L'Iran "a arrêté son programme d'armes nucléaires",
selon le renseignement américain.

La Maison
Blanche a appelé, lundi 3 décembre, les grandes
puissances à
"accroître la pression"
sur l'Iran en dépit des récentes estimations des services
de
renseignement américains qui minimisent la volonté des
Iraniens à se doter de l'arme nucléaire.
Selon un document émanant de seize services de
renseignement américains, "à l'automne 2003,
Téhéran a arrêté son programme d'armes
nucléaires". En conséquence, ces services secrets
estiment que l'Iran "est moins déterminé à
développer des armes nucléaires" que ne l'a
affirmé le gouvernement Bush au cours des dernières
années.
Cependant, dans ce rapport, les services de
renseignement américains estiment "avec
un degré de confiance allant de modéré à
élevé que Téhéran garde au
moins ouverte l'option de développer des armes nucléaires".
Au
regard de la quantité d'uranium enrichi dont disposerait l'Iran,
la
République islamique ne serait pas en mesure de se doter d'une
bombe
atomique d'ici 2010 voire 2015, croient savoir les agents
américains.
L'IRAN PRÊT À "TOUTE
ÉVENTUALITÉ"
Dans
ce bras de fer qui l'oppose à la communauté
internationale, le
président iranien Mahmoud Ahmadinejad a de son côté
affirmé, lundi à
Doha, que le dossier du programme nucléaire iranien était
"clos". Son pays est prêt à "toute
éventualité",
a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse, dans le
cadre du sommet
du Conseil de coopération du Golfe, auquel participe pour la
première fois un chef d'Etat iranien.
Selon M. Ahmadinejad,
"les déclarations et les inspections de
l'AIEA ont prouvé que l'Iran avançait sur la voie
légale" du développement de son programme
nucléaire. A ce propos, il a souligné qu'il avait
"été
prouvé que la position de l'Iran était légale et
juste". Ainsi,
"nous ne ressentons absolument pas de menaces"
relatives au programme nucléaire de la République
islamique d'Iran, a-t-il ajouté.