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La
Martinique dans la mondialisation.
Il
est beaucoup
question de cette démarche depuis quelques
bonnes années. Les nations impérialistes
s'associent à la compétitivité pour
s'enrichir. La Martinique encore sous tutelle entre de fait dans la
cour des
grands. On ne parle que de ça dans la colonie, on consomme
à la vitesse grand V
et on enrichit les producteurs et les exploiteurs de la mondialisation.
Echanges seulement produits contre argent.
"Produi ka
antré kon sa ka ékri-a, lajan ka pati kon sa
ka ékri-a."
Chez nous
les déchets s'entassent par millions de
tonnes. C'est depuis cette démarche que nous sommes mis au
moulin. Nous nous
sommes mis et nous participons à la
mondialisation sans même pouvoir
être responsables de nos affaires, voire
prendre des décisions allant à
l'intérêt supérieur du pays. Notre
niveau de vie
est si élevé que nous ne sommes pas du tout
compétitifs. Nous allons sortir en
miette, désintégrés comme du
manioc rapé. On fait déjà de
nous de la
farine...
Le culte de la
non-existence en tant que pays fait que
l'on nous dit : ici, c'est France.
Mon adresse
est depuis quelque temps : Le Marin - 97290 - FRANCE. Idem sur mes
pièces
d'identité. Les effets de la mondialisation se ressentent
déjà sur nos
descendants. Certains sont aspirés par ce mouvement.
Certains qui ne
peuvent plus dans la colonie, vont
s'installer dans des pays souverains et mondialistes.
Nous tenons
bon dans la tempête à bord d'un canot de
sauvetage ; eux, ils vont s'égarer et perdre leur
pays. Nos enfants et
petits-enfants ne pourront pas assumer toutes les charges que leur
impose la
métropole souveraine.
Beaucoup de
parents pleurent déjà. "Péyi-a
ka pati
anba pié nou." Enlevons le pays dans
et ankayage départemental.
Prenons nos affaires en main. Faisons ensuite comme Robinson
Crusoë. Au moins
celui s'est trouvé dans l'obligation de le faire pour sa
survie. C'est notre
seule échappatoire pour que la Martinique retombe aux mains
de nos héritiers.
Un autre monde
est possible pour nous.
"Sonjé
man té di sa."
Léis
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