Jazz

Deux
heures du matin, seule dans une pièce à demi
éclairée avec
pour compagnon deux ou trois notes de jazz dans la tête. Le blues
m’envahit et
je m’enterre dans un silence, mon silence. Ai-je renoncé
à moi-même, à mes
rêves ? Il faut croire que oui. Des sentiments noirs,
illégitimes
m’envahissent, faisant des ravages jusqu’à mon âme.
Vais-je supporter cet état
longtemps ? Être sans cesse absente de mon bonheur ?
Mais où est-il
ce bonheur ? Mort. Plus d’espoir, plus de rêves, plus
rien…le vide !
Je vibre
sur les notes de jazz qui m’emportent, virevoltent, me
transportent, mais mon chagrin est trop grand pour laisser la musique
apaiser
mon être. J’essaie de rassembler un souvenir qui ouvrira une
fenêtre sur mon
désarroi et me distrairait de l’instant qui m’oppresse,
m’étouffe, m’étrangle.
Mes larmes m’inondent, me noyant dans un océan amer. Un cri
sourd se heurte aux
murs de mes passions. Que dire ? Rien. Subir ? ….
Une
fenêtre semble s’ouvrir et
je m’y glisse sans effort, dans un sommeil réconfort
Gaelle
Linfide