NON
à la Constitution européenne
maquillée :
EXIGEONS
LA TENUE D’UN REFERENDUM POPULAIRE !
Faire ratifier le
nouveau traité européen par les
Assemblées, et cela dès le mois de
décembre,
tel est le projet de Nicolas Sarkozy. Le Président veut
aller vite et priver le
peuple français du droit élémentaire
de décider souverainement de son avenir.
Son clan prétend que le vote majoritaire qui l’a
élu en mai tient lieu de
referendum ! Comme si les électeurs lui avaient
donné un blanc-seing sur
un texte qui n’était pas, alors,
rédigé et donc inconnu ! En fait, les
commentateurs politiques doivent reconnaître que le refus de
donner la parole
au peuple est motivé par la « prudence »,
c’est-à-dire la
crainte d’un nouveau scrutin de rejet. Une fois suffit,
considère l’oligarchie
qui accapare le pouvoir et qui est hostile à une France libre
La propagande
officielle, relayée par les médias, presque tous
aux mains de la finance
mondialisée, avance un second argument : cette
fois, il ne s’agit plus de
constitution. L’accord signé à Lisbonne
par les dirigeants des 27 Etats de
l’Union européenne ne serait plus qu’un
‘mini traité’,
‘simplifié’
par surcroît (le texte compte 256 pages …), qui ne
porterait que sur son
organisation administrative. Ses symboles, tels le drapeau
étoilé et son hymne,
ont disparu. Pour rassurer davantage, on prétend
mensongèrement que la
référence au «marché
libre et non faussé » est
passée à la trappe.
Cette mise en scène vise à
désintéresser les citoyens et à semer
la
confusion : ‘Circulez, il n’y a
rien à voir !’.
La
vérité est autre.
Tous les gouvernements fédéralistes et
tous ceux qui refusent la
souveraineté populaire et qui avaient encensé le
projet de constitution
(Giscard d’Estaing, en tête), se
déclarent plus que satisfaits du texte
élaboré
à Lisbonne. Ils ne cachent pas qu’ils y voient une
revanche aux Non français et
néerlandais de 2005. De leur point de vue, ils ont
raison. Tous les
traités signés depuis Maastricht, ceux
d’Amsterdam, de Barcelone, de Lisbonne
déjà, demeurent la pierre angulaire de la
politique économique et anti-sociale
de l’Union européenne . Le
« marché libre »,
« la
concurrence » à tout va, la
réduction du coût du travail et toute
l’idéologie néo-libérale
restent le fondement du nouveau traité, véritable
constitution européenne en contrebande. Tous les peuples
d’Europe en font les
frais : la pauvreté, la misère
même, gagnent chaque année du terrain.
L’accord de Lisbonne permettrait, s’il
était appliqué, d’accentuer le
processus : par une centralisation accrue (un
Président de l’Union qui
parlerait au nom de tous), et un système de vote majoritaire
au sein des
instances qui serait imposé aux nations
récalcitrantes.
Ainsi, le Pouvoir en
France, chaque jour plus autoritaire, voudrait priver les citoyens de
leur
droit imprescriptible de décider de leur avenir. Le
Comité Valmy, estime
qu’il est de
l’intérêt du peuple de France
d’ imposer sa consultation par
un nouveau referendum.
La voie
parlementaire dans ce cas précis, c’est le moyen
par excellence de museler la voix
des Français.
La majorité
automatique acquise, par la manipulation des Français, au
parti du Président,
tant à l’Assemblée nationale
qu’au Sénat, fausse toute
représentativité réelle
de notre peuple.
Forces
républicaines et progressistes,
Français fidèles à la
souveraineté populaire et nationale, unissons
nous pour exiger un
referendum !
Appel du Comité Valmy.
Paris le 21.10.2007