“Welcome to
ARTSCAPE 2006!”

À Baltimore
dans l’Ėtat du Maryland, au mois de juillet, le temps d’un week-end, se
tient
un festival culturel qui draine bons nombres de locaux et de visiteurs
qui
s’amassent le long de la Mount Royal Avenue (fermée
à la
circulation pour l’occasion). Cette année le festival s’est
tenu du 21 au 23
juillet.
Artscape est le festival estival favori de la région. Le nombre
de
participants qui vient grossir les rangs chaque année ne cesse
de croître et se
décompte en plusieurs centaines de milliers. Cet
évènement est très attendu, et
pour cause, il est entièrement gratuit. Mais ne vous y trompez
pas, la qualité
n’est pas négligée, et la palette culturelle offerte
dépassera toutes vos
attentes, tant la diversité est au rendez-vous. Pour ainsi dire,
le nom Artscape
n’a pas de signification propre en anglais. Je serais tentée de
dire qu’il y a
jeu de mot composé à partir de escape signifiant “s’échapper”
et du mot Art,
car Artscape est une véritable célébration des
Arts, tous les Arts ou ses
formes (120 d’après l’organisation) qui s’étendent
de la musique à la danse en
passant par le cinéma, le théâtre, la cuisine, la
mode, la sculpture, la
peinture, le chant…etc. La musique est sans conteste, l’un des
pôles d’attraction,
pour lequel quatre scènes de concert sont montées en
extérieur, pour accueillir
des artistes aussi bien régionaux, nationaux qu’internationaux.
Durant 3 jours,
les mélomanes devraient trouver matière à
satisfaire leur attente, entre une scène Soul,
une scène R&B, Jazz, Blues, Funk, Rock, Funk, Ska, Reggae,
Latin, Country,
….sans oublier l’Orchestre Symphonique de Baltimore d’excellence
internationale !
Ce festival
connaît un succès retentissant, car bien qu'en
étant gratuit, les différentes
scènes musicales ont vu évoluer des artistes de renoms,
tels que Ray Charles
(2001), Boys II Men (2003), Isaac Hayes (2004), Shaggy (2005), …etc...
Cette
année Common (artiste Hip-Hop) ou encore Goapele
(Néo-Soul) étaient présents. Le
public qui s'y rend est composite. Qui de Noirs ou de Blancs ou autres,
chacun
cherche à assouvir ses passions. Le temps que je m’arrête
à un concert de rock
alternative, je me fais happer par une foule en délire, presque
qu’exclusivement blanche, tandis qu’à l’autre bout de l’avenue
une marrée
humaine noire (sans mauvais jeu de mot !) se bouscule pour
écouter les
vibes de Goapele. J’étais venue presque exclusivement pour elle,
mais j’y ai
renoncé, la foule est trop compacte, et me suis rabattue sur une
longue visite
des stands également diversifiés entre
littérature, peinture et artisanat
d’art. Tout est à vendre si on adhère au principe que
“l’Art n’a pas de
prix. ”, bien entendu !
Il
est quasi
impossible de faire le tour du festival dans sa totalité. Le
succès était au
rendez-vous, malgré un épisode pluvieux. Cette
année, j'ai quand même pu savourer
un poulet boucané acheté dans une paillote tenue
par des Saintes-Luciens. Il en avait le
goût et c'est déjà cela.
Pour ma part,
je ne peux que juger positivement un évènement de cette
valeur. De part sa
gratuité, il aura eu de plus pour effet collatéral, de
brasser des groupes de
populations qui normalement ne rentrent pas ou peu en contact dans le
système
socio-économique de ce pays !
Cette année
Artscape fêtait sa 25 eme édition, cet
évènement populaire me semble être une
tradition depuis 1982, date de sa création. Le RDV est donc pris
pour le 20-22
juillet 2007.
Coco B.