entre un locuteur et un auditeur. Mais elle est aussi
porteuse de
sens.
Par la parole, il y a un consensus : il s'agit d'un support sonore
répondant à
un code connu et partagé, un élément important de
la communication. A ce titre,
la voix est la transformation d'un phénomène mental en un
signal sonore que
l'on écoute, que l'on entend, que l'on enregistre, que l'on
analyse et qui est
porteur de sens. Ce vecteur sonore est, dans la communication, un
élément
important, mais il traduit aussi un vécu intérieur,
élément particulièrement
important pour le manipulateur. La voix est également le moyen
de communication
privilégié avec autrui, elle est le support du langage.
Mais c'est aussi le
vecteur de nos émotions ; elle traduit nos sentiments,
reflète notre humeur,
témoigne de notre état de santé physique et
psychique. Par ses
caractéristiques, elle révèle notre
identité. La qualité des échanges, la
séduction, la persuasion dépendent de la voix.
Finalement, la voix et ses
paramètres caractérisent une personnalité.
Les paramètres de la production vocale sont multiples,
fréquence d’ouverture et
de fermeture des cordes vocales, force d’expiration pulmonaire. Nous
nous en
tiendrons aux effets sur l’auditeur ou l’auditoire.
La « technique » vocale chez l’orateur, c'est-à-dire
en situation de prise de
parole en public, est qualifiée par les spécialistes de
« voix projetée ». Elle
implique d'autres phénomènes respiratoires, posturaux et
émotionnels que ceux
mis en jeu dans la communication courante. Autrement dit, la voix
projetée a
une intention d'agir sur l'autre; elle fait appel à une autre
dynamique respiratoire
et gestuelle. Elle exige d'une part, le réglage du débit
respiratoire, du
contrôle de l'expiration et d'autre part, la prise d'appui sur
l'auditoire : la
personne qui parle s'appuie sur ceux qui la regardent. En
résumé, la voix n'est
pas uniquement un phénomène mécanique : tout notre
être physique, psychique et
émotionnel est impliqué dans la voix projetée.
Certains individus malveillants ou non, ont très vite compris
que maîtriser la
parole peut être le premier outil de communication afin de la
mettre au service
de leurs projets y compris les plus douteux. Travailler sa voix pour se
faire
entendre et se faire comprendre en jouant avec celle-ci pour faire
passer
différents messages. Improviser en sachant s'adapter à
des contextes différents
tout en gérant ses émotions. Développer l'impact
de sa voix, analyser sa
respiration, jouer sur les différents registres vocaux, placer
sa voix,
maîtriser les débits etc. sont autant d’armes dont se
servent les manipulateurs
pour clarifier et pour finir pour imposer leurs discours.
Ceux qui se sont penchés sur le sujet savent que peu de
personnes aux postes
d’encadrement dans nos pays ont étudié tous ces aspects.
La majorité de nos
cadres en situation de négociation de contrats au service du
bien collectif ne
sait en général pas poser la voix et parle sur un ton
monocorde, sans respirer
ni lever la tête, ce qui pour l’auditeur a un effet soporifique
garanti. Et le
pire c’est qu’ils arrivent sur le terrain des négociations sans
être armés
suffisamment pour porter l’estocade au bon moment et défendre de
la manière la
plus juste nos intérêts. Malheureusement pour beaucoup des
nôtres le rapport de
force inconscient qui habille et habite ces moments en apparence
festifs
tranche avec la grande convivialité de circonstance. Les
rapports de force
entre individus donnent lieu, à un niveau politique, aux
stratégies visant à la
garde du pouvoir mais aussi à préserver les
intérêts ou les valeurs du plus
fort. Si nous allons en ayant perdu en esprit cet aspect primordial des
choses,
nous allons enchaîner pour des années de servitudes
supplémentaires des
générations futures.
Même en démocratie, le rapport de force est reconnu et
maintenu au moyen de la
fonction d'opposition officielle. Il ne s'agit pas de détruire
l'adversaire mais
de le convaincre. Cette démocratie délibérative
suspend le rapport de force
naturel original fondé sur la violence et menant à la
guerre.
L’étude de la voix chez l’Homme permet de mettre en
évidence que nous disposons
de trois registres vocaux :
1. Le médium qui résonne dans le visage de l’auditeur.
2. L’aigu qui a un impact dans les yeux et les sourcils.
3. Les graves qui agissent dans la poitrine.
Dans la majeure partie des cas, nous n’utilisons que le medium.
Ainsi pour surprendre son interlocuteur ou son auditoire, les
manipulateurs se
servent souvent des aigus et d’un rythme grave posé. Les
discours des hommes
politiques occidentaux sont souvent très illustratifs à
ce sujet. Ils usent de
la hauteur, de l'intensité, du débit et des groupes
rythmiques afin de varier
l'impact sur l'auditoire.
Il est donc vivement conseillé aux personnes en charge des
affaires publiques
et de la gestion du bien commun de prendre acte des variations
d’intonations
des interlocuteurs, de la grande camaraderie, des ambiances festives
dans
lesquelles certains les plongent lorsqu’ils cherchent à forcer
la signature de
contrats dont les générations futures devront s’acquitter
et perpétuer notre
esclavage séculaire.
MANIPULATION DANS LES SECTES ET LES RELIGIONS
Si à ce jour en Afrique, nombre de personnes errent comme des
zombis dans des
cercles sectaires ou religieux (catholique, protestants, mormons,
témoins de
Jéhovah, Born again, Célestes, Kimbanguistes,
Adventistes, Baptistes etc.) à la
recherche d’un hypothétique salut, la neurobiologie
démontre que l'humain est
prédisposé au sentiment religieux. Une certaine
molécule jouerait un rôle
crucial.
Des neurobiologistes l'affirment: l'homme est programmé à
croire en quelque
chose de supérieur via la structure de son cerveau, et d'une
molécule, dont le
rôle crucial chez les croyants vient d'être
identifié. C'est ce que nous
apprend « Science &Vie », qui consacre un de ses
numéros aux origines
biologiques de la croyance. Blasphème? Ces travaux ne visent pas
à contester l'idée
du divin, prévient la revue. Ce que la science met en
évidence, c'est
simplement que nous sommes très bien équipés pour
croire.
Dans l'aventure de la «neurothéologie», une
étape décisive semble avoir été
franchie par la neurobiologiste Jacqueline Borg et son équipe de
l'Université
Karolinska de Stockholm (Suède). Leurs travaux ont
démontré que la religiosité
(la propension à voir le monde comme habité par le divin)
dépendrait du taux de
sérotonine, un neurotransmetteur déjà connu pour
être susceptible d'engendrer
des états similaires à ceux produits par certains
psychotropes :modifications
de la perception sensorielle, hallucinations, sensation de fusion avec
le
monde. Soit les sensations que les mystiques éprouvent au cours
de leurs états
extatiques...
Il s'agissait de vérifier la supposition que ces
expériences mystiques étaient
sous-tendues par la sérotonine. Les travaux de la chercheuse
vont dans ce sens:
en soumettant à quinze volontaires quelque 240 questions
permettant d'évaluer
l'importance de vingt-cinq aspects fondamentaux de la
personnalité
(impulsivité, crainte de l'inconnu, etc.), Jacqueline Borg a
remarqué que la
religiosité était le seul paramètre
corrélé avec la densité de sérotonine.
Pour autant, cette dernière n'est pas une «molécule
de la foi»: «Si la croyance
en Dieu peut être favorisée par l'action d'une
molécule comme la sérotonine,
elle ne peut en aucun cas se résumer à son action
exclusive», commente
Catherine Belzung, biologiste à l'Université de Tours
(France).
La cartographie religieuse du cerveau de fait nous programmerait
également à
croire: c'est ce qu'a démontré en 2001 une
expérience menée avec huit moines
tibétains plongés dans un état de
méditation débouchant sur une sensation de
symbiose. On a remarqué que plus la méditation semblait
profonde, et plus
l'activité de la partie arrière supérieure du
crâne était ralentie. Or il se
trouve que l'une des fonctions de cette zone cérébrale
permet de distinguer son
corps de l'environnement et de s'orienter dans l'espace. D'où
l’émergence, chez
les moines étudiés, d'altérations et de la
sensation de fusionner avec
l'Univers. D'autres travaux indiquent qui plus est que ce serait tout
un réseau
cérébral qui serait mobilisé dans la tendance
à ressentir une présence divine!
L'émotion plus forte que la raison. La psychologie, pour sa
part, a démontré
que l'humain a une perception innée du monde qui fait la part
entre le
«surnaturel» et le réel. Si bien qu'en contredisant
notre entendement, les
croyances religieuses (miracles, entités invisibles...)
provoquent une réaction
émotionnelle forte qui, paradoxalement, nous conduirait tout
naturellement à
leur attribuer un «pouvoir explicatif supérieur».
L'anthropologue Scott Atran
précise que le surnaturel, soit le «monde
contre-intuitif», ne doit pas être
trop éloigné de la réalité pour être
pris au sérieux, car le cerveau ne peut
pas gérer de trop nombreuses entorses au réel. De plus,
l'acceptation du
surnaturel est favorisée par l'ambiance émotionnelle et
collective des rites
(musique, gestuelle, prière) et par le sentiment de sacrifice et
de soumission.
«Au bout du compte, l'émotion est plus forte, plus
convaincante que la logique
et la raison.»
Ceci étant, après cet aparté dans le domaine de la
neurothéologie afin de bien
comprendre ce qui dispose à une croyance ou pas, comment vont
donc se servir
ceux qui font des angoisses existentielles leur terreau et leur fond de
commerce ? Ceci est très important comme approche car à
partir du moment où on
se coupe de la religion de ses ancêtres, on se force à
voir le monde à travers
le prisme d’autrui et de fait on se coupe de ses racines et on ne peut
espérer
être libre étant attaché inconsciemment à la
domination mentale de l’autre.
LA PERSUASION COERCITIVE
La persuasion coercitive la plus répandue encore appelée
réforme de la pensée
est mieux comprise comme un système coordonné d’influence
coercitive graduelle
et de contrôle du comportement. Elle est conçue pour
manipuler et influencer
trompeusement et subrepticement les individus, habituellement au sein
d’un
groupe, dans le but pour les initiateurs du programme d’en tirer profit
de
certaines façons normales, soit financièrement,
stratégiquement ou
politiquement. Ces méthodes vont être utilisées
chez nous à deux niveaux le
premier les cercles dits ésotériques (mis en place pour
contrôler les velléités
des organes décisionnaires de nos pays) dans lesquels on va
feindre de donner
des enseignements liés à l’élite avec des
approches que les manipulateurs vont
vouloir savantes. Et, la seconde approche sera exotérique avec
un discours
truffé d’incohérence juste conçu pour embobiner
les masses. Mais dans les deux
cas les méthodes restent les mêmes à quelques
détails prêts. La réforme de la
pensée va se faire de manière coercitive ou douce.
La coercition est définie comme étant :
1- Forcer à agir ou penser d’une certaine manière,
2- Dominer, restreindre ou contrôler par la force,
3- Venir à bout de quelqu’un par la force.
4. Action de contraindre quelqu’un à faire quelque chose, et,
spécialement à obéir.
La stratégie essentielle utilisée par ceux qui
opèrent de tels programmes est
de sélectionner systématiquement, de créer des
enchaînements et de coordonner
de nombreuses tactiques de persuasion coercitives sur DE COURTES
PÉRIODES
CONTINUES DE TEMPS.
Cette méthode est la plus utilisée par les mouvements
religieux et sectaires.
Non seulement elle participe au conditionnement des individus mais elle
garantit aussi la mainmise des manipulateurs sur les manipulés.
C’est donc une
des chaînes mentales les plus puissantes pour les Noirs qui
prient donc des
dieux issus d’autres peuples avec tout ce que cela comporte comme biais
pour la
conscience tant individuelle que collective. Ou alors qui croient
à toute une
rhétorique savante qui est basée sur des mensonges ayant
l’apparence de vérités
non démontrées et indémontrables.
Dans ce type de programmes le sujet est forcé de s’adapter au
cours d’une série
de toutes petites étapes invisibles. Je me permets d’insister
sur ce fait. Pour
prendre un exemple concret, les Mormons se servent à cet effet
de ce qu’ils
appellent « le plan du salut », les témoins de
Jéhovah vous rendent visite pour
vous expliquer le contenu de leurs supports de propagande de la Watch
Tower que
sont par exemple "Réveillez-vous" et "La Tour de Garde". La
finalité dans les deux cas est toujours de vous extorquer des
fonds. 10% de vos
revenus pour les Mormons et de manière plus subtile, les
Témoins de Jéhovah
vont vous laisser avec votre conscience pour le don.
Mais chaque minuscule étape apparemment anodine est
destinée à être
suffisamment petite de sorte que le sujet ne remarque pas les
changements en
lui-même ou n’identifie pas la nature coercitive ou douce des
procédés
utilisés. Les sujets, objets de ces tactiques, ne se rendent
compte que bien
après de l’objectif organisationnel caché du programme
psychologique coercitif,
s’ils le réalisent jamais. Ces tactiques s’emploient
habituellement au sein
d’un groupe d’amis et d’alliés de la victime, bien
intentionnés mais qui ont
été dupés. Cela empêche la victime de mettre
en place le système de défense
intérieur que nous utilisons habituellement dans le cas des
situations
d’agressions identifiées.
La pression psychologique de ces programmes a pour but de vaincre d’une
part la
capacité à faire preuve d’esprit critique et d’autre part
la volonté de
l’individu (à l’exception des incitations à
émettre une opinion apprise). Les
victimes perdent graduellement leur capacité à prendre
des décisions autonomes
et observent une attitude consensuelle inculquée. Leur esprit
critique,
défenses, processus cognitif, valeurs, idées, attitudes,
conduite et capacité à
raisonner sont minés par un procédé technique
plutôt que par libre choix,
rationalité ou encore la valeur ou le mérite
inhérents aux idées ou propositions
présentées. La tactique présentée
ci-dessous correspond à la méthode
coercitive. Mais si on enlève certains détails on retombe
aisément dans la
méthode dite douce.
Tactique 1
Augmenter la suggestibilité et ramollir l’individu par des
techniques d’hypnose
ou autres techniques augmentant la suggestibilité telles que:
des exercices de
fixation auditifs, visuels, verbaux ou tactiles sur une longue
période.
Répétition à l’identique d’activités
routinières excessives, restriction du
sommeil et/ou de l’alimentation.
Tactique 2
Mettre en place un contrôle sur l’entourage de la personne et
établir à quel
moment il a lieu et quelle est l’origine du soutien social, par un
système de
récompenses et de punitions démesurées.
L’isolement est encouragé. Les contacts
avec la famille et les amis sont réduits ainsi que tout contact
avec des
personnes qui ne partagent pas la façon de penser admise par le
groupe. La
dépendance financière ou toute autre dépendance du
groupe sont favorisées.
Tactique 3
Interdire toute information qui ne confirmerait pas et toute opinion
qui ne
soutiendrait pas leurs théories lors de la communication de
groupe. Il existe
des règles sur les sujets qu’il est possible de discuter avec
les gens de
l’extérieur. La communication est très
contrôlée. Un langage interne au groupe
est souvent mis en place.
Tactique 4
Amener la personne à réévaluer de manière
négative les aspects les plus
déterminants de son expérience ainsi que sa conduite
antérieure. Ces efforts
sont destinés à déstabiliser et à miner la
conscience, le sens des réalités, la
vision du monde, le contrôle émotionnel et les
mécanismes de défense. Le sujet
est guidé de manière à réinterpréter
sa vie et à adopter une nouvelle version
de sa causalité.
Tactique 5
Créer un sentiment d’impuissance en soumettant la personne
à d’intenses et
fréquentes actions et situations qui minent sa confiance en elle
ainsi que son
discernement.
Tactique 6
Créer de fortes excitations émotionnelles
négatives chez le sujet en ayant
recours à des punitions non physiques telles qu’une grande
humiliation, une
perte d’avantages, l’isolement, des changements dans le statut, une
forte
culpabilité, l’anxiété, la manipulation et autres
techniques.
Tactique 7
Intimider la personne au moyen de menaces psychologiques
séculaires
sanctionnées par le groupe. Par exemple il pourra être
suggéré ou insinué qu’un
refus d’adopter l’opinion approuvée, la croyance ou le
comportement admis
conduira à des punitions sévères ou de terribles
conséquences telles qu’une
maladie mentale ou physique, la réapparition d’une ancienne
maladie, la
dépendance aux drogues, l’effondrement du niveau de vie,
l’échec social, le
divorce, la destruction, l’incapacité à trouver un
compagnon, etc.
Ces méthodes aliènent la pensée, magnifient des
hommes au charisme
"pervers" qui profitent des défaillances des personnes peu
averties
(souvent les personnes en difficulté sociale sont leurs proies
faciles) qui
leur ouvre les portes de leur "coeur" et l'effusion de l’esprit n’est
autre que l’euphorie d’un viol psychologique ou tout un groupe
accueille
l’esprit en question avec le nom de Jésus, Bouddha ou Mahomet
(leur fond de
commerce préféré) à la bouche sans cesse...
La pression du groupe étant incroyablement puissante et les
énergies qui sont
dégagées suffisent en général à
arrêter net toute velléité de penser par soi
même.
Ces tactiques de violence psychologique sont appliquées avec une
telle force
que la capacité de l’individu à faire des choix libres ou
qui lui ont été
inculqués s’inhibe. Les victimes deviennent incapables de
prendre les décisions
normales, sages ou équilibrées qu’elles auraient
très probablement ou du moins
en temps normal prises si elles n’avaient pas été
manipulées à leur insu par
ces procédés techniques coordonnés. L’effet
cumulé de ces procédés peut même
être une forme plus efficace d’intimidation que la douleur, la
torture, les
drogues ou l’utilisation de la force physique et de menaces physiques
et
légales.
Pour parvenir à abandonner ces religions, ces sectes, il nous
faut commencer
déjà, par reconnaître que nous sommes
inéluctablement conditionnés
culturellement, que l'existence humaine est synonyme de conditionnement
(avec
ces aspects positifs et négatifs);
Si nous n'avons pas peur de mourir, si nous n'avons pas peur de vivre,
si nous
savons peser le pour et le contre de chacun de nos actes du corps et de
l'esprit : ce que je fais en ce moment, peut-il être nuisible
à moi, à mon
prochain, à l'environnement ? Fort de cela personne ne pourra
nous faire peur en
brandissant des religions salvatrices ou des courants de pensées
révolutionnaires pour nos âmes de nègres soi-disant
perdues et impies.
En quoi la persuasion psychologique coercitive diffère-t-elle
d’autres formes
d’influences?
Les systèmes psychologiques coercitifs se distinguent d’un
apprentissage social
bénin ou de la persuasion pacifique par les conditions
spéciales dans
lesquelles ils sont menés. Ces conditions comprennent le type et
le nombre de
tactiques psychologiques utilisées, l’intensité de la
manipulation
interpersonnelle et environnementale, et la quantité de force
psychologique
coercitive n’a pas été si facile à percevoir et
à définir. La loi a pris de
vitesse les sciences physiques en autorisant la coercition à ne
pas
nécessairement impliquer la force physique. Elle a reconnu qu’un
individu
pouvait être menacé et contraint psychologiquement par ce
qu’il perçoit comme
étant dangereux, et non pas obligatoirement par ce qui est
dangereux.
Des menaces de pertes financières, d’ostracisme social et de
ridicule, entre
autres choses sont tous reconnus par la loi dans des contextes
variés comme
étant des forces psychologiques coercitives.
Pourquoi les systèmes psychologiques coercitifs sont-ils
nuisibles?
Les systèmes psychologiques coercitifs violent nos concepts les
plus
fondamentaux sur les droits élémentaires de l’homme. Ils
violent les droits de
l’individu qui ont été confirmés par de nombreuses
déclarations internationales
notamment la charte des Nations Unies adoptée par
l´ASSEMBLÉE générale dans la
résolution A (III) 217 du 10 décembre 1948.
En perturbant, intimidant et en réduisant au silence leurs
victimes, ceux à qui
profitent ces systèmes échappent aux dénonciations
et poursuites pour des actes
reconnus comme nuisibles et illégaux dans la plupart des pays
tels que fraude,
emprisonnement à tort, intimidation, servitude involontaire,
infliger
intentionnellement de la détresse émotionnelle, conduite
monstrueuse et autres
actes délictueux.
LE LOVE BOMBING
Le Love bombing (bombardement d'amour) est une
démonstration
délibérée et
maligne, organisée, d'une intense affection envers un individu.
C'est avant
tout une méthode de manipulation mentale qui vise à
rapprocher l'individu d'un
groupe. Le Love Bombing est considéré comme l'un des
éléments caractéristiques
d'une secte : c'est une affection feinte, qui serait utilisée
par de nombreuses
sectes, notamment aux États-Unis, comme les Enfants de Dieu
(Children of God).
Mais l’importation de ces mouvements en Afrique donne donc l’occasion
de toucher
un mot sur ces méthodes.
L'Église de l'Unification (The Unification Church), une autre
secte
états-unienne, utiliserait cette méthode depuis sa
création pour persuader les
possibles recrues de venir visiter leurs "camps". Il s'agirait ainsi
d'exploiter les faiblesses des gens; notamment les dépressifs ou
les gens qui
sortent d'une relation amoureuse chaotique. On parle souvent de
manipulation
mentale a propos de pratiques de "sectes" .Nous vivons dans un monde
ou les techniques de marketing ou de publicité cherchent aussi
constamment à
exploiter nos points faibles je reviendrais sur certaines de ces
pratiques
ultérieurement.
LE GOUROUTISME
Le gouroutisme (ou gourouisme) est l'utilisation
par un gourou, pris au sens particulier de chef ou propagandiste d'une
organisation ou école de pensée à tendance
dominatrice, notamment une secte, de
techniques de persuasion et éventuellement de coercition
s'appuyant sur les
faiblesses humaines et les travers collectifs, tant cognitifs
qu'émotionnels,
afin de recruter des adeptes et de s'assurer un pouvoir totalitaire sur
eux.
Malgré tout ; certaines études contestées au
profit des gouvernements abordent
le phénomène des gourous au sens de personnes se
présentant comme détenteurs
d'une vérité absolue qu'eux seuls détiennent
(grâce à une révélation, par
exemple) et qui leur permettent d'exercer un pouvoir totalitaire sur
les
membres de leur secte.
Ces études largement diffusées au sein des
administrations (police, justice,
éducation, jeunesse, etc.) dans un but préventif, parlent
de culte de la
personnalité dévorant, sacralisé; le gourou est vu
comme un usurpateur de
traditions anciennes, édictant les règles, codifiant la
violence, coupant sous
le prétexte de relier, au discours radical, diabolisant
l'extérieur, aux
aspirations inavouables ou indicibles, traducteur de l'impensable,
porteur du
refoulé collectif, dont l'image historique se change
subrepticement en une
image totalitaire, acceptant et encourageant l'imposture par
l'idolâtrie.
(Description inspirée de l'Introduction au guide de
l'éducateur face au
sectarisme contemporain, publiée en 2001 par le Premier ministre
et la Mission
Interministérielle de Lutte contre les Sectes (MILS)
remplacée par la
(MIVILUDES).
Des personnes soucieuses d'objectivité en matière de
spiritualité objectent que
cette manière de considérer,"en bloc",les gourous est
calomnieuse et
en dénoncent le caractère propagandiste, diabolisateur,
partial et intolérant,
en violation avec les articles 18 et 19 de la Déclaration
Universelle des Droits
de l'Homme et le principe de laïcité qui interdit à
l'État toute ingérence dans
le fait religieux. Toutefois, au niveau juridique, la Cour
européenne des
Droits de l'Homme n'a jamais donné droit aux requêtes
s'opposant aux
législations nationales protectrices des abus des groupes
présumés sectaires.
MANIPULATION DE MASSES
Pour ceux qui ont vécu en Afrique où qui ont
déjà voyagé en Afrique, ils ont
aisément remarqué que les billets de banques sont
floqués à l’effigie du
président de la république, les tissus pagnes sont
imprimés avec des slogans
déifiant les présidents de nos pays mis en service pour
servir l’occident, les
chants patriotiques sont entonnés à tue-tête par le
peuple pour louer le
bourreau en place. L’exacerbation des différences ethniques,
l’agitation de la
peur ou de la guerre sont d’autres moyens dont ils se servent en
copiant
l’occident ou alors en recevant comme ordres pour maintenir et
préserver les
intérêts de leurs maîtres occidentaux. La
majorité de nos dirigeants si pas tous
ont opté pour maintenir leur pouvoir de se servir des
méthodes de manipulation
de masse en se servant beaucoup de méthodes soviétiques.
Et la kyrielle
d’exemples ci-dessous sont assez illustratifs à ce sujet.
L’INFLUENCE DES MEDIA
Afin de distiller le poison dans au sein de la population ils se
servent
souvent des médias. On a l’habitude d’appeler la presse le "
quatrième
pouvoir ", les trois autres étant, bien entendu, le
législatif, l’exécutif
et le judiciaire. Mais, la presse, ou plus exactement les
médias, ne
constituent-ils pas plutôt le premier pouvoir, la clé de
l’action politique ?
Pourtant, ce pouvoir tellement influent est à peine
évoqué par les
constitutions de nos pays et encore moins par la loi ! Cette lacune
législative
constitue la brèche par où se sont infiltrées les
dictatures illégitimes,
exploiteuses, criminelles et rampantes qui nous gouverne.
En s’inspirant des modèles d’embrigadement de l’esprit l’usage
du pouvoir a été
sous nos latitudes de domestiquer, dresser, soumettre, tels sont les
(vieux)
objectifs que se fixent les grands médias de masse à
l’heure de la révolution
des nouvelles technologies. Des procédés plus efficaces
de manipulation des
esprits cherchent à réduire, dans des
sociétés démocratiques ou non, tout
esprit critique, toute velléité protestataire, tout
rêve de révolte. Le système
médiatique se transforme ainsi en véritable appareil
idéologique de la
mondialisation libérale.
Malgré les appels répétés à
l’éthique et à la déontologie, les médias
de masse
connaissent un nouvel âge du mensonge. Bidonnages et tromperies
se succèdent,
surtout en cas de conflit. Les tentatives de persuasion à l’aide
de faux
grossiers se multiplient. Du Rwanda au Venezuela, en passant par le
Kosovo et
le Proche-Orient, les exemples pullulent de médias
emportés par la haine et
acharnés à intoxiquer les esprits.
L’objectif premier des médias de masse est de massifier les
individus. Tandis
que la publicité nous donne l’illusion de la différence,
les informations ou
les divertissements travaillent à uniformiser la pensée.
Tous les moyens
médiatiques sont bons pour nous persuader que nous sommes
libres... dans les
limites de notre soumission.
Dictature mondialiste bien entendu : Léo Bogart ne
défendait-il pas déjà, en
1956, dans son livre " l’âge de la télévision "
l’idée selon laquelle
on assisterait sous l’influence de ce média à une
uniformisation de la culture
et à la disparition des cultures particulières.
D’autre part, l’émergence du neuromarketing dans la
sphère de la publicité tend
à comprendre les mécanismes de choix des consommateurs
afin d’avancer vers la
prédiction qui est toujours au centre de notre
société.
Il serait vérifié que la modification des comportements
passe par la
modification des perceptions. Qui d’autre que la presse et les
médias peuvent
massivement propager les perceptions d’un fait d’actualité ? La
croissance des
publications sur Internet, accessibles par des moteurs de recherche
comme
Google, modifie l’accès à la connaissance. Car la
pondération des valeurs
culturelles a disparu pour laisser la loi au nombre de lecteurs. Plus
une
information est lue et recommandée par d’autres lecteurs, plus
elle réputée.
Herbert Marcuse affirmait dans " l’homme unidimensionnel" (1964) que
les massmedias sont l’instrument d’une manipulation qui viserait
à rendre les
sociétés irrationnelles, totalement "
intégrées " et passives comme
elles ne l’ont jamais été. Les techniques de
communication standardisées sont,
selon lui, un boulevard pour la démagogie et la
médiocrité, privilégiant ce qui
unit aux dépens de ce qui divise. Ils diffuseraient une
néo-culture
soporifique, incitant plus à l’évasion qu’à
l’affrontement du réel.
Le Canadien Marshall McLuhan, franchit encore une étape
lorsqu’il lance sa
formule lapidaire " le message c’est le médium " : Ce qui
importe, ce
n’est pas le contenu du message, mais la façon dont il est
transmis. " Les
médias, depuis la presse à imprimer jusqu’à
l’ordinateur, conspirent pour
changer simultanément l’homme et la société ".
Selon Jacques Ellul, avec la dissolution des groupes primaires tels que
la
famille, il n’y a plus rien qui puisse faire écran entre les
moyens de
communication de masse et l’individu. De plus, selon lui, le
bien-être est
objectivement l’allié d’une propagande dont le support principal
est "
l’information ". La surinformation accroîtrait la
vulnérabilité des
individus à la propagande et aux idéologies en vogue.
Francis Balle résume : " les médias agissent à la
manière d’une drogue,
anesthésiante ou stimulante. ils sont capables de faire faire
n’importe quoi, à
n’importe qui, n’importe comment et n’importe quand. "
En fait, les principes d’une telle manipulation sont simples,
même s’il n’est
pas si aisé de les mettre en oeuvre.
L’être humain fonctionne de manière schématique
comme une mécanique. Toute
perception est analysée par le système nerveux ou le
cerveau, suivant des
" grilles d’interprétation ". Le résultat qui en ressort
détermine,
en fonction de divers critères, et notamment en comparant avec
des situations
semblables antérieures (l’expérience), s’il faut agir, et
quelle est la
réaction la plus adéquate. Celle-ci est, en
général, tout à fait prévisible
pour celui qui connaît parfaitement " la grille " de l’individu.
Cette dernière est, en effet, directement liée à
sa personnalité, son système
de valeurs, ses normes et motivations… subtil mélange de
physiologie et de
vécu.
En gros, à chaque stimulus correspond, pour un individu
donné, une réaction
type.
S’il s’avère complexe d’étudier un individu particulier
pour tenter de prévoir
son comportement (ce n’est en général " rentable ", pour
un
manipulateur, qu’en ce qui concerne les décideurs, politiques,
économiques ou
les leaders d’opinion), il est beaucoup plus aisé
d’étudier statistiquement une
population spécifique et les réactions de " l’opinion "
à une
information donnée.
Ce sera même d’autant plus aisé que l’on aura fait appel
aux émotions et aux
sentiments plutôt qu’au raisonnement. En la matière, on se
rapproche en fait de
l’arc réflexe, et la prévisibilité du comportement
devient très grande.
Il ne reste plus dès lors qu’à effectuer des choix
tactiques quant aux
informations qui seront diffusées, quant à la
manière dont elles seront
propagées et quant à la façon dont elles seront
commentées, de sorte que la
réaction de l’opinion publique soit celle que l’on attend. De
toutes les
façons, de telles décisions sont devenues une
nécessité matérielle, vu la
surabondance des informations disponibles. Les choix importants sont
opérés de
manière consciente et concertée dans le chef de certains
manipulateurs. Mais en
ce qui concerne la routine, la sélection est simplement le fruit
inconscient
des normes et valeurs diffusées dans le microcosme des
médias par ces mêmes
manipulateurs. Le " contrôle social " opéré dans le
petit monde des
médias mène inévitablement au conformisme et
à l’autocensure.
Les grandes agences de presse et les publicitaires sont des
éléments clés de la
manipulation de l’opinion. Les premières constituent un
oligopole de
l’information mondiale : elles trient l’information,
sélectionnent les
nouvelles sur lesquelles l’attention des opinions publiques sera
attirée et
n’hésitent pas à passer des faits essentiels sous
silence. La majorité des
médias africains puisent à cette source et ne
possèdent de toute évidence pas
la mainmise sur l’information qui peut être critique pour les
Noirs. Les
journalistes ne peuvent traiter le plus souvent que l'information qu'on
leur
fournit. La nécessité de "coller à
l'actualité" augmente encore
considérablement la possibilité de se faire manipuler.
Les publicitaires jouent, quant à eux, un rôle plus
important encore. La
publicité, en tant que telle représente, selon certaines
études, le facteur
principal de l’évolution des mœurs ! La publicité permet
notamment de faire
passer des messages implicites, qui n’ont rien de commercial. De plus,
les
publicitaires peuvent également influencer indirectement la
presse: ils
constituent souvent la première ressource de médias
perpétuellement en quête de
moyens financiers.
Cependant, comme le sociologue P.F. Lazarsfeld, l’a montré, on
assiste parfois
à des réactions de rejet : l’individu se rend compte de
la manipulation et
adopte un comportement contraire aux attentes du manipulateur. C’est le
but de
ce document inviter les patriotes à œuvrer pour la prise de
conscience de
manière à être conscient des tentatives de
contrôle de la conscience et à
savoir s’opposer. A mettre sur pied des structures de
déconstruction (en
s’aidant des outils du structuralisme) et d’information au sujet des
méthodes des
manipulateurs et de fait informer massivement les premiers
concernés que nous
sommes tous.
Malgré tout, la subtilité et l’adresse du manipulateur
consiste, dès lors, à
modifier progressivement les " grilles d’interprétation " des
individus qui composent l’opinion. Et cela se fait par la
répétition de
messages apparemment anodins, mais qui s’imprègnent
subrepticement dans le
subconscient des individus. Par exemple, le fait de placer
systématiquement, à
tous les niveaux le portrait du dictateur en place, cela amène
progressivement
la majorité des gens à considérer la
présence d’un tel individu comme une
nécessité absolue mais surtout comme étant
normale. Le cas d’Houphouët Boigny,
Mobutu, Bongo, Sassou, Senghor, Eyadema etc.
Un autre exemple patent, en représentant dans les
publicités la cellule famille
sous la forme du père, de la mère et d’un enfant,
l’opinion publique en arrive
à considérer qu’un seul enfant est la norme. Tandis que
la diffusion des séries
américaines ou occidentales bon marché par nos
télévisions transforment les
vestiges de la culture africaine et lui faisant adopter progressivement
les
valeurs américaines et occidentales conçues pour
être nos modèles. Le poison
est ingéré à petite dose et de manière
répétitive. Dallas, Dynastie, Hooker,
K2000, etc ont fait un malheur sous nos latitudes mais à quand
les séries
africaines comme drogue des autres peuples ?
En matière de médias, rien n’est innocent. Et le silence
moins que tout.
Dès lors, celui qui maîtrise bien les techniques de
manipulation de
l’information et qui en use avec circonspection, peut mener l’opinion
publique,
c’est-à-dire la majorité des citoyens à se
mobiliser dans un sens ou dans un
autre, en fonction de ses objectifs. Lorsque l’on sait qu’en "
démocratie
" les politiciens tournent casaque au gré de ce qu’ils croient
être
l’opinion, on ne peut qu’en conclure que celui qui tient les
rênes de
l’information et des médias dirige en fait la
société. Le " quatrième
pouvoir " est donc bien un terme impropre : en réalité,
il s’agit de la
clé de la puissance politique et du pouvoir réel.
Le Constituant ne s’est guère préoccupé des
médias. Il s’est borné à proclamer
pieusement la liberté de presse. Cet oubli, grave de
conséquences, a permis à
des poisons redoutables de se répandre. Du fait des
manipulations des médias,
l’idéal démocratique est, plus que jamais, devenu une
façade, un " village
Potemkine ".
2-INTERNET
L’INFLUENCE DU MARKETING
Beaucoup voient déjà dans ce titre un cours de marketing
mais malheureusement
pour eux car ce n’en est pas un. Si je me permets de parler de
marketing dans
les limites de mes connaissances c’est simplement pour tirer la
sonnette
d’alarme car les achats inconsidérés et inconscients
auxquels nous nous livrons
en Afrique pour participer à notre manière à la
société de consommation de
l’occident sont à bien des égards incongrus car nous ne
possédons pas
d’industries de retraitement des déchets.
Je me permets de vous inviter un instant à faire un peu de
marketing et
particulièrement du marketing dit sensoriel car il touche au 5
sens de l’homme.
Mais avant toute chose définissons avant tout ce qu’est le
marketing. Le
marketing ou mercatique est une discipline qui cherche à
déterminer des offres
de biens et services en fonction des attitudes des consommateurs et
à favoriser
leur commercialisation. Il comporte un ensemble de méthodes et
de moyens dont
dispose une organisation pour s'adapter aux publics auxquels elle
s'intéresse
et pour utiliser, susciter, des comportements favorables à la
réalisation de ses
propres objectifs.
Les techniques du marketing se fondent sur l’étude du
comportement du
consommateur. Il reprend ainsi souvent à son compte les
théories développées
dans d'autres disciplines, comme la psychologie cognitive, la
microéconomie,
l’éthologie (Science des mœurs et du comportement des animaux
dans leur milieu) <>
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