« ARCHE
DE ZOÉ »
LE
MÉPRIS ET L’ARROGANCE COLONIALE DE
TOUJOURS !
A
force de diffuser des informations fallacieuses sur la
réalité au Darfour,
l’état français et les medias ont
créé les conditions pour que des associations
comme l’Arche de Zoé puissent faire des actes
illégaux. C’est en substance ce
que déclare Rony Brauman, ancien président de
Médecins sans Frontière.
Depuis
deux ou trois ans, les humanitaires occidentaux sont passés
à l’offensive sur
la question du Darfour. On se rappelle la grande messe qui a eu lieu
lors de la
campagne présidentielle française pour
dénoncer le « génocide de
trop » qui se produisait au Darfour. Alors,
puisqu’il faut sauver des
enfants pourquoi respecter la légalité !
Ces
circonstances peuvent elles être
considérées comme atténuantes quant
aux actes
de ce commando « humanitaire »
qui horripilent tout le monde sauf une
grande partie des européens et donc des français.
« C’est
délictueux, illégal, mais pas
criminel ». Il faut garder le sens des
proportions, précise Brauman.
Ce
qui est choquant, et les saloperies d’où
qu’elles viennent nous choqueront
toujours, c’est tout le battage orchestré en
France pour faire libérer au plus
vite les
« européens », qui ne
sauraient être jugés par une
institution judiciaire africaine.
Ainsi
donc enlever 103 enfants en faisant croire que ce sont des orphelins,
ce n’est
pas grave. Les déguiser en faux blessés avec des
faux pansements, leur bander
les yeux, ce n’est pas bien grave, ce sont des
petits nègres.
Changer
le nom de l’association, faire un ordre de mission bidon ce
n’est pas
très grave, on est en Afrique.
Et
nos grands journalistes, témoins objectifs, qui
n’ont rien vu et rien entendu
de tout cela, sont bien sûr innocents. Et comme la justice
tchadienne est la
plus rapide du monde, sa seigneurie, « Nicolas,
Paul, Stéphane
Sarközy de Nagy-Bocsa », en
un week-end, est arrivé à les faire
juger et libérer pour les ramener en France. Qui
a dit que la
« françafrique » est
morte ?
Ne parlons même pas
de ces militaires
si prompts à réprimer les opposants qui se sont
mis « innocemment »
au service de ces kidnappeurs. Il est vrai qu’ils ont
l’habitude de fermer les
yeux sur les agissements de ces mercenaires qui défendent
les intérêts français
en Afrique. Ce n’est vraiment pas grave, on
est dans le pré-carré
français !
Le pilote belge qui a
embarqué
les enfants n’a rien compris. C’est vrai
qu’il a un certain âge, 75 ans, mais
quand même. Etonnant que les organisateurs du rapt ait choisi
un tel pilote.
C’est sans doute pour l’aider à assouvir
un besoin de don ou de charité
humaine !
Français, belge,
espagnol,
tchadien…. Ca ressemble fort à une troupe de
légionnaires.
Et cette volonté de
vouloir
faire juger les Français chez eux. Quel humanisme !
Mais lorsqu’il s’agit
de militants politiques on les expédie loin de leurs pays et
de leurs parents
(Basques, Corses, …)
Et ces parents en mal
d’adoption qui défilent pour faire
libérer les gens de l’Arche de Zoé. On
peut
comprendre leur souffrance. Mais qu’on ne nous dise pas
qu’ils ne savaient pas.
Quand on paie pour adopter un enfant il y a quelque chose de
parfaitement
odieux et irresponsable !
Des assistantes sociales
travaillant dans les services d’adoption peuvent
témoigner. Des dizaines
d’enfants attendent une adoption en France. Mais ils ne
trouveront pas de
parents ceux là. Ils ne sont pas assez bien, il est plus
valorisant d’adopter
« une victime » qui vient de la
« vraie » Afrique
plutôt
qu’un fruit de l’immigration, de la
deuxième génération. C’est
plus charitable !
C’est vraiment
l’esprit raciste
et colonialiste d’une grande partie des journalistes, des
intellectuels et de
l’état français qui s’exprime
dans cette affaire, comme ce fut déjà le cas par
le passé. On se souvient des centaines d’enfants
réunionnais arrachés à leur
famille, à leur île natale pour être
envoyés dans La Creuse et la Lozère [1].
L’histoire de la
colonisation a
quelques exemples de ce genre de crime !
En 2007 le mépris
et
l’arrogance d’alors sont toujours
présents, bien vivaces et les criminels
viennent du même bord, les victimes aussi !
Pierre Papaya
[1]
De 1963 à 1982, ce sont 1 600 enfants qui se voient
arrachés de leur île
natale. La Creuse et la Lozère accueillent la
majorité d’entre eux,
conformément à l’ambition de Michel
Debré, le fidèle gaulliste, alors
préfet de
l’île de la Réunion. Collant aux
archives des institutions comme au témoignage
des enfants de l’exil, Ivan Jablonka décrypte les
contradictions d’une démarche
officielle et ses terribles conséquences.
« Plus élevé, en revanche, est
le nombre de mineurs qui présentent des symptômes
de dépression nerveuse.
Celle-ci frappe tout autant les pupilles placés en
institution que ceux vivant
dans une famille d’accueil »,
écrit l’historien. Ce dernier constate chez
beaucoup de ces enfants et adolescents une réelle
inadaptation à leur nouveau
cadre de vie. Certains se retrouvent dans des fermes
isolées, face à des
conditions de vie précaires. Il en est même qui
sont maltraités, esseulés face
au racisme et au mépris des accueillants. D’autres
pénètrent un environnement
rassurant et affectueux, très différent de leur
vie précédente. Mais chacun
d’entre eux souffrent de la distance avec leurs anciens amis,
leurs parents,
leurs frères et sœurs, loin d’un univers
maternel, celui de l’île et de ses
couleurs, de sa langue et de sa culture. Cette migration constitue donc
bien
une épreuve.
source
Affaire arche de zoé les nouveaux négriers : Voir