COUPE DU
MONDE DE
RUGBY : JEAN-MARIE LE PEN ET ALAIN FINKIELKRAUT
SILENCIEUX !
Raphaël
Confiant
La Coupe
du monde de rugby vient donc de s’achever sur la victoire
écrasante des
Springboks, l’équipe nationale d’Afrique
du Sud. Ce sport que,
feu mon père,
fan de football, appelait avec humour « konba
bef », semble avoir gagné ses
lettres de noblesse
tant les matches
furent intenses et parfois magnifiques. En fait, il semble que le rugby
n’est
supportable, regardable plus exactement, qu’à
très haut
niveau. Autrement, il a
l’air, c’est vrai, d’un
« combat de bœufs ».
Alors qu’à l’inverse, un
match de foot moyen est quand même regardable. Mais mon
propos
n’est pas ici de
disserter sur le sport ni de comparer «le sport de voyous
pratiqué par des
gentlemen » (le rugby) avec « le
sport de
gentlemen pratiqué par des
voyous » (le football). Mon propos est politique.
Eh
oui, on n’a entendu
ni Jean-Marie Le Pen ni Alain Fienkielkraut, comme c’est
curieux !
Pourquoi
me direz-vous ces deux éminentes personnalités
devraient-elles s’intéresser ou
faire des commentaires sportifs alors que le premier est tout entier
occupé à
sauver ce qui reste du Front National (les trois-quarts de ce parti
ayant
rejoint l’UMP) tandis que le second se fait comme un devoir
de nous
délivrer
hebdomadairement ses profondes cogitations philosophiques sur
« France-Culture » ou dans
quelque organe de
presse de la
Gauche-caviar ? Eh ben, les amis, parce que Le Pen
s’était
un jour
écrié :
« Quand
je regarde
la soi-disant équipe de France de football, j’ai
l’impression de
voir la
sélection nationale du Congo ! »
Et le
second, Alain Finkielkraut avait renchéri dans le quotidien
israélien
« Haaretz » en disant :
« L’équipe
de France
de football n’est composé que de Noirs.
L’Europe entière
rit de
nous ! »
Sur le
constat, les deux bougres ont parfaitement raison : sur les 11
joueurs qui
composent une équipe de foot, il y en a au moins 8 ou 9
(surtout
Guadeloupéens)
qui sont noirs (chose qui fait la fierté de M. Victorin
Lurel)
quand la
sélection française joue. Entre
parenthèses, cette
histoire d’équipe
« Black-Blanc-Beur »
fabriquée par les
droits-de-lhommistes
hypocrites était une pure foutaise. Il n’y avait
qu’un Beur et
un seul dans
l’équipe de France. Zidane était
l’Arabe qui cachait la
forêt (noire). Donc,
oui, c’est vrai, les Noirs constituent une
écrasante
majorité dans la sélection
gauloise et qu’un Gaulois puisse s’en
étonner ne m’étonne
pas. C’est normal.
Revenons au
rugby et à la Coupe du Monde qui vient de
s’achever ! Tout le monde a pu le voir à
la
télé, même ceux qui
d’habitude
regardent les retransmissions sportives deux minutes avant de
zapper :
l’écrasante majorité des joueurs de la
sélection
sud-africaine sont des Blancs.
Plus d’une décennie après la fin de
l’apartheid, on a
comme l’impression de
revoir les matches des Springboks de l’époque de
Voerster, ces
dirigeants
néo-nazis de l’ancienne Afrique du
Sud !!! Pourtant,
ça ne m’a pas gêné.
Et je suppose que ça n’a gêné
aucun Noir vivant
à travers le vaste monde ni
aucun Sud-Africain noir. En tout cas, je n’ai entendu ni lu
aucune
allusion ni
aucun sous-entendu à ce sujet.
Et
c’est là
qu’il faut revenir à Le Pen et à
Finkielkraut :
Pourquoi
poussent-ils les hauts cris quand l’équipe de
France de foot
est majoritairement composée de Noirs alors qu’ils
ferment
soigneusement leur
gueule quand l’équipe d’Afrique du Sud
est majoritairement
composée de
Blancs ?
Oui,
pourquoi ? Pourquoi ce retentissant silence ?
La
réponse
à cette question n’est pas difficile : Le
Pen
et Finkielkraut sont des euro-suprémacistes, des
Blanco-impérialistes. Ils
trouvent parfaitement normal que la sélection sportive
d’un pays
africain soit
majoritairement composée de descendants
d’Européens alors
qu’ils s’indignent
quand la sélection sportive d’un pays
européen est
majoritairement composée de
descendants d’Africains !!!
Pour Le Pen,
c’est pas
trop grave. C’est un type fini. Son
parti est ruiné. Obligé de vendre son
siège
parisien. Désormais, les idées
d’extrême-droite (cf. les test ADN) se sont
réfugiées à l’UMP. Ou
plutôt
constituent la branche extrémiste de ce parti. Ce qui est
grave,
par contre,
c’est le cas Finkielkraut. Ce monsieur est un philosophe, un
universitaire, un
chroniqueur radio, un collaborateur de la presse écrite. Lui
et
ses comparses
(du genre André Glucskman) tiennent le haut du
pavé au
sein de l’intelligentsia
française. Ils sont loin d’être finis.
Ils vont continuer
à nous pourrir la vie
pendant encore longtemps.
Et
c’est ainsi que dans
un livre d’entretiens croisés avec Rony
Brauman, sous la houlette d’Isabelle Levy, monsieur
Finkielkraut s’est
permis
de me traiter de « Louis Farakhan
francophone » !!! Comme
diabolisation, on ne fait pas mieux. Pour ceux qui
l’ignoreraient,
Farakhan est
le leader des Black Muslims (Musulmans
noirs), mouvement noir américain ultra-radical.
Hélas
pour Finkielkraut, je ne
suis ni musulman ni Noir américain ni Arabe. Ni
extrémiste non plus. Si je
l’étais, l’Etat français
m’aurait déjà mis
hors d’état de nuire depuis
longtemps. Je suis un révolté, ce qui
n’est pas du tout
pareil. Révolté par la
duplicité occidentale, par le mépris occidental
pour les
autres peuple, y
compris chez les gens du de Gauche. Exemple : le sort
d’1 seule
Ingrid
Bétancourt ou de 6 infirmières bulgares vaut
mieux que
celui de 50 civils
irakiens innocents écrasés sous un bombardement
américain aveugle. On va nous
bassiner à longueur de medias sur la
« souffrance » des premiers
alors que celle des seconds ne fera que deux lignes de
dépêche d’agence ou une
minute de journal télévisé. Je
suis
écoeuré par la
« profitation » du
pouvoir français en Martinique, par
le fait qu’après nous avoir tenus en esclavage
pendant deux
siècles, ils nous
ont transformés en indigènes taillables et
corvéables à merci pendant le siècle
suivant, pour, à compter de 1946, nous transformer enfin en
« mendiants
arrogants » selon l’expression
d’Aimé Césaire.
« Profitation »,
pour les lecteurs non créolophones, signifie
« abus »,
« scélératesse »,
« ignominie »,
« lâcheté ».
Car,
que
peut un
minuscule pays de 380.000 habitants contre un grand pays de 63 millions
d’habitants qui est, en outre, la 5è puissance
économique
mondiale ?
Mais,
bon…Laissons tomber. Et n’oublions surtout pas
cette phrase de M.
Sarkozy :
« Alain
Finkielkraut fait partie de ces intellectuels qui
honore la France ! »