Actualités   Forum   Liens Annuaire Boutique    Contact

deux coeursDans la Rome antique, le mois de février, dernier mois de l’année romaine était le moment où la population expiait les offenses faites aux dieux et se libérait des miasmes de l’année qui se terminait.  C'était des cérémonies rituelles  en l'honneur d'un ou de plusieurs dieux, mais pour les Lupercales se déroulant le 15 février c'est Lupercus, Faunus, Pan qui était honoré : Lupercus Faunus, un dieu à l'origine de la fête.
Toutes ces fêtes ont traversé les millénaires et données lieu à notre carnaval, à la chandeleur et aussi à la fête des amoureux, c’est à dire la saint Valentin, qui est issue : Les lupercales la fête populaire.
Les Lupercales, fête romaine dédiée à la fécondité, est bien plus ancienne que nous ne pouvons l’imaginer, il est admis que : Les lupercales une origine pélasgique ?

ange de la saint valentin

Lors des lupercales où officiaient les Luparques, des prêtres formant un collège sacerdotal, descendant des familles fondatrices de Rome. Ces nobles de hautes lignée présidaient au culte nu : Les Lupercales la fête où les prêtres donnent de leur corps.

Lors des  lupercales, les Romains rendaient un culte à la nature, la fertilité, à la fécondité et les dieux honorés sont de très vieilles divinités qui au fil du temps furent combattu par l’Eglise : Les lupercales, quand le soleil rencontre la lune
Qui était saint Valentin, l'article se propose de nous faire remonter l’histoire jusqu’à Sumer afin de traquer  saint Valentin, car ii n’est peut-être pas celui que l’on croie. : Le premier homme du nom de Valentin.
mon amourLes dictons, un condensé de savoir et de connaissances glanés au fil des millénaires par une population qui se transmettait sous cette forme ses représentations de l'univers, de son milieu, de la nature. On peut les qualifier d’empirique,  de superstitions leur explication du monde,  toutefois c’est ce mode de transmission  qui a permis à l’humanité d’évoluer. La science en tant que telle, ne voit le jour qu’à la fin du 19 e siècle, et les historiens des sciences et techniques ajouteront c’est une idéologie  qui vise à remplacer la religion : Quelques dictons de la Saint Valentin.
La vertu de saint Valentin, prêtre, était si éclatante, et sa réputation si grande dans la ville de Rome, qu'elle vint à la connaissance de l'empereur Claude II : La Saint Valentin au 19 e siècle
Ouvert à tout vent, les Antilles se font le réceptacle de tout et de n’importe quoi : La Saint Valentin aux  Antilles
rose rougeUn clin d’œil de la Guadeloupe, un bonjour de l'archipel,  Parolier du Dru salue la Saint Valentin par un écho pays, nostalgie du Temps des surettes... 

A celles nombreuses il faut le dire qui museront à la St Valentin en solo, Parolier dédie : Fanm ki pa trapé nonm

Ah l’amour ! Un conte créole des années 40 qui reflète la psychologie des Antillais. Le temps passe et nous restons comme figés dans des postures héritées d’un passé servile… Pas ni rumède contre lan mou !

"L’amour, ce sentiment si beau à vivre, à imaginer, à souhaiter ou même à rêver. C’est un royaume où il n’y a ni roi, ni couronne, ni esclave, ni chaînes." Dit-il ! L'amour n'échappe pas aux conflits, ni  aux contingences du vécu : La Saint Valentin en quatre langues

Un Pan à Capendu : Découverte  d’une statue de Pan  dans la région de Carcassonne : par Yves Laurent
pyepimanla le magazine antillais

Les lupercales, quand le soleil rencontre la lune

venus pan

Lors des lupercales, une fête en l’honneur  des dieux solaires Pan, Lupercus, Faunus, Inuus (dieu sabin fécondateur des troupeaux et des hommes, qui   se rapproche de Pan Lycaeus)  au mois de février, dernier  mois de l’année romaine, un mois consacré aux expiations et où le peuple se purifiait par l’eau lustrale.

Outre, les pratiques de flagellation censées être fécondatrices, le 14 février, jour de notre saint Valentin, les Romains organisaient une loterie : des jeunes filles inscrivaient leur nom sur un parchemin  qu’elles déposaient ensuite dans une jarre et les garçons tiraient au sort le nom de la jeune fille, qui restait avec lui tout le temps que durait le banquet.  Cette « tradition » était placée sous la protection de la déesse Junon[1]. Une déesse complexe n’ayant pas d’équivalent dans la Grèce antique, bien que ce soit à l’origine une déesse pélasgique.

A tort, on l’amalgame avec Héra et à tort on  en fait l’épouse de Jupiter, Junon se  confond avec un grand nombre de déesses et autant de fonctions, il suffit de lui ajouter un attribut.

Par ailleurs, beaucoup l'identifie à ce mois, février serait son mois (Junon) Fébrua, Fébruus, Fébrualis, Frébrulis, Fébruata, mais comme nous l’avons indiqué  dans le dossier spécial carnaval, l’origine de ce mois est à mettre en  rapport avec  les dieux des Enfers.  

Le 14 février, c’est Junon la déesse-Reine, du mariage, de la fécondité, de l’accouchement  qui présidait à la grande loterie amoureuse. Elle était pleinement associée aux lupercales, la peau de chèvre dont les luperques se servaient pour couvrir les femmes afin de les purifier,  se nommait le manteau de Junon. Dans les Fastes  Ovide explique : « les Luperques les frappaient avec des lanières provenant de la peau d'un bouc offert en sacrifice, sur l'injonction de Junon Lucina, vénérée comme favorable aux accouchements. »

Junon Lucine s’apparente à la lune (celle par qui on vient à la lumière, déesse de la naissance, déesse de la vie) elle correspond à la déesse égyptienne Seven, Sovan, Soaven –Ilhya[2],  et le rapport entre les lupercales et cette déesse lunaire, dans les notes du dictionnaire….  « est prouvé par une médaille représentant Junon Lucine qui d’une main tient la haste et de l’autre le fouet des Luperques. »

Ainsi est reconstitué le couple divin : le dieu solaire Pan, Lupercus…  et la déesse lunaire Lucine à l’instar du dieu bélier Banebdjedet protecteur de Mendès et la déesse poisson Hatméhyt. 

Le rapport de Junon  Lucine  avec les lupercales est bien plus complexe qu’il n’y paraît, c’est une déesse prophétique, comme Lupercus et : « On consulte Junon-Lucine dans un bois de l'Esquilin. " Mères du Latium, qu'un bouc velu vous féconde", répond l'oracle, heureusement interprété par un augure. Il immole un bouc, fait un fouet de la peau de la victime, et les femmes, dociles, à l'ordre de Lucine, viennent s'offrir à ses coups. Elles sont ainsi rendues mères. La substitution fait honneur à la sophistique latine, mais elle ne peut tromper; il s'agit à l'origine de déguisés carnavalesques en boucs-loups (luperques) qui fécondaient les femmes.[3] »

le loup hurle à la lune

Les deux cultes, lunaire et solaire sont intégrés en un. L’auteur de l’extrait précise que ce sont des boucs-loups qui fécondaient les femmes, c’est une évolution mais en Egypte, Hérodote écrit : « Il arriva, pendant que j’étais en Égypte, une chose étonnante dans le nome mendésien : un bouc eut publiquement commerce avec une femme, et cette aventure fut connue de tout le monde. » Qu’un bouc velu vous féconde pouvait  être interprété littéralement. Et nous pouvons lire dans les notes d’Ovide de Charles Louis Fleury Panckouke : « Les femmes de Mendès en Egypte allaient visiter le bouc sacré afin d attirer sur elles ses fécondes influences Les femmes chez les Juifs étaient aussi fort attachées au culte du bouc Les Saintes Écritures elles-mêmes leur font le reproche de forniquer avec cet animal. Tous les auteurs de l'antiquité déposent de ce culte sale et révoltant. Il passa sans doute en Etrurie et de là dans le Latium C'est ce qui aura donné lieu à la tradition de l’oracle de Junon et à l’interprétation de l’augure étrusque… »

Il n’est pas exclu que les femmes se faisaient couvrir par les boucs lors de ces fêtes à la fécondité. Et nous voyons se dessiner cette image où lors d’une messe noire, Satan, le diable se manifeste à ses adorateurs sous la forme d’un bouc, à qui on offre une vierge.

Nous comprenons mieux pourquoi l’Eglise s’offusquait de ces cultes  païens et les a finalement relégués  au rang des pratiques démoniaques.

Quoi qu’il en soit, les messes noires et certaines cérémonies rendues à la lune ne sont que les survivances de ces rites anciens.

 Evariste Zephyrin


[1] Son nom, Junon, vient d'une racine indo-européenne exprimant la force vitale, que l'on retrouve dans juvenis l'homme jeune, à l'apogée de sa vigueur.

[2] La gisante est soutenue et servie par diverses déesses du premier ordre: l'accoucheuse divine tire l'enfant du sein de la mère; la nourrice divine tend les mains pour le recevoir, assistée d'une berceuse. Le père de tous les dieux, Ammon (Ammon-Ra), assiste au travail, accompagné de la déesse Soven, l'Ilithya, la Lucine égyptienne, protectrice des accouchements : source



Pyepimanla le magazine  antillais d'informations recence l'actualité de la saint Valentin dans le monde

chat

Mille baisers

Il est écrit que nous devons signer d’un X  à la place de notre nom ou prénom  nos cartes de la saint Valentin, car il semblerait que nous ayons hérité d’une coutume remontant au moyen-âge, a cette époque  peu nombreux les lettrés alors les individus signaient les documents officiels d’un X, puis le signataire posait un baiser « afin de prouver sa sincérité ».

Le choix du X reflète la mentalité de l’époque : « premièrement le X représentait le croix qui était le symbole de Saint André et les gens prêtaient souvent serment au nom d’un saint. Plus tard, le X est entré dans l'alphabet anglais et n'a plus été considéré comme le symbole d'une croix.  Et la deuxième possibilité est le fait que les gens portaient serment au nom du Christ. C'est-à-dire que le X est aussi une lettre de l'alphabet grec qui était autrefois utilisée pour représenter le nom Christ. (d’où en anglais , on emploie x-mas pour remplacer christmas. »

XXX

Aux Etats-Unis : Saint-Valentin: la jalousie n'est pas loin
Au Canada : Mondialisation : Saint-Valentin : au-delà de la fête…
Au Japon : Pour la Saint-Valentin, un pèlerinage de l'amour au pied du Fuji 
En Chine :
La Saint Valentin chinoise
En Inde : « la saint Valentin en vrai »
En Inde  : Après l'informatique, Bangalore se rêve en capitale mondiale de la rose
Au Cambodge : Saint-Valentin: véritable fête ou simple pastiche ?
En Iran :
Bons baisers de Téhéran
Au Mali  : Saint Valentin: Ah, l'amour !
Au GabonLa Saint Valentin, on est pour ou on est contre.
Au Sénégal : saint Valentin aujourd’hui : Les folies de l’amour
 
Au Maroc : saint-Valentin est-il chrétien? Ou quand les Arabes cultivaient l’art d’aimer…
En Arabie : La Saint-Valentin gagne du terrain dans les pays du Golfe
Saint Valentin :
Société: Les origines de la Saint Valentin
Saint Valentin :
La saint Valentin mode d’emploi
Saint-Valentin : Pimentez votre Saint-Valentin
Saint-Valentin : nos trucs pour attiser ou tuer l'amour

ballons et baisers
Pepimanla le Magazine Antillais souhaite à tous ses Pyétons, à tous les amoureux et a toutes les amoureuses une bonne saint Valentin